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Monthly Archives: juin 2019

Manger pour le climat plutôt que marcher pour le climat

Je n’ai rien contre la marche pour le climat. Surtout quand elle est organisée par des lycéens.

Je trouve ça éminemment respectable. Et rassurant de voir ces jeunes se mobiliser pour exhorter les politiques à agir.

Mais ça ne sert à rien.

C’est comme marcher contre l’injustice.

Entendons-nous bien : je ne me moque pas.  Nous avons détruit la forêt amazonienne en moins de 30 ans, une ile de plastique équivalente à deux fois la taille du Texas flotte à la surface du Pacifique, nos générations n’ont pas de quoi être fières, franchement…

Je dis juste que pour protéger l’environnement, exhorter les politiques à agir ne sert à rien.

La principale action est entre nos mains.

Ce n’est pas contre l’État, les multinationales qu’il faut se rebeller mais c’est d’abord contre nous. Contre nos choix alimentaires.

Plutôt que de marcher pour le climat, il faut manger pour le climat.

La principale façon de préserver l’environnement – et de loin- est de devenir vegan.

Nous n’avons jamais consommé autant de viande qu’aujourd’hui : 323 millions de tonnes en 2017 selon la FAO [1] . Deux fois plus que nos grands-parents. Trois fois plus que nos arrières grands-parents. [2] Cette consommation a quadruplé en 50 ans.

Chaque année, 63 milliards d’animaux sont tués pour nous sustenter. Ça fait 2000 par secondes.

64 000 sont donc morts depuis que vous avez commencé à lire cet article.

Les bestiaux rotent. Ils pètent. Défèquent. Consomment des céréales. Sont transportés par la route. Vivants ou morts.

Tout cela n’est pas sans conséquences pour l’environnement.

Leurs pets propulsent du méthane dans l’atmosphère. Les engrais chimiques dégagent de l’azote, la production de nourriture et les transports émettent du gaz carbonique…

Au total, l’élevage émet 7 milliards de tonnes de CO2 par an, soit plus que la France et les États-Unis réunis.

Selon le dernier rapport de la FAO, publié en 2013, l’élevage est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effets de serre.

Émission de gaz à effets de serre veut dire réchauffement climatique, qui est considéré comme la plus grande menace mondiale pour la santé publique au 21ème siècle [3]

Selon le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), l’élevage pollue davantage que toute l’industrie des transports [4].

Tous les transports, vous vous rendez compte ?

14,5%, c’est déjà énorme.  

Mais ce chiffre serait faux. En réalité, il serait de 51%.

Oui, 51%.

C’est un expert, Jérémie Mercier qui le souligne. C’est lui qui m’a ouvert les yeux sur les ravages causés par l’élevage sur l’environnement

Un homme ultra légitime en matière de santé et d’alimentation.

Jérémie Mercier sait de quoi il parle. Il est normalien, docteur en recherches environnementales, conférencier. Mais aussi et surtout, il est un coach réputé en nutrition et en santé naturelle.

Jérémy a eu un déclic il y a une dizaine d’années lorsqu’il s’est rendu compte à quel point des aliments qu’il pensait sain, minait sa santé. Il a depuis aidé des centaines de personnes à changer leur alimentation et ce changement nutritionnel a eu des résultats concrets sur leur santé – ces personnes témoignent sur son site.

Une alimentation largement végétale fait partie des recommandations de Jérémie. Vous pouvez d’ailleurs télécharger gratuitement ici un de ses ebooks

Jérémie Mercier a repéré ce chiffre de 51% pour la première fois en 2009 dans un rapport établi par Jeff Anhang et Robert Goodland, deux conseillers environnementaux de la banque mondiale [5].

« Il a été peu repris par les médias car non validé par la « communauté scientifique », explique Jérémie Mercier. Pourtant, souligne-t-il, « la méthodologie de Anhang et Goodland est plus complète, factuelle et intelligente que celle de la FAO ».

Mercier souligne que Olivier De Shutter, rapporteur spécial des Nations unies pour l’alimentation a d’ailleurs repris ce chiffre dérangeant dans son rapport de fin de mandat lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en janvier 2014. « Il est vrai, souligne Mercier, qu’il pouvait alors se lâcher complétement alors qu’il retrouvait sa liberté d’expression totale en quittant les Nations Unies ».

Mais l’élevage n’est pas seulement responsable des émissions de gaz à effet de serre, il est la cause la plus importante des dégâts environnementaux 

Un rapport de la fondation RISE [6] (Rural Investment Support for Europ) a préconisé en 2018 de diviser par deux la production de viande et de produits laitiers dans l’union européenne d’ici 2050 afin de préserver l’environnement.

Le professeur Allan Buckwell, co-auteur de ce rapport, déclare « Il faut des signaux forts de la part des politiques pour dés-inciter à la consommation de produits d’élevage nocifs pour la santé et l’environnement ».

Avez-vous entendu les politiques parler de cela ?

 De la pollution causée par le diesel oui mais de la pollution causée par l’élevage, non ?

L’élevage est aujourd’hui la principale cause des dégâts environnementaux dans le monde.

  • Il entraîne la désertification et la déforestation

Plus de ¾ des terres agricoles de la planète sont dévolues au bétail, à la fois pour le faire paître et produire sa nourriture (essentiellement des céréales et du soja).

Selon la FAO, les élevages sont responsables de 70% de la déforestation. Selon Greenpeace, l’élevage bovin est même la cause directe de la destruction de 80% de la forêt amazonienne.[7]

Pour nourrir ces animaux qu’à notre tour nous mangeons, nous coupons toujours plus de forêts et ce, même si de « l’ingéniosité » de l’homme sont nées des fermes usines ressemblant à des gratte-ciels…

  • Il entraîne la pollution des eaux et des sols

Les animaux d’élevage font désormais plus pour la pollution des eaux que toutes les industries réunies.

Au point que les animaux produisent désormais des océans de déchets.

Des déchets toxiques, les animaux étant nourris aux antibiotiques. Leur alimentation très riche en nutriment fait que les eaux rejetées possèdent un taux d’azote supérieur à la normale.

Peuvent en découler des problèmes de santé publique ainsi que la prolifération d’algues qui perturbe les écosystèmes marins[8] .

  • Il consomme énormément d’eau

D’énormes quantité d’eau (difficiles à évaluer précisément) sont utilisés par l’élevage.

En élevage industriel, il faut 13500 litres d’eau pour fabriquer un kilo de bœuf. Il en faut 1200 pour fabriquer un kilo de blé.

13500 litres d’eau, c’est quasiment un an de douche pour une personne… [9]

Car à l’eau des cultures destinées à l’alimentation des animaux, il faut ajouter l’eau servant à abreuver les bêtes et l’eau pour nettoyer les bâtiments.

Alors certes, on peut laisser 40 000 jeunes en France marcher pour le climat comme c’était le cas le 15 mars 2019. On peut se dire que l’environnement – et donc l’avenir des générations futures – est la préoccupation…des générations futures.

C’est la version revisitée d’Après moi le déluge…

Mais c’est oublier que la viande tue deux fois.

L’animal d’abord, l’homme ensuite.

Si vous n’avez pas envie de sauver la planète, vous avez peut-être envie de vous sauver, vous ?

De vieillir mieux.

Savez-vous que l’espérance de vie en bonne santé est d’à peine 63 ans en France [10] ? Et que dans certains pays occidentaux, cette espérance régresse ?

Savez-vous que la consommation de produits animaux est une des premières causes de mortalité des pays riches, causant obésité, maladies cardiovasculaires ou articulaires, diabète de type 2 ?  [11]

Mais pourquoi, direz-vous, n’en parle-t-on pas plus ?

Peut-être parce que tout est fait pour vous faire croire qu’en cessant la viande et pire, en devenant vegan, il va vous falloir un bac plus quinze en nutrition et que vous allez souffrir de carences

Peut-être parce que l’industrie de la viande et du lait est ultra subventionnée et que les politiques – ceux que l’on interpelle dans les marches pour le climat- n’oseront jamais augmenter le prix des produits animaux.

Faire payer la viande et le lait à leurs justes prix, c’est-à-dire beaucoup plus cher, est trop risqué. Et ce, même si ces aliments détruisent votre santé…

Je vous le redis : si vous voulez arrêter d’empoisonner votre corps d’abord et préserver l’environnement ensuite, la première chose à faire est – et de loin- de cesser de consommer des produits animaux.

Nous pouvons faire tous les efforts possibles, participer à des marches, acheter en vrac au supermarché, installer des ampoules basse consommation, régler l’imprimante du bureau en recto verso, rien ne sera plus efficace pour préserver notre santé et l’environnement que d’arrêter de consommer des produits animaux.

Si cet article vous a interpellé, que vous consommiez des produits animaux ou pas, n’hésitez pas à le partager.

J’ai sûrement oublié plein de choses, alors, si vous avez besoin de précisions, n’hésitez surtout pas: les commentaires sont faits pour ça  !


[1] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/11/pourquoi-la-viande-est-elle-si-nocive-pour-la-planete_5395914_4355770.html
[2] https://savoir.actualitte.com/article/societe/1952/pourquoi-faut-il-reduire-notre-consommation-de-viande
[3] https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000665.pdf
[4] ttps://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000665.pdf
[5] Anhang J & Goodland R (2009), Livestock and climate change: What if the key actors in climate change are cows, pigs and chickens?, WorldWatch Institute,
https://fr.scribd.com/document/21799077/Livestock-and-Climate-Change
[6] http://www.risefoundation.eu/images/files/2018/2018_RISE_LIVESTOCK_FULL.pdf
[7 et 8] https://www.greenpeace.fr/amazonie-un-inestimable-patrimoine-ecologique-en-danger/
[9] Nosteak, Aymeric Caron, ed Fayard
[10] https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/02/19/la-france-mal-classee-pour-l-esperance-de-vie-en-bonne-sante_5425315_1650684.html
[11] https://www.greenpeace.fr/viande-produits-laitiers-bons-sante/

Recette de croque-monsieurs veggie et faciles

croque-monsieurs veggie et faciles

Il s’agit de ma première recette en vidéo, elle est grandement perfectible, je le sais : n’hésitez pas à m’en faire part (dans les commentaires), vous m’aiderez à m’améliorer.

Economique, vite fait et surtout délicieuse !

Idéale pour un dimanche soir télé, quand on a la flemme de cuisiner et surtout pas l’envie que la cuisine ressemble à un champ de bataille à la veille de redémarrer une semaine de boulot !

C’est une recette rapide (15 à 20 minutes), qui est la préférée de mon ado (une prouesse de faire manger vegan à un ado plutôt habitué à la malbouffe).

Cette recette ne nécessite pas de matériel particulier, est très facile à réaliser, peut-être avez-vous même déjà tous les ingrédients dans votre placard ou votre bac à légumes.

Un vrai repas santé

Elle est certes moins belle que la recette d’une instagrammeuse mais elle est délicieuse, économique et a une excellente valeur nutritionnelle car elle allie légumineuses (sources principales de protéines végétales), céréales (à choisir complètes), fruits (l’avocat et la tomate sont des fruits !) et légumes. Allez, je vous donne les ingrédients pour 4 personnes :

  • Du pain bio multigraines
  • Des haricots blancs
  • Des tomates séchées
  • Deux avocats
  • Des jeunes pousses d’épinard ou salade coupée
  • Du vinaigre balsamique

Dites-moi si vous aimez

Si vous essayez cette recette de croque-monsieurs veggie et faciles, ce serait sympa de me dire ce que vous en avez pensé. Peut-être l’aurez-vous personnalisée (du piment dans la purée de haricots blancs par exemple, si vous aimez manger épicé) ?

Elle est délicieuse, économique et a une excellente valeur nutritionnelle

Si le principe des recettes en vidéo vous plait, je peux en faire d’autres.

N’hésitez pas : si vous souhaitez partager des recettes avec notre petite communauté, les commentaires sont faits pour ça (et vous en faites de plus en plus, merci !).

Il faut juste que ces recettes soient nutritionnelles, économiques, délicieuses et pas compliquées !

Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle newsletter où j’interviewerai pour vous en vidéo un invité de renom qui vous expliquera pourquoi il vaut mieux manger pour le climat que de marcher pour le climat.

Alimentation: les poulets d’élevage souffrent et nous aussi (mais on le sait moins)

les poulets d’élevage souffrent

C’est juste dingue quand on y pense: si vous croisiez un poulet tel qu’il était il y a cinquante ans, vous auriez du mal à le reconnaître.  Les manipulations de l’élevage industriel ont fait que les gallinacés ont plus évolué en 50 ans qu’au cours du dernier millénaire. Il y a cinquante ans, les poulets étaient quatre fois moins gros (le bonheur des croisements de souche).

Il y a cinquante ans, un poulet d’élevage ne ressemblait pas à ce qu’il est aujourd’hui: un volatile au corps difforme, disproportionné et anormalement musclé, surplombé d’une toute petite tête, celle d’un poussin. Ce qu’on appelle les poulets à croissance rapide…

Vive la croissance accélérée…

Une vidéo diffusée fin mai 2019 par l’association L214 montre la réalité d’un élevage industriel, fournissant le volailler DUC. Auparavant, l’association avait enquêté chez un éleveur fournissant les poulets de Loué et Maître Coq.

La réalité des conditions d’élevage insupportables étaient à peu près les mêmes dans les deux élevages sauf que chez Duc, on ramasse les volailles en les aspirant avec une moissonneuse. Les bêtes sont ensuite  “recrachées” sur un tapis roulant pour être brutalement poussées dans des cagettes empilées les unes sur les autres par des employés débordés. Direction l’abattoir.

Que faisons-nous à ces animaux ?

L’immense majorité de ces volatiles n’auront jamais connu la lumière du jour, ni même l’extérieur.

Ils sont nés dans des couvoirs industriels et n’ont jamais rencontré leurs mères.

Dès leur naissance, ils ont été vaccinés et les plus forts ont été acheminés dans un élevage industriel (les plus faibles ont été éliminés). Des hangars immenses où ils grandissent à vitesse accélérée avec des dizaines de milliers de compagnons de misère, qui ont le même âge, la même histoire et vivent avec eux dans une terrifiante promiscuité, à 22 par mètre carré dans les élevages standards, c’est à dire l’équivalent pour chaque poulet d’une feuille A4. Jetez un oeil sur l’imprimante de votre bureau et regardez ce qu’est un format A4…

On est loin des images qui illustrent les blancs de poulets des supermarchés et sentent bon la campagne

Le plus terrible a lieu en France

Et vous savez quoi ? C’est totalement légal ! En matière de bien-être animal, la France n’a pas à la ramener: selon un rapport de la commission européenne, les conditions de vie des poulets en France sont les plus détestables de l’Union Européenne, celles qui offrent la plus forte densité d’animaux par mètre carré (1).

800 millions de poulets sont tués chaque année en France, plus de 80% d’entre eux sont élevés en système intensif. Et ce système, c’est l’enfer.

Dans les hangars où ils atterrissent, leur litière n’est pas changée.

Ils poussent au milieu des excréments, souffrent de dermatites provoquées par ce sol souillé, ou de brûlures aux jarrets. L’ammoniac qui se dégage des excréments brûle leurs poumons et cause des problèmes respiratoires.

Parce qu’ils grandissent en hangars, les poulets ne peuvent pas prendre de bain de poussière, une pratique comportementale essentielle qui leur permet d’entretenir leur plumage: dans la “vraie vie”, ils la pratiquent dix minutes par jour. Ils deviennent alors agressifs, arrachent les plumes de leurs congénères, les “picotent”. Il arrive même que des cas de cannibalisme soient signalés…

Leur poids les handicape. Boostés par des accélérateurs de croissance, nourris pour certains avec des compléments alimentaires destinés à stimuler leur appétit, les poulets d’élevage prennent 50 à 90 grammes par jour pendant leur misérable vie. C’est beaucoup…

Ils veulent se mouvoir mais ne le peuvent pas (2). Leur démarche est déséquilibrée car ils penchent vers l’avant, emportés qu’ils sont par leur poitrine sur-développée: les industriels raffolent des blancs de poulets… Avec 18,8 kilos par an et par habitant,  la consommation a augmenté de 40% en dix ans ! (3)

Le poulet que vous mangez a peut-être grandi à côté d’un cadavre

Et comme si cela ne suffisait pas, ils boitent. L’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a établi qu’en 2010, environ 30% des poulets de chair élevés de manière standard présentaient des anomalies aux pattes. Leur ossature étant plus fragile que celle des poulets “normaux”, leurs os se cassent .

Parce qu’ils ne peuvent se mouvoir ou se percher, certains n’accèdent pas aux mangeoires et abreuvoirs et meurent de faim et de soif. Leurs cadavres décomposés ou momifiés jonchent le sol que devraient nettoyer quotidiennement les éleveurs. Débordés, ces derniers ne le font pas. Le poulet que vous mangez a donc peut-être grandi à coté d’un cadavre.

Au fond, quel est le pire ? Mourir de faim et de soif ou partir à l’abattoir au bout de 35 jours alors que dans la “vraie vie”, un poulet peut vivre jusqu’à 8 ans ?

D’autant que les conditions d’abattage sont terribles.

Manipulés avec violence par des employés soumis à de fortes cadences (comme on peut le voir dans l’élevage Duc, infiltré par L214, les poulets ont parfois les ailes ou les pattes cassées lorsque les cagettes qui les contiennent sont hissées dans les camions (ils sont 12 à 30 par casier) (4). La loi autorise que leur voyage jusqu’à l’abattoir dure … 12 heures consécutives sans eau ni nourriture.

Avez-vous déjà croisé un camion plein de volailles sur l’autoroute ?

Etiez-vous informés de ce qui les attendait à l’abattoir, leur destination finale ?

Une exécution par électronarcose par bain d’eau: les poulets (jusqu’à 240 par minute selon les abattoirs) sont suspendus par les pattes à des crochets métalliques qui avancent sur un rail. Leur tête est ensuite plongée dans un bain d’eau électrifié censé provoquer la perte de conscience avant la saignée (5).

Mais il arrive que l’intensité du courant soit trop faible et que les animaux soient saignés en pleine conscience. Comme il arrive que l’égorgement en pleine conscience soit un choix – oui , un choix ! –  car il évite l’éclatement des vaisseaux sanguins et permet une meilleure qualité de viande (6).

Si vous êtes arrivés à lire ce texte jusque là, c’est que le bien être animal vous concerne. Vous émeut, vous dérange. Merci pour cela, déjà.

Maintenant, parlons de votre bien-être à vous. De votre santé.

Antibiorésistance, maladies diverses, intoxications alimentaires… Mangez du poulet ne fait pas seulement mal aux animaux, cela fait aussi mal à notre santé !

L’administration d’antibiotiques aux animaux est préoccupante parce qu’elle développe chez les humains l’antibiorésistance

La promiscuité dans les élevages provoque chez les poulets de nombreuses maladies, une fragilité au niveau du coeur, des os, du système immunitaire contre lesquels les éleveurs doivent lutter à coup d’antibiotiques pour garder les animaux en vie jusqu’à l’abattage.

Les antibiotiques sont parfois distribués de façon déguisée. Dans un rapport de L214, on peut ainsi lire “Certains comme l’ampicilline et l’amoxicilline, classées “d’importance critiques” par l’OMS (7) pour les risques d’antibiorésistance engendrés par les consommateurs, sont également distribués en élevage de manière plus sporadique via le système d’abreuvement, sur prescription vétérinaire. En France, la consommation d’antibiotiques dans les élevages intensifs est massive, et peine à diminuer. 105 tonnes d’antibiotiques ont ainsi été vendues sur l’année 2016 pour les seuls élevages de volailles (8)“

Les antibiotiques sont parfois distribués ouvertement et de façon systématique et ce, malgré les recommandations officielles qui indiquent que cela ne doit pas être la règle: une enquête diligentée en 2018 par L214 à Saint-Fulgent en Vendée dans un élevage fournissant Maître Coq a ainsi démontré que des médicaments (Narazin et Nicarbazine) étaient directement injectés dans les granulés des volailles.

En 2014, l’UFC Que choisir (9) a examiné une centaine de viandes fraîches de volailles vendues dans le commerce. Ce qu’elle a découvert est délirant.61% étaient porteurs de bactéries résistantes à une ou plusieurs familles d’antibiotiques, dont 23% à des antibiotiques critiques, c’est à dire les plus cruciaux utilisés en médecine humaine en dernier recours pour des pathologies graves”(…) “Sur les cent échantillons examinés, plus d’un morceau sur 4 (26%) contenait de manière significative, des bactéries Escherichia coli, qui dans leur grande majorité sont résistantes aux antibiotiques

Cette antibiorésistance préoccupe l’INSERM qui la décrit comme “massive et préoccupante”. “Certaines souches sont multirésistantes, explique l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, c’est-à-dire résistantes à plusieurs antibiotiques. D’autres sont même toto-résistantes, c’est-à-dire résistantes à tous les antibiotiques disponibles“.

Face à cette antibiorésistance, les pouvoirs publics brillent par leur impuissance.

Le plan écoantibios 2012-2017 mis en place par le ministère de l’agriculture prévoit une réduction de 25% en cinq ans de l’usage des antibios en médecine vétérinaire mais il n’est aucunement contraignant ! Pis:  Ce sont les vétérinaires qui à la fois prescrivent les antibiotiques et pour le plus grand nombre d’être eux les vendent! Un conflit d’intérêt auxquelles les associations de consommateurs demandent de mettre fin !

La viande de poulet apporte des maladies diverses

L’aviculture intensive favorise l’émergence d’épidémie. Rappelez-vous la grippe aviaire ou moins connue, la maladie de Gumboro, maladie virale aviaire (10).

La viande de poulet provoque des intoxications alimentaires:

Selon l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), 20 à 30% des cas de campylobactériose ( la cause la plus fréquente de la diarrhée causée par les aliments) décelés chez les humains sont directement liés à la consommation de poulets (11).

N’allez pas croire que le fait de n’acheter que des poulets fermiers ou label rouge (17% de la production française) vous met à l’abri de souci de santé.

Certes, leur consommation peut sembler moralement plus admissible car ces volailles sont abattues au bout de 85 jours (contre 35 jours pour les poulets standards et 58 pour les poulets dit certifiés), ont un accès à l’extérieur et sont nourries avec une alimentation à base de céréales et de légumineuses (sans OGM ou substances chimiques).

Mais elles sont elles aussi touchées par une bactérie très présente chez les volailles appelée Campylobacter. Bactérie qui peut causer chez l’homme diarrhées, douleurs abdominales et fièvre.

Et si, comme le souligne UFC Que choisir, si ces volailles biologiques sont moins concernées par l’antibiorésistance, quand elles le sont, “cela concerne les antibiotiques critiques, les plus forts”.

D’aucuns diront également pour se donner bonne conscience que l’élevage de poulets abîme moins la planète que l’élevage de bovins. S’il est vrai que la production de poulets émet moins de gazs à effets de serre que les boeufs, elle en émet…quand même.

Et il n’en reste pas moins qu’il faut plus de 6000 litres d’eau pour produire un kilo de protéines de viande de poulet, alors que les protéines végétales en nécessitent 15 à 30% de moins (12).

L’élevage de poulets impacte donc directement la raréfaction des terres agricoles (13).

Au boeuf, les Français préfèrent aujourd’hui la viande blanche, considérée comme plus « acceptable » car non sanguinolente.

Plus acceptable vraiment?

L’heure est venue pourtant de ne plus fermer les yeux sur la façon dont nous traitons les animaux que nous consommons.

Ceux d’entre nous qui s’intéressent à l’intelligence animale vous diront qu’à sa naissance, un poussin sait compter jusqu’à 5 (14). Qu’il réussit le test de “permanence des objets”, c’est à dire qu’il a conscience qu’un objet continue d’exister quand il n’est plus dans son champ visuel, ce que les humains n’acquièrent qu’à l’âge d’un an.

Les poules sont quant à elles capables d’empathie, elles savent reconnaître sur une photo une autre poule qui leur est familière, y compris lorsque cette poule est plus jeune (15).

Un éminent membre du Royal Veterinary College de Londres, Dr Siobhan Abeyesinghe a parfaitement exprimé notre volonté de ne rien percevoir de la sensibilité des poulets : “Les poulets ont certainement plus d’aptitudes que ce qu’en connaît le public. Je pense vraiment qu’ils sont injustement décriés.

Nous avons cette protection psychologique qui consiste à dévaloriser les animaux que nous utilisons pour produire de la viande, ainsi nous ressentons moins d’inquiétude à leur sujet (16).

Il existe aujourd’hui tout un tas d’alternatives au poulet, y compris des aliments disponibles en grande surface. Je vous prépare un article sur le sujet à venir…

Mais si vous en utilisez déjà, si vous consommez notamment des nuggets végétaux qui plaisent tant aux enfants, j’aimerais beaucoup que vous m’en parliez dans les commentaires sous cet article.  

Sources

(1) lire à ce sujet
(2) Ils veulent se déplacer mais ne le peuvent pas
(3) Cité par L214. La consommation de viande de poulet par habitant a augmenté de près de 40 % entre 2005 et 2015. D’après ITAVI, 2016. Actualité des relations commerciales entre industriels de la volaille et grande distribution. Entretiens de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, 20 p.

(4) Un rapport officiel de l’INRA affirme que le ramassage manuel provoque des luxations des pattes et des ailes, des fractures, des hémorragies ou d’autres blessures chez près d’un tiers des poulets ramassés.
(5) Comme pour le ramassage, l’INRA souligne que les fractures, les luxations et les hémorragies sont fréquenteslors de cette opération.

(6) (En 2014, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a recommandé de cesser l’usage de cette méthode au profit d’autres techniques d’étourdissement [4], jugées moins nocives pour les oiseaux, mais encore très peu pratiquées en France.)
(7) OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 2016. Critically Important Antimicrobials for Human Medicine.
(8) (ANSES, 2017. Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2016, p.15. (consulté le 1er juillet 2018). Contre 99 tonnes en 2015. ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), 2016.

(9) Action UFC Que Choisir 10/03/2014
(10) Cité dans le rapport de L214 consacré aux poulets de chair Avicampus, École nationale vétérinaire de Toulouse, 2008. La maladie de Gumboro (ou bursite infectieuse). Consulté le 1er juillet 2018.
(11) EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), 2014. Les Zoonoses expliquées par l’EFSA : Campylobacter, 2 p. (consulté le 1er juillet 2018).

(12) Cité par L214, Mekonnen, M. M., Hoekstra, A. Y. A Global Assessment of the Water Footprint of Farm Animal Products, 2012. (consulté le 1er mars 2018).
(13) Il faut 5 kgs de proteines végétales pour produire 1 kilo de proteines de poulets Mottet, A., de Haan, C. et al., 2017. Livestock: On our Plates or Eating at our Table? A New Analysis of the Feed/Food Debate, 104 p. (p. 1-8).
(14) (Rugani et al., 2009)
(15) (Zayan 1992).
(16) Cité par L214

Boutiques Vegan à Paris

Boutique Vegan Paris, Shopper Vegan

Le temps où toutes les boutiques véganes se situaient dans le 10ème arrondissement de Paris est RE-VO-LU !  Supermarchés spécialisés, magasins de mode sans cuir, ni soie, ni laine, boutiques de cosmétiques ou concept-store où tout cela est réuni, aujourd’hui, on trouve des enseignes vegan et vegan-friendly un peu partout dans la capitale.

Alimentation, mode, cosmétiques… Où shopper vegan à Paris

Voici une toute première sélection de lieux que j’apprécie et c’est l’occasion de partager vous aussi vos lieux préférés avec la communauté d’Alternative Vegan. Rendez-vous dans les commentaires pour nous faire découvrir toutes vos pépites ! (ancre) Je me ferai un plaisir d’aller les tester !   

Ah oui, je suis aussi très preneuse de vos commentaires sur mes adresses si vous les connaissez !

Boutiques Vegan Paris : Alimentation

Un monde vegan

Boutique Vegan Alimentation Paris

Le magasin historique du véganisme à Paris. On y trouve toutes sortes d’aliments véganes, en particulier des simili-carnés et fromages végétaux populaires à l’étranger et qui ont longtemps été introuvables ailleurs.

Un monde vegan vend également des cosmétiques, des produits d’hygiène et d’entretien ainsi que des aliments, croquettes et friandises véganes pour chiens et chats. Tous les indispensables réunis au même endroit !

Mon épicerie Paris

Boutique Vegan Alimentation Paris

Dans cette boutique très élégante, on trouve tous les éléments pour cuisiner un bon repas végétalien : les produits phares de l’alimentation végétale comme le tofu, mais aussi l’épicerie classique, ainsi que des vins et champagnes végétaliens.

Et pour les jours où le temps manque pour la cuisine, Mon épicerie Paris propose également des plats préparés végétaliens, frais ou surgelés.

Naturalia vegan

Boutique Vegan Alimentation Paris

Nouvelle branche de la chaîne de magasins bio Naturalia, les trois enseignes Naturalia vegan sont entièrement consacrées aux produits vegan.

Les magasins Naturalia classiques sont certes eux aussi très bien achalandés en termes de produits vegan, mais grâce aux Naturalia vegan, on appréciera particulièrement de ne jamais risquer de tomber nez-à-nez avec le rayon boucherie.

Outre les références habituelles bien installées sur le marché vegan, on trouve aussi des marques moins connues mais qui méritent de le devenir, comme Jay & Joy pour ses fromages végétaux, ou Clémence et Vivien et Zao make-up en cosmétiques.

Jay & Joy

Boutique Vegan Alimentation Paris

Première crèmerie végétale de la capitale, Jay & Joy est LE spécialiste des « vromages », les fromages végétaux.

Fabriqués à partir de noix de cajou ou d’amandes, c’est le processus de fermentation qui donne à ces vromages toute leur profondeur. Crémeux, fort, à tartiner ou à boire, il y aura forcément un vromage à votre goût.

Vromage, Fromage végétales au lait d'amande

« Jean Cendré », spécialité végétale au lait d’amande : environ 6 euros.

Boutiques Vegan Paris : Restaurant

Toutofu

Restaurant Vegan

L’artisan qui te fera changer d’avis sur le tofu !

L’artisan qui te fera changer d’avis sur le tofu ! Ce véritable tofu artisanal est ferme et moelleux et se décline en plusieurs saveurs

Le classique nature, au curry, au matcha ou encore aux algues. La boutique propose également des pâtes fraîches véganes, pétries à la main.
Plat : 12 euros.

Super

Restaurant Vegan

Mi-épicerie fine, mi-restaurant le midi, Super vous accueille sur le mode de la grande tablée conviviale.

Le menu, végétarien et fabriqué à partir des produits vendus sur place, sera facilement adapté en version vegan. (Bento du jour : 19 euros)

Soya cantine bio

Restaurant Vegan

Ce restaurant chaleureux, tant par sa cuisine ouverte que par l’accueil, sert une cuisine simplement délicieuse. Le weekend en version brunch.

Le weekend en version brunch. Menu midi : 19 euros, Brunch : 29 euros


Boutiques Vegan Paris : pâtisseries et glaces Vegan

Rrraw

Boutiques pâtisseries Vegan

Rrraw, boutique fondée par Frédéric Marr, est entièrement consacrée au cacao cru. Ici pas de torréfaction, les fèves de cacao sont broyées à froid, donnant un goût unique à toutes les préparations.

Les gourmands gourmets y dégusteront grands crus de chocolat artisanal, tablettes et truffes parfumées, en boutique ou au cours d’une « visite initiatique au cacao originel ».

Boutiques pâtisseries Vegan (intérieur)
Tablette de chocolat cru : 4,60 euros

Ara Chocolat

Boutiques pâtisseries Vegan

Dans cette chocolaterie fondée par un couple vénézuélien, tout est fait sur place.

Les associations de saveurs surprenantes avec le curcuma ou encore l’huile d’olive raviront les curieux avides de sensations nouvelles, tandis que les amateurs de classiques trouveront leur bonheur parmi les tablettes et bonbons garnis de praliné. Petit ballotin de chocolat : 7 euros

Les Petites Pâtisseries Raw&Vegan

Boutiques pâtisseries Vegan

Si l’apparence est familière, le goût lui risque de surprendre, et en bien

Ici toutes les pâtisseries sont crues, c’est-à-dire que les matières premières sont travaillées à moins de 42°C, pour préserver toutes leurs qualités nutritionnelles. Top ! Formule tea time : Pâtisserie + thé ou infusion bio, 8 euros.

Jo and Nana Cakes

Boutiques pâtisseries Vegan

Dans une ambiance de salon de thé britannique, on déguste de délicieuses pâtisseries dont les saveurs et les textures rappellent nos desserts d’enfance.

Toujours vegan, parfois sans gluten, et guidée par une démarche responsable, Johanna propose également des gâteaux sur mesure pour vos évènements.

Tarte au citron Vegan
Tarte citron vegan et sa mousse meringuée : 5 euros

Cloud Cakes


Bien loin des desserts vegan « healthy » et, soyons honnêtes, un peu tristes, Cloud cakes propose de véritables gâteaux crémeux, fondants, moelleux et tellement savoureux qu’on en reprendrait bien une part. Est-ce bien raisonnable ? Probablement pas mais tant pis ! Le coffee shop propose une large sélection de boissons froides et chaudes pour accompagner les délicieux Red Velvet, Chocolate peanut butter, ou encore Forêt noire. Très, très gourmand…
Une sélection de plats salés est servie le midi, ainsi qu’un brunch le dimanche. Cupcake Red Velvet : 3,50 euros

Impronta

Glaces Vegan

Longtemps introuvable, la glace végane arrive à Paris grâce au fondateur de la célèbre chaîne Amorino.

Glace une boule : 3 euros

Les glaces d’Impronta sont crémeuses et légères, et les parfums originaux : pistache-spiruline, chocolat maca, et avocat citronné côtoient les parfums plus sages de vanille et citron bio.

Boutiques Vegan Paris : Cosmétiques et Mode

Véganie

Boutique Vegan Cosmétiques

Anciennement Vegan Mania, cette boutique offre une large sélection de cosmétiques véganes.

Lamazuma, Schmidt’s, Zao, Purobio, Les Happycuriennes, et bien d’autres. Autre essentiel vegan, la vitamine B12, que vous pouvez vous procurer en même temps !

Manisfeste011

Boutique Vegan Mode

Le maître-mot : transparence

Pour toutes les marques présentes dans cette boutique de mode éthique et vegan, on a en effet accès à toutes les informations : origine du tissu, qualité des teintures, pays de fabrication des différentes pièces.

Boutiques Vegan Paris : Concept Store Vegan

Aujourd’hui demain

Concept Store VEgan

Ce concept store propose une sélection pointue de livres, mode, cosmétiques et épicerie au cœur du 11e arrondissement de Paris.

Aujourd’hui demain se veut lieu de vie et on peut s’y arrêter pour prendre le temps de déguster une boisson chaude ou un repas dans la lignée classique des cantines véganes : burgers, bols composés et cookies sont au menu. Un arrêt incontournable. Menu plat+boisson+dessert : 16 euros

Voilà pour une toute première petite sélection… Maintenant je compte sur vous pour l’enrichir ! N’hésitez pas à laisser ci-dessous vos commentaires et à ajouter vos meilleures adresses pour en faire profiter notre petite communauté !

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