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Alternative Vegan informe, enquête, explique, accompagne concrètement vers un mode de vie plus sain, respectueux de l’environnement et des animaux, sans renoncer aux plaisirs de la vie.

Ces expériences qui prouvent les bienfaits extraordinaires du véganisme sur votre santé !

Ce n’est pas l’endroit où on a l’habitude de voir des expériences autour de la santé. Et pourtant, une expérience assez incroyable a eu lieu dans une caserne de Brooklyn, à New York, où les pompiers payent un lourd tribut aux maladies du coeur : 77 % d’entre eux meurent à la suite d’accidents cardiaques…

Je vous raconte.

Pendant sept jours, Rip Esselstyn, triathlète professionnel et ancien pompier a proposé à ses ex collègues de Brooklyn de relever un défi : «on vous a acheté des produits végétaux leur a-t-il proposé, donnez-vous la chance de voir ce que votre biochimie interne fera en seulement sept jours». 

Les volontaires sont repartis avec un panier rempli de burger végé, de houmous, de granola, de pain complet, de lait d’amande… Rip Essenstyn est le fils du docteur Caldwell B.Esselstyn, un chirurgien spécialiste de cardiologie mondialement connu. 

Pour le docteur Caldwell B.Esselstyn, c’est évident «  les maladies des artères, les maladies coronariennes sont causées par la nourriture que les gens avalent au quotidien ».

Après ces sept jours d’alimentation végétale, qu’est-il arrivé ? Les pompiers ont vu leur leur taux de cholestérol chuter, pour certains incroyablement.

«Après le repas, je n’ai pas eu envie de faire une sieste, je me sentais revigoré» dit un pompier. Un autre, dont le taux de cholestérol est passé de 276 à 169, n’en revient pas : « mon médecin avait peur pour moi, il me parlait déjà de cercueil ».

Au total, dans la caserne :

  • La moyenne de diminution du cholestérol a été de 21 points.
  • La moyenne de perte de poids a été de 3 kilos.

En leur confiant leurs résultats d’analyse, Rip Essenstyn a dit aux pompiers une phrase qui m’a interpellée : 

« la crise cardiaque est une maladie causée par la nourriture et vous n’êtes pas obligés d’être la prochaine victime. Même si toute votre famille est décédée de diabète, cancer ou maladie vasculaire, ça ne veut pas dire que cela sera votre cas, à vous aussi ».

En clair, vous pouvez renverser cette fatalité. Juste à travers votre alimentation.

L’expérience avec les pompiers est relatée dans The Game Changers un documentaire de Netflix qui suit le parcours de James Wilks, un entraîneur d’élite des forces spéciales qui parcourt le monde en quête de vérités sur la viande, les protéines et la force physique. Ce doc est produit notamment par l’acteur et ex-champion de culturisme Arnold Schwarzenegger, qui a longtemps “mangé 10 à 15 œufs chaque jour”, avant de militer pour une diminution drastique de la consommation de viande. 

Grâce à son changement d’alimentation, Arnold Schwarzenegger a vu son taux de cholestérol baisser à 109 «  le plus bas dit-il, que j’ai jamais eu de ma vie, à presque 69 ans ».

Pourquoi est-ce si intéressant de voir son taux de cholestérol baisser ?

Parce que le cholestérol obstrue les artères et empêche le cœur de bien fonctionner.

Et où trouve t-on le cholestérol ?

Uniquement dans les produits d’origine animale qui sont aussi riches en graisses saturées…

Je ne vais pas vous assommer de chiffres mais ce doc de Netflix illustre parfaitement ce que de nombreuses études ont déjà démontré :

  • Un régime végétarien réduit de 32% le risque de maladies cardiovasculaires. ( Résultat d’une étude publiée en 2013 dans l’American Journal of Clinical Nutrition portant sur 45 000 volontaires anglais et écossais suivis douze ans par des chercheurs de l’université d’Oxford.)
  • Le risque coronarien moins élevé chez les végétariens et végétaliens s’explique aussi par une pression artérielle plus basse que celle des non-végétariens
    (L’étude Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) a montré le rôle majeur que jouaient les fruits et les légumes dans la baisse de la pression artérielle .)
  • La consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes, de protéines de soja, de noix,  a une action anti-inflammatoire et améliore le fonctionnement de l’endothélium vasculaire (la couche la plus interne des vaisseaux sanguins, celle qui est en contact avec le sang).
  • Plusieurs études ont montré que la consommation de fibres est inversement corrélée à la maladie coronarienne.
  • Six études alimentaires citées dans le documentaire The Game Changers ont étudié le lien entre fer héminique, c’est-à-dire le fer provenant de produits animaux , et cardiopathie
    (ndlr: Il y a deux types de fer : un fer héminique , qui provient des produits animaux . Et un fer non héminique, qui provient des produits végétaux et des œufs. Le fer non héminique , provenant des végétaux, est plus difficile à assimiler par l’organisme humain que celui provenant des animaux. Voilà pourquoi les vegans ont besoin de deux fois plus de fer que les personnes ayant une alimentation classique).

« Sur plus de 130 000 patients, explique Helen Moon, hématologiste et oncologiste à l’hôpital Kaiser Permanent riverside, en Californie, un milligramme par jour de fer héminique peut être significativement associé à 27% d’augmentation de risque de maladies coronariennes ». 

Helen Moon

Pour info, un hamburger moyen a une teneur en fer moyenne de 2 à 3 milligrammes…

Des infos qui font réfléchir quand on sait que : 

En France, les maladies cardio vasculaires  sont la deuxième cause de décès  (en 2016, sur 579 000 décès enregistrés en France, les décès par cancer (29%) et par maladies cardio vasculaires ( 24,2%) prédominent) . 

Elles sont la première cause de mortalité chez les femmes ( la mort par AVC l’emporte sur la mort par infarctus, à l’inverse des hommes).

Si vous n’êtes pas convaincus, vous pouvez répliquer  :

  • Cela ne me concerne pas car je ne mange plus de viande rouge, trop chargée en graisses saturées.

«  C’est plus compliqué que ça, explique le docteur Columbus Baptiste, chef cardio du permanent Riverside dans The Game Changers. Ce n’est pas que la viande rouge. C’est l’ingestion de toute protéine animale (…). Quand la protéine animale est cuisinée, conservée, ou seulement digérée, des composants hautement inflammables se forment et corrodent notre système cardio vasculaire ».

  • Ce doc est orienté et ne donne la parole qu’à des partisans de l’alimentation végétale.

C’est vrai, je ne vais pas le nier. Outre Schwarzie, les producteurs, James Cameron, l’acteur Jackie Chan, le champion de F1 Lewis Hamilton, le tennisman Novak Djokovic et le champion de NBA Chris Paul sont tous végétariens, voire vegan. 

Mais il fait un état des lieux de données scientifiques et études médicales et regorge de témoignages de sportifs notamment ayant accru leurs performances depuis qu’ils ont renoncé à une alimentation sans viande.

Désinformation 

Et puis, est-ce si grave de donner la parole exclusivement aux scientifiques prônant une alimentation sans produits carnés quand la désinformation règne et que les lobbys n’ont jamais été aussi actifs pour défendre leur bout de gras ?

Le docteur Terry Mason, chef de la santé publique du Comté de Cook, l’affirme d’ailleurs dans le doc Netflix: « l’industrie de la viande, produits laitiers et œufs est engagée secrètement et finance des études niant les preuves. (…). Utilisant les mêmes armes que l’industrie du tabac en son temps ».

Le docteur Jérôme Bernard-Pellet, LE médecin de référence en matière d’alimentation vegan en France, (et qui fait d’ailleurs partie des spécialistes que j’interviewe dans mon livre en cours d’écriture) fait lui aussi la liste des bienfaits prouvés : 

  • La mortalité globale, toutes causes confondues, est plus faible chez les végétariens et les vegan que chez les omnivores.
  • Diminution des risques de diabète de type 2
  • Diminution des risques de cardiopathie ischémiques (atteintes cardiaques liées à des artères coronaires partiellement bouchées)
  • Diminution des risques d’hypertension
  • Diminution des risques d’hypercholestérolémie
  • Diminution des risques d’obésité
  • Diminution des risques de cataracte
  • Diminution des risques de cancer du colon et de la prostate (Le lien de son ITV est à retrouver ici )

Alors, que faut-il de plus pour envisager de changer définitivement son régime alimentaire ? 

Pour vous, je vais continuer ce travail d’information dans les semaines à venir avec Alternative Vegan et je réfléchis également actuellement à un programme qui vous accompagnerait dans votre transition. 

J’ai besoin pour cela de vos retours : quelles sont vos attentes ? 

Seriez-vous intéressé par un programme alliant conseils nutritionnels et recettes pratiques ? Pour vous simplifier la vie et vous permettre de commencer ou parfaire votre transition végétale ? Pour vous sentir mieux et en évitant toute carence ? 

N’hésitez pas à laisser des commentaires ici : je serai très intéressée de vous lire !

A très vite !

Laurence

Cancers, maladies cardiovasculaires, asthme… OUI, le véganisme peut changer votre vie !

C’est fou quand j’y pense…

Pour vous, je vais consacrer mon temps à enquêter sur les bienfaits d’une alimentation sans produits animaux (dans un pays, la France, où 63% des français dépassent le seuil de 150 g de charcuterie par semaine). 

Je passe déjà pas mal de temps à me documenter, à relater les études qui montrent à quel point une alimentation sans produits animaux peut réduire les risques d’obésité, de diabète de type 2, d’un certain nombre de cancers et… je n’avais jamais évoqué l’asthme et les allergies respiratoires ! 

Et si je n’avais pas rencontré Marie France, je n’aurais jamais percuté.

J’ai de l’asthme depuis toujours. 

Un mal inflammatoire chronique donc, qui se déclenche à chaque effort un peu soutenu et se traduit par un essoufflement, une toux, une respiration difficile ou sifflante. Mon asthme m’interdit depuis toujours les footings et les séances de step à la gym.

Comme 4 millions de personnes en France, je vis avec sur ma table de chevet, dans un tiroir de l’armoire du salon, dans mon sac à main une ventoline toujours prête à être dégainée.

Je ne vais pas dire que cet asthme a pourri ma vie mais ça m’a clairement empêché de faire des choses.

Depuis un ou deux ans cependant, ça va mieux. Les crises n’ont pas cessé mais elles sont franchement beaucoup moins nombreuses

Pourquoi je vous raconte tout ça ? 

Parce que la semaine dernière, j’étais à un cours de cuisine végétale (je vous en parlerai bientôt d’ailleurs) et j’ai rencontré Marie-France, 47 ans. Marie-France est cuisinière et travaille dans une clinique de Martinique. 

Quand on a évoqué cette formation culinaire, qu’elle suivait depuis cinq jours, la première chose qu’elle m’a dite, c’est non pas à quel point cette cuisine était délicieuse, mais à quel point elle avait changé sa vie : depuis cinq jours, c’est-à-dire depuis qu’elle avait adopté une alimentation végétale, Catherine n’avait jamais eu à sortir sa ventoline : plus une seule crise d’asthme !

Et c’est là que j’ai percuté. Son histoire, c’est la mienne !

J’ai compris pourquoi, depuis que j’ai moi aussi totalement adopté cette alimentation, je vais beaucoup mieux.

A ma décharge, le lien entre alimentation et asthme est assez peu connu, pour ne pas dire tu. 

Résumons :

  • L’asthme touche 334 millions de personnes dans le monde
  • Il provoque 1000 à 1500 décès chaque année en France, pays où la maladie est trop souvent banalisée.
  • Au moins 10% des petits français en souffrent. L’asthme est la première cause d’absentéisme scolaire.
  • Toutes les dix minutes, il naît en France un futur asthmatique. C’est la moitié du temps qu’il vous faut pour lire cette lettre.

Selon l’OMS, les plus gros facteurs de risque pour le développement de l’asthme sont:

  • La pollution intérieure : les produits chimiques irritants, les allergènes présents à l’intérieur des habitations ( acariens, moisissures, squames)
  • La pollution extérieure : la pollution de l’air, en particulier les particules fines, les allergènes extérieurs (pollens et moisissures)
  • La fumée du tabac

Sachant cela, j’ai depuis des années mis un soin tout particulier à bien aérer mon appartement, mis des housses anti-acariens, banni la moquette et jamais touché au tabac.

Et ? Et les crises ont continué !

Parce que la seule chose susceptible d’espacer mes crises, bizarrement personne ne m’en a jamais parlé.

Et cette chose, c’est l’alimentation.

Ce « médicament » que Marie-France et moi avons découvert toutes seules. Presque par accident.

En faisant des recherches en rentrant de mes cours avec Marie-France, j’ai mis la main sur un rapport présenté par des chercheurs australiens lors de la réunion annuelle 2017 de la Thoracic Society for Australia and New Zealand ( TSANZ) .

  • Selon ces chercheurs australiens, confortés par des chercheurs du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), une supplémentation en fibres permet d’améliorer les symptômes de l’asthme en stimulant le microbiote intestinal. Chaque jour, au cours de cette étude, ils ont donné à des asthmatiques un supplément d’inuline, une fibre soluble qu’on trouve surtout dans la chicorée, l’endive, les bananes, les poireaux, les betteraves (5 conseils pour soulager l’asthme et les fibres protégeraient de l’asthme)
  • Les mêmes chercheurs ont démontré qu’un seul repas riche en graisses saturées pouvait augmenter l’inflammation et les symptômes de l’asthme.

Et où trouve-t-on les graisses saturées ?
Dans les graisses animales comme la viande ou les produits laitiers ! 

  • Quant à la plus large étude jamais menée pour examiner les facteurs de risques des allergies et de l’asthme chez l’enfant (l’étude ISAAC International Study of Asthma and Allergies in Childhood), étude faite sur 319 196 adolescents de 51 pays différents âgés de 13 à 14 ans et 181 631 enfants de 31 pays âgés de 6 à 7 ans, elle montre que les enfants qui mangent au fast food trois fois par semaine augmentent de 39% leur risque d’asthme sévère.
    A l’inverse, consommer au moins trois fruits par semaine diminue significativement ce risque

Si de nombreuses questions subsistent encore, le travail des chercheurs plaide indéniablement pour une consommation plus importante de fruits et de légumes pour prévenir asthme et allergies respiratoires. 

Ce travail met aussi en évidence l’effet nocif de la consommation de viandes et de produits laitiers.

En vrac et de façon non exhaustive, les aliments à privilégier pour prévenir asthme et allergies respiratoires :

  • Légumes : tous les légumes très colorés, cresson, oignon violet, cerfeuil, poireau, radis noir, champignon shiitake.
  • Céréales et pains sans gluten (tapioca, millet, quinoa, sarrazin).
  • Pois chiches.
  • Huiles de lin, de chanvre, d’olive.
  • Lait de chanvre.
  • Aromates: ail , cannelle, estragon, gingembre, thym, persil.
  • Sels: de Guérande ou de l’Algarve, sel marin non raffiné.
  • Retrouvez la liste complète ici

Maintenant, je sais. Et je vais m’empresser d’envoyer tout cela à Marie-France.

DIABETE DE TYPE 2, MALADIES CARDIO VASCULAIRES. CANCERS DE DIFFERENTS TYPES… 

L’asthme n’est clairement pas la seule maladie chronique que le véganisme aide à combattre : si vous aussi, vous souffrez d’une de ces maladies, votre changement d’alimentation est clé.  

Et Alternative Vegan est là pour vous informer et vous accompagner au mieux dans cette transition.

Si vous êtes concerné par ces sujets, n’hésitez à rejoindre notre groupe Facebook privé pour échanger et à transférer cet article  à des personnes de votre entourage que ces questions peuvent intéresser.  

Un grand merci à tous, vraiment ! 

A très vite !

Laurence

Fanny Maurer : « Je suis vegan à 100% pour les animaux, pas pour la planète. »

Elle s’est imposée comme une maquilleuse professionnelle parmi les plus en vogue du moment. Mais ce qui meut vraiment l’ambassadrice de Kat Von D Beauty se situe bien au-delà des mascaras et du papier glacé : depuis des années, cette vegan convaincue œuvre pour la défense animale. Rencontre avec une activiste infatigable et enragée, derrière son si joli sourire.   

Depuis quand êtes-vous vegan ?

Cela va faire cinq ans au mois d’octobre. Je travaillais sur un shooting avec une photographe. Et au moment du déjeuner, j’avais choisi un plat avec du parmesan. Elle m’a alors dit qu’elle essayait de devenir vegan et ne mangeait plus ces fromages-là car ils contenaient de la présure. Je ne savais pas ce que c’était et en rentrant chez moi, j’ai donc cherché, pensant passer dix minutes sur mon ordinateur. Finalement, j’y suis restée toute la nuit. Quelques jours plus tard, j’étais vegan et activiste.

Vous étiez déjà végétarienne ?

Oui, depuis une dizaine d’années. A 15 ans, mon petit frère – qui a six ans de moins que moi – est devenu végétarien. En quelques jours, il a arrêté de porter du cuir, de manger des produits animaux etc… Nous ne venons pas d’une famille viandarde mais on en mangeait quotidiennement, plus par habitude que par goût. Il a commencé à m’expliquer sa démarche et cela m’a fait réfléchir. Jusque-là, je ne m’étais pas forcément posé la question, tout en sachant que je faisais quelque chose qui n’était pas en adéquation avec qui j’étais, avec mon amour des animaux.

Sur votre compte Instagram, vous vous présentez d’ailleurs comme « vegan for the animals »…

Oui, je suis vegan à 100% pour les animaux. Les gens qui se disent vegan pour la planète me font rire. Cela n’a pas vraiment de sens quand il y a des victimes immédiates. Bien sûr, ce que les animaux sauvages subissent me brise le coeur. Mais ce qui me transperce, c’est l’asservissement des animaux par les humains. C’est injuste, répugnant et ça me révolte. Vous savez, depuis que je suis vegan, je suis très en colère. Il y a deux jours par exemple, j’ai posté sur Instagram une photo de mon petit-déjeuner et en commentaire, quelqu’un me dit : « Tes tasses, ce sont des Villeroy & Boch. Ils mettent des cendres d’os de boeuf dans leur porcelaine. » Cela fait cinq ans que je suis vegan, je lis tout ce qui sort sur le sujet, je fais attention à tout ce que j’achète et je n’aurais jamais pensé à ça ! Je continue de découvrir des tortures et ça me donne la haine.

Vous parlez énormément de vos convictions sur les réseaux sociaux. Il est pour vous important d’éveiller les gens au veganisme ?

Oui, c’est ma mission. J’ai une petite communauté [147000 followers sur Instagram NDLR] que je perds au fur et à mesure de mes communications sur les animaux. Mais qu’il me reste un abonné ou que j’en aie trois millions, je ne changerai pas. Personnellement, je me suis construit une vie vegan. Chez moi, tout l’est, de ma nourriture à mon copain, mon chien ou mon job. Sauf que quand je sors de ma bulle, je regarde autour de moi et les gens ont des sacs en cuir et mangent des côtes de boeuf et des omelettes en terrasse. C’est insupportable de vivre dans un monde qui n’est pas vegan et j’ai besoin d’en parler, quelles que soient les réactions.

Elles sont parfois négatives ?

Je reçois des insultes quotidiennement. L’autre jour, quelqu’un me demande ce que je pense des zoos. Je lui réponds « qu’est-ce que tu penses des gens qui sont enfermés à perpétuité en étant innocents ? » Et une femme a commenté : « Espèce de pauvre connasse, pourquoi tu forces les gens à penser comme toi ? » J’ai énormément de messages négatifs. Mais j’en ai encore plus de positifs, dont certains venant de personnes qui me trouvaient trop radicales, ne me suivaient plus puis ont évolué et repensé à moi. Une dizaine de personnes par jour me disent aussi être devenues vegan grâce à moi.

Vous avez changé vos proches ?

La quasi-totalité de mon entourage. Mais il y a deux personnes que je n’arrive pas à convaincre : ma mère et ma meilleure amie. Et ça peut être difficile à vivre. Cet été, au restaurant, ma mère a commandé une pièce de viande et je me suis mise à pleurer. Voir ma propre mère manger ça en sachant ce que cela contient comme agonie était trop compliqué.

Question de génération peut-être ?

Non, la génération n’est pas une excuse. A 50 ans, tu as certes un passé, un vécu, mais aussi un cœur et un cerveau. Je me rappelle d’un papy que j’avais photographié à la marche pour la fermeture des abattoirs avec L214. Il était là, vegan, c’était beau. 

Votre propre transition a été rapide ?

Oui. A partir du moment où je suis devenue vegan, je ne pouvais plus rien manger d’animal. Et j’ai donné mes produits en cuir et make-up non vegan.

Certaines choses vous ont semblé compliquées à remplacer ?

Compliquées à remplacer, non. Je n’ai pas cherché à remplacer quoi que ce soit, car ce que je mangeais avant n’était pas de la nourriture. Mais certains aliments ont été compliqués à arrêter, oui. Le fromage par exemple. Quand j’étais végétarienne, j’en avais doublé ma consommation. Je faisais encore plus de mal sans m’en rendre compte ! On ne se renseigne pas sur ce que l’on mange. Cela m’a d’ailleurs beaucoup choquée en allant dans les abattoirs et en voyant que les animaux que les gens mangent sont pleins de tumeurs. J’ai vu des choses dans les abattoirs… La phase finale absolument immonde et puis la vie avant qui est atroce. Les gens qui sont fiers d’acheter leur viande chez le boucher me font rigoler : la fin est la même. C’est une mort préméditée, avec des animaux que l’on fait naître pour les tuer. Ils n’ont aucune chance. Je me rappelle un porc se jetant au sol en pleurant, comme pour renier sa propre vie. Ce jour-là, je me suis dit que la capacité de l’humain à faire souffrir est dingue. L’humanité est complètement folle. C’est atroce ! J’ai doucement diminué mon activisme à ce moment-là. 

C’est devenu au-dessus de vos forces ?

En revenant de cette opération, j’ai été très mal pendant plusieurs mois. J’ai dû prendre du recul car je n’arrivais plus à gérer une vie saine et équilibrée. J’étais trop pleine de haine envers les gens qui mangent des animaux ou leurs sécrétions. C’est atroce de se rendre compte qu’à trente kilomètres de Paris, où tout est beau, il y a des chambres à gaz pour cochons. Des gens n’acceptent pas de comparer ça à Auschwitz mais je ne vois pas pourquoi. J’ai d’ailleurs lu le récit d’un rescapé qui est vegan et a fait cette équation. Il serait temps que les gens se réveillent. Mon veganisme m’a permis de comprendre toutes les formes d’oppression à la racine, que ce soit le sexisme, l’homophobie ou le racisme. L’humain cherchera toujours à être au-dessus de quelqu’un d’autre. Les hommes doivent être au-dessus des femmes ; les blancs au-dessus des noirs ; les hétéros au-dessus des homos… Et cela commence tôt, lorsque l’on apprend aux enfants à faire une différence entre les animaux : il y a les chiens et les chats, puis le reste. On les déforme. Plus fou encore, on les emmène dans les fermes pédagogiques en leur servant le soir au dîner les animaux qu’ils ont découverts la journée. C’est de la schizophrénie !

Comment gèreriez-vous l’alimentation vegan de votre enfant ?

J’allaiterais, j’imagine. Mais ce n’est vraiment pas dit que j’en aie. Et ce, pour différentes raisons. Déjà, je pense que la planète ne peut plus se le permettre. Et je n’ai pas forcément envie de mettre quelqu’un d’innocent dans le monde dans lequel on vit. En voyant les horreurs faites aux animaux, j’ai peur des humains : je ne me sens jamais en sécurité. Enfin, si j’ai un enfant qui décide un jour de manger de la viande, je m’en voudrais. Je sais que ma réflexion peut sembler folle mais ça me fait vraiment peur.

Vous n’auriez pas pu tomber amoureuse d’un non-vegan ?

Impossible ! Mon copain était vegan avant que je le rencontre, sur Instagram, et il est un très bon argument pour le veganisme. Il est coach sportif, nutritionniste et a un corps de fou. Tu peux ne pas manger d’animaux et être gaulé comme pas possible.

Vous nous le disiez, votre chienne Peanut est vegan. Vous la nourrissez avec des croquettes ou avec ce que vous-même mangez ?

Les deux. Croquettes quand je voyage mais sinon, elle mange comme nous, sans les assaisonnements. Elle adore. Pendant un an après être devenue vegan, j’ai continué à lui donner ce que je lui donnais avant. Un peu conditionnée, je pensais qu’un chien était forcément carnivore. Et puis après cette mission dans un abattoir où j’ai vu les cochons pleins de tumeurs, j’ai pleinement réalisé ce que je donnais à manger à mon chien. J’ai cherché une vétérinaire vegan qui m’a expliqué qu’un chien peut absolument être vegan. Certains chiens qui ont des problèmes au foie survivent sans viande. Pourquoi un chien malade survivrait sans viande et pas un chien en bonne santé ? J’ai essayé, pas très confiante. Et ça a été la meilleure décision. Elle se porte même beaucoup mieux qu’avant.

Comment ça ?

Ses prises de sang sont parfaites alors qu’elle avait toujours un peu trop de sucre ou de gras avant. La véto me dit seulement qu’elle doit perdre 100 ou 150 grammes, car elle reste un peu grosse.

Et votre poids à vous ? Il a évolué en devenant vegan ?

Pas vraiment. En revanche, j’ai remarqué que mon gras a changé. Quand je prends du poids, c’est plus harmonieux. (Rires.)

Dans votre métier de maquilleuse, qu’est-ce que votre conversion a bouleversé ?

Vraiment beaucoup de choses. Je ne travaille plus avec des marques non-vegan et je dois parfois refuser des jobs. Récemment, mon agent m’a proposé un shooting pour un très beau magazine mais il se passait dans un centre équestre. Et je n’ai pas pu. Je ne pourrais pas non plus être sur une campagne où il n’y aurait que de la fourrure ou du cuir. Mais c’est vrai que je travaille parfois sur des shootings où il y en a. Je me dis que je ne peux pas tout refuser et qu’au moins, je dépense l’argent gagné dans des choses qui sont vegan. C’est peut-être hypocrite mais je le pense.

Et côté produits, ce n’est pas compliqué de trouver des alternatives vegan ?

C’est vrai que c’est un univers relativement nouveau. Et certaines formules n’ont pas été encore assez travaillées. En devenant vegan, j’avais donc peur qu’il n’y ait pas assez de choix pour faire un make-up professionnel. Mais j’ai découvert des marques incroyables.

Lesquelles ?

Pour le soin, j’adore Paï et Youth to the People. Et en maquillage, j’avoue mettre Kat Von D Beauty, pour laquelle je travaille, en numéro 1. Les produits sont top et ça a permis que le logo vegan soit apposé dans les Sephora de 32 pays du monde ! C’est génial.

Ce sont vos convictions qui vous ont fait quitter des marques comme Rimmel ou Clarins ?

Pas tout à fait. Clarins m’a débauchée alors que j’étais chez Rimmel, en avançant leur envie de faire des produits vegan. On y a travaillé dur, en créant certains produits et en utilisant des pinceaux vegan. Je suis ensuite partie pour des raisons qui n’avaient rien à voir.

Certaines personnalités vegan vous inspireraient dans votre métier ?

J’aime bien certaines stars vegan comme Jessica Chastain ou Miley Cyrus. Mais elles n’en parlent pas, c’est nul ! Alors qu’une fille comme Cardi B se vante toute la journée de porter de la fourrure ! Ce genre de nanas rythment le monde. En revanche, je trouve incroyable qu’une Kim Kardashian, avec ses millions d’abonnés, explique ne plus en porter. C’est un beau changement.

Pour les vêtements, vous êtes très regardante sur le côté éthique de la production ?

J’ai beaucoup de mal. Je ne vais pas forcément vers des marques éthiques, qui semblent parfois chères, et je m’achète des fringues beaucoup trop souvent. Je ne suis pas un exemple là-dessus.

Vous expliquez ne vous faire désormais que des tatouages vegan. C’est à dire ?

Les produits utilisés, la crème désinfectante, les encres, doivent l’être. Pour être honnête, la quasi-totalité des produits sont vegan de toute façon. Mais maintenant, je m’en assure avant de me faire tatouer. Et selon, j’apporte mes propres produits.

Vous qui voyagez beaucoup, la France vous semble être à la traîne en matière de veganisme ?

Nous ne sommes pas les meilleurs mais il y a des pays qui sont bien pires que nous. A Paris, on a beaucoup d’adresses géniales comme Janine loves sunday [49 rue Montmartre, Paris 2ème] ou Végé’saveurs [29 rue de Charenton, Paris 12ème]. J’y ai récemment emmené ma mère qui n’a pas réalisé que l’assiette qui était présentée comme du « boeuf » n’en contenait en fait pas. Elle était choquée. Et à l’étranger, les choses semblent évoluer aussi, avec des restos vegan qui ouvrent partout. Pourtant, à la fin de l’année, on regarde les chiffres et il y a quatre milliards de victimes en plus. On ne s’en sort pas ! On stagnait depuis plusieurs années à 70 milliards d’animaux terrestres tués et on est passés à 74 pour 2018 ! Si les humains devaient s’exterminer à cette vitesse, il n’y aurait plus personne dans deux semaines. C’est terrifiant. Mais les gens sont tellement spécistes qu’ils refusent de comparer les animaux aux humains. On est en 2019, la conscience des gens pourrait avoir évolué !

Certains penseurs vous ont aidée dans votre conversion ?

Pas vraiment. Mais si je devais citer quelqu’un que j’admire, ce serait Matthieu Ricard, qui est d’une bienveillance absolument incroyable. Sa façon de s’exprimer, sa radicalité transmise avec douceur m’aident. J’ai beau être dans la vie quelqu’un de gentil, j’ai une haine difficile à canaliser sur ces sujets. Je démarre au quart de tour. Mais je suis radicale parce que la situation l’est aussi. On parle d’un massacre qui se perpétue depuis des siècles. Il faut se réveiller. On me dit souvent : « chacun à son rythme. » Mais les animaux tués, eux, n’ont pas le temps d’attendre ! Et l’Amazonie brûle à cause des mangeurs de viande. Vu la situation, je ne comprends pas que plus de gens ne se révoltent pas. Plus je réfléchis, moins je comprends l’être humain. Alors je ne vais pas tourner mes phrases pour plaire aux gens. De toute façon, je n’ai rien à y gagner ; je ne suis pas l’égérie du veganisme. Mais je suis obligée de parler du sujet parce que ça me tue de voir ça.

Vous n’avez pas l’impression que les mentalités changent et que l’écologie est devenue un vrai sujet ?

Oui, on est tous dans l’écologie, l’effondrement a commencé. Pour les prochaines générations, ça va être catastrophique. Mais il y a aussi beaucoup d’hypocrisie. Regardez par exemple les gens qui retirent les pailles de leurs verres mais mangent du poisson. Sachant que les déchets dans les océans, ce sont surtout les filets de pêche ! Et puis l’urgence pour moi, ce sont les animaux qui souffrent maintenant. Ce que l’on fait à des êtres sentients et sans défense est de la cruauté pure. A New-York, j’avais participé à une action contre les calèches touristiques. Il y avait un cheval qui gardait la tête baissée, et sursautait à chaque bruit. J’en ai la chair de poule en y repensant. Je ne sais pas où est passée notre compassion. On s’attribue des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Quand on dit « ce n’est pas humain », si, ça l’est justement. Les animaux ont l’esprit d’équipe, sont dotés d’amour… Pas nous visiblement. On est censés être évolués mais non. Aucune autre espèce ne fait ce que l’on fait. Dans ma rue, il s’est ouvert une cave à viande ! Je regarde à chaque fois que passe. Je veux que quelqu’un ait regardé ces animaux en ressentant quelque chose. Je me demande comment des milliers de personnes passent chaque jour devant cette boucherie, avec ses animaux pendus sans tiquer, sans réagir, sans rien ressentir. C’est effroyable.

Vous prévoyez toujours d’ouvrir un sanctuaire qui recueillerait des animaux ?

C’est le projet de ma retraite, mon but ultime. Je le ferai, c’est sûr.

Des insectes dans mon rouge à lèvres ? Eh oui !

Je suis sûre que, comme moi, si vous êtes une femme, vous avez dû lire ça dans un magazine féminin. Ou sur une affiche. Ou que votre mère, votre grand-mère ou une copine vous l’a refilé comme conseil beauté : « L’accessoire indispensable pour rehausser le teint ? Un vrai rouge carmin»

On est d’accord, un trait de rouge carmin sur les lèvres, c’est ultra chic et ça fait le job. Ce petit tube de rouge à lèvres n’a l’air de rien mais c’est un vrai concentré d’élégance…

Sauf que la réalité est nettement moins glamour !

Pourquoi ? Eh bien parce qu’en adoptant ce rouge à lèvres, nous condamnons à mort une espèce vivante. 

Le rouge carmin s’appelle également rouge cochenille, du nom de l’insecte qui est broyé, avec ses oeufs, pour obtenir cette couleur profonde et vive, ce pigment intense. Et il est utilisé par la plupart des marques de cosmétiques, même les plus prestigieuses.

Allez-y faites le test !

Je vous préviens, il va falloir plisser des yeux ou sortir une loupe. 

Soigneusement cachée sous une première étiquette, vous trouverez en effet une liste d’ingrédients microscopiques. Les mots « rouge cochenille » ou « acide carminique » sont écrits ? Voire, plus trompeuses encore, les formules « Cl 75470 » ou « E120 » ? 

C’est que vous avez mangé des insectes 

Et ce, même en ayant acheté des produits validés par certains labels naturels ou bio, qui ne l’interdisent pas !

Et pourtant, je croyais facile d’éviter les substances animales dans la salle de bains.

Pas de brosse à cheveux en poils de sanglier, ni de véritable blaireau de rasage pour mon compagnon… Pas de faux-cils en poils de vison non plus, bien sûr ! Et en restant loin des crèmes à la bave d’escargot ou au venin de serpent, je pouvais légitimement penser avoir un vanity vegan. 

Mais non !

Dans cette lotion hydratante dont on se tartine tout l’hiver, il y a par exemple sûrement de la lanoline. Le nom est doux, presque mignon. 

Qu’est-ce que la lanoline ? Une graisse d’aspect jaune, que sécrètent les moutons et les brebis, et que l’on retrouve dans leur laine.

J’entends déjà ceux qui vous disent qu’il n’y a pas de quoi s’indigner…

Pour prélever cette lanoline, aucune bête n’est tuée après tout ! Ce n’est pas un hasard d’ailleurs, si la plupart des labels bio – tels Ecocert, Cosmebio ou Nature & Progrès – l’autorisent.

Le hic, c’est que le processus de tonte ne va pas sans douleur. 

Je ne parle pas de la façon de faire artisanale bien sûr. Celle des éleveurs indépendants, sans cruauté manifeste ni trop de précipitation.

Mais à l’échelle industrielle, les animaux endurent les pires souffrances pour leur laine. 

En juillet 2014, une enquête de la PETA révélait ainsi l’envers du décor, en infiltrant des élevages en Australie et aux Etats-Unis, en tête des principaux pays exportateurs. Après avoir été affamés pour leur ôter toute résistance, les moutons étaient manipulés avec brutalité, roués de coups et bien souvent entaillés. (1) 

Dans une vidéo insoutenable, on voit les moutons frappés à coups de poing, de marteau ou de cisailles métalliques. On les entend “pleurer” de peur et de douleur. 

On les aperçoit tentant de s’échapper des mains des tondeurs… Ces tondeurs qui, payés au volume et non à l’heure, refusent de prendre le temps de soigner ou recoudre les plaies que leur brutalité a causées.

Vous le savez maintenant : la lanoline qui rend nos crèmes et nos peaux si douces, c’est aussi ça.

Mais il n’y a pas que la lanoline…

Dans les cosmétiques, beaucoup d’autres substances sont animales, sans qu’on le sache ! 

Cette crème anti-âge hors de prix ?

Elle contient peut-être de la squalane, qui vient du foie de requin. (2)

Ce savon estampillé « 100% naturel » ?

Il est sans doute enrichi en tallowate de sodium, obtenu à base de graisse de boeuf.

Ces vernis et fards à paupières nacrés ?

Ils sont boostés en guanine, dérivée d’écailles de poisson.

L’industrie cosmétique n’a pas son pareil pour masquer les souffrances qu’elle véhicule…

Vous pensiez avoir acheté des produits non testés sur les animaux ? On ne vous a pas tout dit !

Sachant cela, on peut toujours se consoler en se disant qu’au moins, aujourd’hui en 2019 et en France, les produits ne sont plus testés sur les animaux…  Encore raté ! 

Certes, le 11 juillet 2013, un règlement européen a théoriquement mis fin aux essais cosmétiques sur les animaux. Mais, en vertu du règlement REACH – un autre texte européen qui vise à sécuriser la fabrication de substances chimiques – ces pratiques ont en réalité toujours cours dans certains laboratoires ! 

Sur le site de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), la chose est écrite noir sur blanc : « il est parfois nécessaire d’avoir recours à l’expérimentation animale s’il n’existe aucune autre solution ». (3) 

Cette mention que les marques ne sont pas obligées de signaler…

C’est fou mais c’est vrai : les marques peuvent de toute façon aller faire leurs tests hors Union Européenne, dans des pays comme la Chine où ils sont autorisés (pour ne pas dire encouragés). Sans qu’évidemment, rien de tout cela ne soit mentionné !

Le consommateur ne doit pas savoir qu’il y a tant de laideur dans ses produits de beauté.

Mais alors, comment faire ?    

  • Soit on apprend à lire les listes INCI, qui détaillent les composants des produits cosmétiques. Mais avec des noms en anglais et latin, c’est un peu ardu !
  • Soit on se fie aux labels.
  • Sur un flacon, on cherchera tout d’abord un sigle assurant une fabrication sans souffrance, comme le « Choose Cruelty Free » par exemple, international, ou celui de la Peta. 
  • Attention tout de même : ils ne garantissent absolument pas des produits vegan ! Votre crème, shampoing ou baume à lèvres pourra inclure des ingrédients d’origine animale, comme de la cire d’abeille, du miel, du lait… 
  • On guettera donc un deuxième label, vegan cette fois : ceux de « Vegan Society », « Vegan approved », « Vegecert Vegan », « EVE » (Expertise Vegane Europe) ou « Certified Vegan », entre autres.

Cette liste n’est pas exhaustive d’autant que sous l’influence grandissant des consommateurs comme vous et moi , les marques du secteur commencent à être nombreuses et, pour certaines, très efficaces. 

Si vous connaissez d’autres labels, si vous souhaitez recommander des produits en lesquels vous avez toute confiance, n’hésitez d’ailleurs pas à les partager dans les commentaires ci-dessous.

Vous trouverez également les recommandations de Fanny Maurer, maquilleuse pour la marque vegan Kat Von D Beauty. Elle nous a raconté son véganisme et de son exigence d’une « beauté sans cruauté ». Le lien de son itv vidéo et de l’article qui lui est consacré est ici 

Une vision qui m’a semblé très convaincante. Parce que « souffrir pour être belle », à la rigueur. Mais faire souffrir pour être belle, ça non.

NB : nous avons interviewé Fanny en tant qu’experte de son secteur et vegan. Je rappelle à l’occasion que Alternative Vegan est un media que je souhaite totalement indépendant, sans aucun lien avec des marques, sans aucun revenu publicitaire. Cela va sans dire mais c’est mieux de le répéter !

A très vite, 

Laurence

1. https://secure.petafrance.com/page/36663/petition/1?locale=fr-FR
2. http://www.bloomassociation.org/wp-content/uploads/2015/03/EtudeSqualane.pdf
3. https://echa.europa.eu/fr/animal-testing-under-reach
4. https://incibeauty.com/ingredients

Même vos crevettes sont shootées aux antibiotiques (petite histoire de l’antibiorésistance) …

antibiorésistance

Les crevettes ? Ce sont les dernières qu’on imaginerait shootées aux antibiotiques et pourtant… Christophe Brusset, un industriel de l’agro-alimentaire aujourd’hui « repenti » a raconté dans son best-seller de 2015 Vous êtes fous d’avaler ça“ (ed Flammarion) comment il a dissuadé sa femme de manger des crevettes congelées… pourtant commercialisées par l’entreprise dans laquelle il travaillait à l’époque ! 

La raison ? 

Elles contenaient du «chloramphénicol : un antibiotique puissant et pas cher écrit-il, que l’on administre aux crevettes dans certains pays en les mélangeant à leur nourriture. Cela évite les infections qui peuvent découler de leur confinement en grand nombre dans les bassins d’élevage. 
C’est un produit super efficace mais très dangereux. Il provoque une anémie, qui peut être mortelle pour les personnes sensibles. Bien qu’interdit en Europe et dans tous les pays développés, la plupart des pays producteurs l’utilisent encore”.

J’ai eu Christophe Brusset au téléphone la semaine dernière (il travaille à Singapour : l’agro-alimentaire l’a blacklisté en France) et je lui ai demandé si les crevettes nourries aux antibios, cela existait encore. Il m’a répondu oui. La seule solution, explique-t-il, consiste à acheter des «crevettes nordiques, sauvages, pêchées au Canada, en Islande ou Norvège».

Ne vous réjouissez pas en vous disant que vous ne mangez quasiment jamais de crevettes congelées.

Car les crevettes ne sont pas un cas isolé. 

L’administration d’antibiotiques touche TOUS les animaux d’élevage.

  • 83% des 800 millions de poulets tués chaque année en France
  •  96% des porcs
  • 99% des lapins de chair élevés dans l’hexagone

Pour résumer, 50% des antibiotiques produits dans notre pays sont donnés aux animaux d’élevage. 

Un chiffre ahurissant. 

Une administration massive.

Pourquoi donner des antibiotiques aux animaux ?

Pour leur permettre de survivre aux conditions de promiscuité que leur fait subir l’élevage intensif. Et éviter la prolifération des bactéries.

Pourquoi est-ce dangereux ?

Parce qu’en administrant des antibios à outrance, comme on le fait actuellement, on développe l’antibiorésistance.

L’antibiorésistance survient quand les bactéries ne sont plus tuées par les antibiotiques qui sont censés les combattre. En gros, les antibios deviennent inefficaces.

Et cette antibiorésistance touche les hommes comme les animaux. Les bactéries issues des élevages peuvent se transmettre aux humains, via la viande, le lait, les œufs, les cultures lorsqu’elles sont irriguées avec de l’eau contaminée par les matières fécales des animaux ou fertilisées avec du fumier animal.

L’antibiorésistance est aujourd’hui l’une des plus importantes menaces mondiales pesant sur la santé.

Si cette situation perdure, on pourra à l’avenir mourir de maladies qu’on sait aujourd’hui soigner car les antibios ne seront plus efficaces.

Selon une étude du Centre Européen de Prévention des Maladies, ce phénomène pourrait causer la mort de 10 millions de personnes par an dans le monde d’ici à 2050.

  • Chaque année en France, plus de 150 000 patients développent une infection liée à une bactérie multirésistante et plus de 12 500 en meurent (cité par le parisien 16 octobre 2019).
  • Exemple : selon un rapport publié en février 2016 par l’EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments), “76% des carcasses de poulet sont contaminées par la bactérie Campylobacter, la maladie bactérienne qui touche le plus les Européens (9 millions de personnes concernées chaque année, toujours selon l’EFSA). Décelée chez 69,8% des poulets, cette bactérie est désormais résistante à un antibiotique extrêmement important en médecine humaine, la ciprofloxacine”.
  • Autre exemple : la deuxième maladie alimentaire la plus fréquemment signalée en Europe, celles causées par les bactéries salmonelle, est devenue résistante à plusieurs médicaments (infection déclarée par 94 530 personnes en 2017 selon l’ Anses). « Cette résistance s’est retrouvée chez les humains (26% des bactéries) mais aussi dans la viande de poulet (24,8%) et de dinde (30,5%) ». (Cité par L214)
  • Ces maladies transmises par les animaux à l’homme ont un nom : les « Zoonoses alimentaires ». Elles sont en constante augmentation malgré les procédures de contrôle mis en place par les gouvernements (pour plus de détails, regardez ici)

Pourquoi, si ce n’est pour combattre ces bactéries, vous recommande-t-on de nettoyer soigneusement votre plan de travail et vos mains lorsque vous manipulez de la viande crue ?

Et vous savez ce qui est le plus dingue ? C’est qu’un début de solution existe… mais qu’il est hors la loi !

Ce début de solution a été évoqué il y a dix jours par 1052 agriculteurs qui ont signé un manifeste dans la presse.

Ces 1052 professionnels réclament l’autorisation de soigner leurs bêtes avec des plantes lorsqu’il s’agit de traiter des bobos du quotidien (pas les maladies sévères, bien sûr).

Ces médecines alternatives, 70 à 80% des éleveurs bio les pratiquent aujourd’hui mais ils sont obligés de le faire sous le manteau car très peu de ces huiles essentielles ont réussi à passer les tests complexes et coûteux que nécessitent les autorisations de mise sur le marché.

Face à ce problème de santé publique et contre l’antibiorésistance, ces 1052 disent « entrer en résistance »… ( Le Parisien 18 octobre).

Cet appel a été peu relayé.

Est-ce parce qu’il dérange les lobbys ? Parce que ces solutions sont bon marché  et donc très peu rentables (Denis Fric, un vétérinaire homéopathe nous a parlé de ces méthodes alternatives et ancestrales et de la résistance des lobbys, je vous invite à lire notre enquête sur le site d’Alternative Vegan)? 

Ok me direz vous, en attendant que les instances se bougent et que les politiques cèdent à la pression de l’opinion plutôt qu’à celles des lobbys (c’est pas gagné), vous pouvez toujours vous croire à l’abri en vous disant que vous n’achetez pas de la viande ou du poisson issus d’élevages intensif car vous vous fournissez chez un boucher…

Mais savez-vous où se fournit votre boucher ?

“S’il se fournit à Rungis, ce sera de la viande nourrie aux antibios”, nous explique Sébastien Arsac, co-fondateur de l’association L214 (voir une version plus détaillée de cet article sur le site)

Voilà comment le régime carné – générateur d’une souffrance insupportable pour les animaux – impacte votre santé et celle de vos proches, parfois de manière irrémédiable. 

Souvent de manière latente, diffuse, pernicieuse… 

Voilà pourquoi j’ai créé Alternative Vegan : pour vous informer au mieux et vous proposer des alternatives concrètes. 

Venez en discuter dans mon groupe Facebook privé où je dialoguerai avec vous sur les différents thèmes abordés dans mon livre et vous pourrez ainsi me faire part de vos expériences.

Si, comme moi, vous êtes dégoûtés par ces pratiques, réagissez directement dans les commentaires ci-dessous. 

Pour tout cela et pour votre bienveillance, un grand merci !

Laurence

La recette du dahl de lentilles corail en vidéo… et une question !

« Comment s’y prend-on lorsqu’on est un être humain normal et pas une calculatrice qui mange ? ».

La question est posée par l’écrivain américain Jonathan Safran Foer, auteur de Faut-il manger les animaux ? Un livre de référence contre l’élevage industriel. 

Safran Foer est actuellement en pleine tournée promo, occupé à défendre son dernier ouvrage, un manifeste pour une réduction de la consommation de viande intitulé « L’avenir de la planète commence dans notre assiette » (éd. de l’Olivier) qui est sorti cette semaine.

J’aime bien Jonathan Safran Foer parce que son discours est pragmatique, pas dogmatique. Passionné mais raisonné. Vibrant mais pas excluant. 

Safran Foer admet ses failles et ses questionnements : il doute ouvertement qu’une alimentation sans produits d’origine animale provoque un jour une adhésion massive dans le monde.

Mais il propose des choses. La principale proposition de son livre, qu’il détaille dans cette interview accordée à Slate que je vous conseille   est, dans un premier temps, de se passer de produits d’origine animale (lait et œufs compris) au moins lors de deux de nos trois repas journaliers .

Soit. Pourquoi pas pour commencer ? 

Je réfléchis justement en ce moment aux meilleurs moyens pour concevoir une méthode, un accompagnement pour faciliter cette transition végétale devenue si importante. 

Un accompagnement progressif, simple, pratique. 

Je suis en train de rencontrer des docteurs, des nutritionnistes, des chefs cuisiniers… J’espère pouvoir vous en dire plus dans quelques semaines !

Mais avant tout cela, voici une recette pas compliquée du tout à faire : un dahl de lentilles corail, les lentilles étant les championnes des légumineuses.

Nutritionnellement parlant, on n’est pas loin de la perfection ! 

Combinées avec des légumes, les légumineuses apportent en effet une quantité impressionnante de nutriments essentiels: vitamines, oligo éléments, minéraux.

  • Elles sont également très riches en fer (indispensable à la production de l’hémoglobine)
  • Aident à contrôler la glycémie (donc à éviter le diabète de type2) et le taux de cholestérol dans le sang.
  • Ont pour certaines d’entre elles (dont les lentilles) un effet antihypertenseur et aident à lutter contre la fonte musculaire.
  • Un de leurs acides aminés, la leucine, pourrait même ralentir la perte osseuse (Mieux manger pour les nuls, docteur Jean-Michel Cohen, ed First).

Pour cette recette, il vous faut :

  1. 500 g de purée de tomates
  2. 1 litre de lait de coco
  3. Du curry
  4. Du cumin
  5. Du curcuma
  6. Du paprika
  7. De l’huile d’olive
  8. 1 gousse d’ail
  9. 3 tomates
  10. 1 poivron rouge
  11. 1 aubergine
  12. 3 carottes
  13. 400 g de lentilles corail

J’en profite pour vous dire qu’Alternative Vegan, ce média que nous sommes en train de construire ensemble, suscite déjà beaucoup d’intérêt !

Après Europe 1 et C8, je suis invitée le 23 Octobre en début de matinée sur France info pour parler de notre aventure commune et je serai le 31 sur Sud Radio.

J’ai aussi une question pour vous car j’ai du mal à me décider : d’une manière générale (que ce soit pour mon livre ou notre projet de revue) dois-je interviewer des opposants au véganisme ? 

Bien sûr, quand on est journaliste, le contradictoire est la règle. 

Mais je me dis que les partisans d’une alimentation carnée ont largement la parole, et depuis bien longtemps, et que cette parole a emporté toutes les autres. 

Je suis vraiment preneuse de votre avis sur la question : laissez-moi juste un commentaire ci-dessous. Cela me sera très utile !

A très vite,

Laurence

Vous participez peut-être aux massacres des visons ! (et vous ne le savez pas)

Il fut un temps – je vous parle des années 80 – où offrir un manteau en vison à sa femme était lui faire un magnifique cadeau. Après des années à l’espérer, ma mère en a eu un, ses copines aussi. Le manteau de vison est aujourd’hui au fond d’une armoire, je crois que cela fait bien vingt ans qu’elle ne l’a plus regardé. Peut-être avez-vous vécu la même histoire. Porter de la fourrure n’est plus aujourd’hui moralement, socialement acceptable. Pourtant, vous, moi, en portons sûrement sans le savoir.

Non ?

Si !

Car la fourrure est partout.

Dans ces petit colifichets que les enseignes disposent stratégiquement le long des caisses lorsque vous faites la queue ou dans ces portes-clés rigolos et colorés que vos enfants accrochent à leurs sacs à dos…

Elle est aussi dans les cols, les capuches, les garnitures sur les bords de manche…

Elle est partout, mais on ne vous le dit pas.

Parfois, on vous fait même croire que c’est de la fausse fourrure.

Parfois, elle est teintée pour que les consommateurs ne l’identifient pas comme « de la vraie ».

C’est comme ça qu’en France, aujourd’hui, beaucoup d’entre nous achètent de la fourrure… sans le savoir.

OK direz-vous, tout cela est indigne, mais on ne peut rien y faire puisqu’on nous dupe.

Et puis cette cette fourrure vient de l’étranger, de Chine notamment où l’on est capable de tout  pour vendre, comme faire passer du chien pour du « raton laveur »(1) , et où on ne peut rien contrôler…

Vous faites peut-être partie des 59% de français qui pensent qu’il n’y a plus d’élevages d’animaux à fourrure en France.

Or, il y en a.

© L214

Notamment des élevages de visons d’Amérique, aux poils plus denses que les visons d’Europe et qui n’ont pas la chance d’être considérés comme une espèce protégée.

Ces élevages sont planqués mais on en compte une dizaine dans l’hexagone.

Et ils n’ont rien à envier à ceux qui existent à l’étranger.

150 000 visons d’Amérique sont élevés et tués dans les élevages français chaque année.

Les associations qui ont infiltré ces élevages décrivent toutes les conditions indignes dans lesquelles naissent, grandissent et meurent ces animaux (2). 

Pour rappel :

  • Les visons d’Amérique sont des animaux semi aquatiques, c’est-à-dire qu’ils vivent le long des cours d’eau (marais, fleuves, bord de mer) où ils ont besoin de s’immerger.
  • Ils sont solitaires, ont une espérance de vie de 6 à 8 ans en milieu naturel, leur territoire peut s’étendre jusqu’à 6 kilomètres pour les mâles, 3 pour les femelles.
  • Ils aiment se cacher, bondir, nager, marcher, grimper aux arbres et sur les rochers. Ils sont curieux, intelligents, délicats. Ils ont… besoin de liberté !

Entassés, souillés, blessés, gazés

Dans les élevages qui subsistent en France et que les associations de protection animale ont visité, les visons sont :

  • Entassés (généralement par 3) dans des cages minuscules, dites “en batterie” et n’ont aucun accès à l’eau.
  • Ils n’ont pas de mangeoire, de paille ou de litière, leurs cages dégoulinent d’excréments et d’urine. Leur nourriture est jetée à même les grilles où les restes pendent en putréfaction.
  • Ces conditions de vie les font sombrer dans la folie. Ils développent des troubles du comportement, s’automutilent ou se blessent. Les usines à fourrure résonnent de leurs cris perçants.
  • Leurs blessures ne sont pas soignées, leurs plaies sont laissées sans traitement, au point qu’il est arrivé que leur cerveau soit apparent. Oui, je sais, c’est dur à lire, mais c’est la vérité.
  • Les visons qui ne sont pas gardés pour la reproduction sont abattus à l’aube de leur premier hiver. Ils sont généralement gazés ou électrocutés par voie anale. Ceux qui ne meurent pas tout de suite (il y en a beaucoup) sont dépecés alors qu’ils sont encore conscients…
  • En 2018, l’élevage d’Emagny dans le Doubs, était fermé par arrêté administratif (3). « Par souci d’économie, cet éleveur est allé jusqu’à broyer les cadavres des morts pour les donner à manger aux vivants », racontait un riverain à l’association 30 millions d’amis .

Et cette souffrance animale se double d’un désastre environnemental puisque les déjections se dispersent dans la nature et polluent les sols(4).

Comment pouvons nous accepter cela ?

J’y pense à chaque doudoune avec capuche que je regarde, à chaque caisse cernée de colifichets que je fréquente. 

D’autant que l’Etat ne fait rien.

Cet Etat français dont le ministre de l’agriculture  – et donc de la protection animale – Didier Guillaume a osé l’été 2019 aller assister à une corrida (5).

Mieux, la France est dans l’illégalité.

Elle ne respecte pas la recommandation du Conseil de l’Europe sur l’élevage des animaux à fourrure, à laquelle elle doit pourtant se plier. 

Selon cette recommandation, il est illégal de

  • Priver les visons de cachettes
  • Priver les visons de litière
  • Priver les visons de points d’eau dans lesquels ils puissent nager

Une dizaine de pays de l’Union Européenne ont interdit ou encadré les élevages d’animaux à fourrure. 

La France fait partie des pays n’ayant voté AUCUNE LOI à ce sujet.

Et ce, alors que 8 français sur dix se déclarent pour l’interdiction des élevages d’animaux à fourrure en France(6).

Autant dire que l’Etat traite ce sujet par le plus grand mépris…

Vous êtes révolté(e), vous aussi  ?

Partagez cet article avec vos amis pour qu’ils soient eux aussi informés et commencent à boycotter tous ces produits.

Vous souhaitez échanger sur ce sujet et en savoir plus ?

Rejoignez mon groupe Facebook privé, qui compte désormais plus de 2000 membres (merci !).

Ou n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous, je serai ravie de vous lire. 

(1) Source Liberation
(2) Enquêtes de 30 millions d amisenquête de One Voice dans six élevages à voir ici,
et enquête de L214 à voir ici 
(3) Source 30 millions d’amis
(4) Selon une étude menée en 2011 par un cabinet indépendant,la fourrure a un impact environ- nemental plus important que toutes les autres matières textiles sur 17 des 18 critères environnementaux étudiés;
voir ici 
(5) Source Le point 
(6) sondage YouGov pour L214 – 2018.

Comment ça, il y a du plastique dans les saucisses (retour sur l’opacité des comptes de l’industrie de la viande) ?

Vous auriez cette attitude avec l’administration, vous ne respecteriez pas la loi à ce point, vous vous exposeriez immédiatement à de sévères poursuites judiciaires.

Mais lui est un fils de famille.

Le fils de la 168ème famille la plus riche de France (1).

Celle qui détient 70% du marché de la viande.

Qui emploie 14 000 personnes, dont 12 000 en CDI.

Son business entraîne chaque année la mort de 1,3 million de bovins adultes, 400 000 veaux, 5 millions de porcs et 400 000 agneaux (2).

Une famille qui s’est crue au dessus des lois.  

En septembre 2017, Maxence Bigard, le fils de Jean-Paul Bigard, le PDG de l’entreprise qui détient Bigard, Charal et Socopa, était auditionné par la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale.

Depuis 2013, la société Bigard refusait de communiquer ses comptes. 

Une obligation légale pourtant, qui permet d’éclairer le public sur les bénéfices d’une entreprise, son champ de responsabilités, les aides reçues, bref qui permet de « rendre des comptes » – c’est là où l’expression trouve tout son sens.

Face au questionnement des députés l’interrogeant sur ce non respect de la loi, le fils Bigard, mutique, n’a rien lâché. Zéro réponse, zéro justification.

On est dans le Parrain ou dans une commission d’audition à l’Assemblée Nationale ?

La séquence a été filmée (3), elle est juste incroyable. «  On est dans le Parrain ou on est dans une commission d’audition à l’Assemblée Nationale ? » s’est même énervé François Ruffin, député LFI de la Somme.

Chez les Bigard, l’opacité est assumée. Limite revendiquée.

C’est le cas pour les comptes de l’entreprise.

C’est aussi le cas dans ses abattoirs où l’association L214 n’a pu pénétrer qu’une seule fois, il y a dix ans.

Jean-Paul Bigard, le PDG qui fuit les micros et les caméras, est décrit par le magazine Marianne comme un « abatteur-transformateur qui dicte sa loi aux éleveurs et distributeurs » (4).

  • Il s’est prononcé contre la vidéosurveillance dans les abattoirs au motif que l’activité du secteur de la viande souffrait déjà de « bien des règles » et que la vidéosurveillance serait assimilée à une « surveillance du personnel ».  
  •  “Nous n’avons aucun intérêt à mettre en scène et à ouvrir le début d’une chaîne d’abattage”a-t-il déclaré devant la commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français (la déclaration intégrale est à retrouver ici (5)).
  • Il a d’ailleurs admis que toute sa politique commerciale (le groupe Charal a dépensé 17 millions d’euros de pub en 2013) visait à couper le lien dans l’esprit des consommateurs entre les animaux et la viande (6).

Face à ce non-respect de la loi, ceux que vous élisez n’ont rien pu faire.

Fin mai 2018, l’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Travers assurait que Bigard allait être condamné par le tribunal de commerce du Finistère si rien n’était fait. Mais rien n’a été fait. Et il ne s’est rien passé…

Une trentaine de députés ont aussi exhorté Bigard à publier ses comptes sous peine de se voir réclamer, comme l’exige là aussi la loi, une amende journalière équivalente à 2% de son chiffre d’affaire (7).

Là aussi, chou blanc…

La question est : pourquoi accepte-t-on cette opacité ?

La réponse est toute simple : parce que l’industrie de la viande est extrêmement puissante.

Bigard, c’est presque la moitié de l’industrie de la viande en France. Et le leader en Europe.

Autant dire qu’en terme d’emploi, Bigard pèse très lourd. Dans certaines régions, comme la Bretagne centre, par exemple, la quasi totalité des emplois ont plus ou moins trait à l’élevage industriel (8).

Voilà pourquoi ce ne sont ni les parlementaires ni le ministre de l’agriculture qui ont contraint le groupe mais les associations. 

L214 , l’association Lanceur d’alerte (représentée par Alexandre et Maxime Renahy, auteur de Là où est l’argent) ainsi que la journaliste Inès Léraud (autrice de Algues vertes, l’histoire interdite, ed Delcourt) et  Pierre Hinard (auteur du livre Omerta sur la viande, ed Grasset) ont poursuivi en justice le numéro 1 de la viande française.

Et de façon précipitée, Bigard a fini par publier la plupart de ses comptes de 2014 à 2017. 

Quel est l’intérêt d’avoir finalement obtenu la publication de ces comptes ?

Cela permet de savoir comment est utilisé l’argent public dont le groupe bénéficie. Notre argent. Celui des citoyens.

Une viande ultra subventionnée qu’on ne paye pas à son vrai prix.

Car cette viande qui peut faire tant de mal à notre santé (voir cet article) est ultra subventionnée : d’après le syndicat Force ouvrière, Bigard aurait perçu 32 millions d’euros d’aides de l’État en crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et en allègements sur les bas salaires pour la seule année 2014, et 26 millions d’euros en 2015.

Pourtant, le plus révoltant n’est pas que le leader du secteur ignore ainsi, des années durant, la loi, le plus révoltant n’est pas que la viande soit ultra subventionnée ou qu’elle perçoive des aides de l’Etat. 

Le plus dérangeant est cette opacité revendiquée de l’industrie de la viande.

Chez Bigard, c’est une opacité financière.

Mais chez d’autres entreprises, c’est une opacité tout court.

Qui touche souvent les circuits d’approvisionnement et de distribution, les industriels multipliant les sous-traitants et les traders pour négocier au plus bas prix les pièces de viande. Des pièces de viande issues d’animaux “désassemblés”, pour que chaque partie de la dépouille soit valorisée au maximum. 

Et cette opacité tout court conduit à des scandales alimentaires (9).

Pour rappel, en France, et rien que sur les six dernières années:

  • Février 2019:  scandale à la viande polonaise frauduleuse. 795 kilos de viandes issues d’abattage illégal de bêtes potentiellement malades sont achetées par neuf entreprises françaises qui ont été “dupées” (10). 
  • Juin 2019, le scandale des “steaks des pauvres”. Des tonnes de faux steaks hachés surgelés importés de Pologne, sans trace de viande bovine, sont vendus à des associations caritatives.
  • 2013: La retentissante affaire Spanghero et le scandale des lasagnes garnies à la viande de cheval vendues à bas prix et censées être du boeuf. 50 tonnes de VSM de mouton (Viande Séparée Mécaniquement, mélange de graisses, cartilages et os ) ont par ailleurs été importées illégalement du Royaume Uni . Elles étaient destinées à fabriquer des merguez fraîches. A noter que depuis 20 ans, la commercialisation de VSM de moutons est interdite car il y a un risque potentiel d’y retrouver des ganglions porteurs du prion, l’agent responsable de la maladie de la vache folle (11).
  • Décembre 2013: le scandale des chevaux de laboratoire. Des centaines de chevaux de labo auraient été réintroduits dans la filière alimentaire en étant vendus à une société de négoce narbonnaise.
  • Et que dire de la lisibilité proche de l’opacité de certaines étiquettes, celles de certaines merguez vendues en supermarchés notamment, dont la composition est écrite en tout petit au dos.

Une viande dans laquelle , il y a trois ans, les inspecteurs de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) avaient retrouvé du porc non étiqueté, des antioxydants non autorisés et des colorants en quantité supérieure à celle autorisée (11). 

Plumes et plastique dans les saucisses 

Selon le réseau d’alerte de la Rasff, commission européenne sur l’alimentation, il est également arrivé qu’en décortiquant des saucisses, on tombe sur des plumes, des résidus de plomb, des fragments de plastique… Fragments provenant du plastique collé au minerai de viande décongelé à l’arrache (11)… 

Je veux commencer à enquêter sur ces sujets qui touchent directement à notre santé et vous informer au mieux pour le futur

Mais j’ai besoin de vous, de votre soutien. 

Si vous connaissez d’autres cas et souhaitez également vous impliquer avec moi, je serai très heureuse que nous puissions échanger dans les commentaires sous cet article ou dans le cadre plus fermé de mon groupe Facebook privé ici

A très vite !

Laurence 


(1) Selon le classement du magazine Challenge 2019
(2) Chiffres de 2015
(3) A regarder ici
(4) https://www.marianne.net/societe/jean-paul-bigard-le-carnassier-qui-dicte-sa-loi
(5) « L’acte de mort est totalement verrouillé. Ce n’est pas un spectacle, c’est un acte difficile, même lorsqu’il est bien géré. On voit du sang, on entend du bruit, il y a une odeur. C’est plus impressionnant sur un bovin de 500 kilos que sur un poulet de 1,5 kilo. Il est possible de renforcer encore les règles, mais nous n’avons aucun intérêt à mettre en scène et à ouvrir le début d’une chaîne d’abattage. La première partie de la chaîne d’abattage, c’est-à-dire de la mort de l’animal jusqu’à son éviscération thoracique, abdominale, autrement dit la vidange de l’animal, est délicate à montrer à des gens qui ne connaissent pas. Cela constitue obligatoirement un choc » a déclaré Jean-Paul Bigard devant la commission d’enquête parlementaire.→ Compte rendu de l’audition de Jean-Paul Bigard devant la commission d’enquête de M. Falorni en 2016
(6) (évoqué par L 214, la face cachée de nos assiettes ed Robert Laffont, p 227).
(7) (La loi Sapin II, adoptée fin 2016 sous le quinquennat Hollande, prévoit une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 2% du chiffre d’affaires moyen journalier enregistré en France par jour de retard, pour toute entreprise de transformation agricole refusant de publier ses comptes Une sanction pouvant atteindre 2 % du chiffre d’affaires quotidien grâce aux dispositions de la loi Sapin II.
(8) Cité par L214, la face cachée de nos assiettes ed Robert Laffont
(9) La société Bigard n’est impliquée dans aucun de ces scandales
(10) https://www.lepoint.fr/societe/viande-polonaise-frauduleuse-au-moins-150-kg-vendus-aux-consommateurs-en-france-01-02-2019-2290798_23.php
(11) Lire à ce sujet La merguez sur le grill, Marianne, 26 juillet au 1er août 2019)

Oui, le végétalisme peut sauver des millions de vies du diabète

Un adulte sur 11 dans le monde vit aujourd’hui avec le diabète, maladie qui ne cesse de progresser [1].

Il y a 4 millions de diabétiques en France.

Des chiffres d’autant plus inquiétants que cette maladie avance souvent cachée (entre 500 000 et 800 000 français seraient des diabétiques qui s’ignorent) [2]…

Et que les conséquences d’un diabète non traité peuvent être dramatiques :

·     risques d’athérosclérose ou d’artères bouchées

·     risque de crise cardiaque, d’attaques cérébrales

·     problèmes de vue, notamment de cécité

Si rien n’est fait, un français sur 10 – soit 6 millions – sera touché d’ici 15 ans.

De quel diabète parle-t-on ?

Le plus répandu, celui qui touche 90% des diabétiques, est le diabète dit « de type 2 ».

C’est un diabète lié à un déséquilibre de l’insuline, laquelle insuline régule le niveau de sucre dans le sang.

L’insuline produite par le pancréas agit mal (c’est l’insulinorésistance). Le pancréas finit par s’épuiser et ne parvient plus à produire une quantité suffisante d’insuline. Le taux de sucre dans le sang n’est alors plus régulé et devient trop élevé.

Selon l’OMS, un diabète est avéré lorsqu’à deux reprises, le taux de sucre dans le sang est supérieur ou égal à 1,26g/l à n’importe quel moment de la journée.

Ajoutez à cela que le surpoids et l’obésité sont des facteurs aggravants de la maladie (80% des personnes concernées par un diabète de type 2 sont en surpoids voire obèses) et vous comprendrez qu’avec une population qui ne cesse de prendre du poids, le risque est de plus en plus grand….

Pourtant, le diabète n’est pas une fatalité.

LA bonne nouvelle, c’est que le diabète de type 2 peut se contrôler.

On peut même devenir un ex-diabétique.

Comment ? En changeant sa façon de s’alimenter.

Depuis très longtemps, en effet, on sait que le régime alimentaire est important dans le contrôle du diabète [3].

Et que ce régime doit répondre à trois principes :

  • Moins de graisses, notamment saturées car elles contribuent à l’obésité
  • Beaucoup d’hydrates de carbones pour aider à contrôler la glucose dans le sang. Les diabétiques sont encouragés à manger des amidons tels que les pommes de terre, légumineuses, pain et pâtes…
  • Beaucoup de fibres. Les fibres ne se trouvent que dans les aliments végétaux : pommes de terre cuites au four (avec la peau), choux de Bruxelles, courgettes, pois, haricots, flocons d’avoine…

Aujourd’hui de nombreuses études prouvent qu’une alimentation vegan riche en fruits et légumes et pauvres en matière grasse réduit les risques de diabète.

Vous ne me croyez pas sur parole ? Vous avez raison.

Voilà donc les études. Il y en a pléthore.

La plus récente a été publiée le 13 février 2018 dans la revue Nutrients par le Physicians Committee for Responsible Medicine de Washington [4].

Des chercheurs ont réuni 75 participants de 25 à 75 ans en surpoids et sans antécédents de diabète. 16 semaines durant, une moitié du groupe a conservé son régime alimentaire habituel, l’autre a suivi un régime vegan, faible en graisses, à base de fruits, de légumes, de grains entiers et de légumineuses, le tout sans limite calorique et sans changer leur activité physique…

A la fin des 16 semaines, le groupe des personnes ayant mangé vegan a vu son indice de masse corporelle baisser. Leur sécrétion d’insuline a augmenté après les repas, de même que leur sensibilité à l’insuline. Leur taux de sucre dans le sang a lui aussi diminué.

Pour les scientifiques, ces résultats attestent que le véganisme peut être un moyen de prévenir le diabète de type 2.

Selon le docteur Hana Kahleova, auteur de l’étude « cette étude ajoute une preuve que l’alimentation est vraiment un remède et que consommer un régime sain à base de fruits et légumes peut faire beaucoup pour prévenir le diabète ».

Et cette étude n’est pas la seule :

  • En mai 2017, une publication de référence [5] coordonnée par François Mariotti, professeur à AgroParisTech et spécialiste de la physiologie de la nutrition et du comportement alimentaire l’écrivait clairement : « il y a aujourd’hui des preuves épidémiologiques indiquant un risque plus faible de diabète de type 2 chez les personnes suivant différents types de régime végétariens » [6].
  • En 2013, une étude française faisait le lien entre une consommation importante de viande et de produits laitiers et la hausse du risque de diabète de type 2. La proportion de femmes consommant le plus de viande avait un risque de diabète de type 2 de 56% plus élevé que les autres [7].
  • En 2009, une étude publiée dans la revue médicale Nutrition Reviews expliquait : « les personnes suivant un régime végétarien sont environ deux fois moins susceptibles de développer un diabète que les non-végétariennes [8] ».
  • Enfin et pour cesser de vous assommer de chiffres et d’études, en décembre 2016, l’Académie de nutrition et de diététique des Etats-Unis exprimait sa position sur les régimes végétariens, soulignant qu’ils « réduisent les risques de maladies cardiovasculaires , le diabète de type 2, l’hypertension, certains types de cancers et l’obésité ».

L’académie rassemble plus de 100 000 nutritionnistes du monde entier.

Entendons-nous bien: il ne s’agit pas de dire que le véganisme peut guérir de tout mais, clairement et c’est prouvé scientifiquement, le véganisme permet de lutter contre certaines des maladies chroniques les plus graves de notre ère : maladies cardiovasculaires, cancer du sein, du côlon, alzheimer, la DMLA… (vous retrouverez ici un article qui liste un certain nombre de bienfaits prouvés scientifiquement). 

Si vous souffrez de diabète ou de l’une de ces maladies, je serai vraiment très intéressée de vous lire dans les commentaires ci-dessous

Et si vous connaissez des personnes souffrant de ces mêmes maladies, n’hésitez pas à partager cet article pour leur permettre également d’échanger avec les membres de notre communauté qui seraient dans la même situation

A très vite !

Laurence 


[1] Données publiées dans la 8e édition de l’Atlas du diabète de la Fédération internationale du diabète
[2]  . https://contrelediabete.federationdesdiabetiques.org/le-diabete/?gclid=CjwKCAjwq4fsBRBnEiwANTahcF8s1uV3B54EMmDMHQ3sOfJ8sQQWxE7fc2_EjHoKccyvtlNFux9kxxoC0YYQAvD_BwE
[3] Le plus ancien régime diabétique retrouvé date de 1550 avant Jesus-Christ et préconisait l’utilisation de « grains de blé, de gruau frais, de raisins, de miel, de baies et de bière douce ».
[4] Pour consulter l’étude : http://www.mdpi.com/2072-6643/10/2/189 )
[5] Les régimes végétariens et à base de plantes dans la santé et la prévention des maladies, cité par Hugo Clément Comment j’ai arrêté de manger des animaux, ed Seuil
[6] Comment j’ai arrêté de manger des animaux , Hugo Clément, ed Seuil.
[7] https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/24544-Devenir-vegan-bon-diabete-type-2)
[8] Comment j’ai arrêté de manger des animaux , Hugo Clément, ed Seuil.

Protéines végétales versus protéines animales : ce mythe qu’on traine depuis cent ans.

Je suis sûre qu’à vous aussi, ça vous est arrivé. 

Une phrase qu’on répète, un truc venu d’on ne sait où et qui, à force d’être répété, devient une vérité.

Dans les journaux où j’ai travaillé, par exemple, il arrive souvent qu’on m’ait dit : “le lecteur pense ça” ou bien alors: “tu ne peux pas supprimer telle page, la lectrice ne le supportera pas”. 

Pour les “certitudes” concernant le véganisme, c’est pareil. 

Il y a des approximations, des mensonges, tellement répétés au fil des années qu’ils sont bien installés : 

En vrac…

Manger de la viande rend fort.

Manger de la viande est essentiel.

L’humain est né pour être carnivore.

Manger l’autre, c’est la loi de la jungle (bah, on n’est pas dans la jungle).

Et de toutes façons, les protéines animales sont de meilleure qualité que les protéines végétales.

En terme de nutrition, ce mythe-là est celui qui est le plus ancré. 

Car à force de répéter cette contre-vérité, les protéines animales sont devenues dans l’esprit de tous la seule source de protéines.

Elles le sont même devenues dans l’esprit des professionnels, puisque comme le souligne le docteur Jérôme Bernard-Pellet, “99% des médecins et diététiciens sont absolument convaincus que les protéines animales sont supérieures aux protéines végétales alors que c’est complètement faux”.

C’est pour cela qu’on demande toujours aux vegans : “mais comment tu fais pour les protéines?”.

Rappel :

Pourquoi les protéines sont indispensables

Parce qu’elles sont indispensables à… la vie ! Elles jouent un rôle fondamental dans la construction et la réparation de nos muscles, de notre peau, de nos os, cheveux et ongles, aide notre corps à se défendre contre les infections et à transporter l’oxygène dans notre corps. Elles assurent la plupart des fonctions cellulaires.

Pourquoi pense t-on que les protéines animales sont meilleures que les protéines végétales ?

Une protéine est généralement constituée de plus de 50 acides aminés liés entre eux tels les maillons d’une chaîne. 

Il existe 20 acides aminés différents dont 8 dits « essentiels ». 

Ces 8 acides aminés essentiels ne sont pas fabriqués par notre organisme et c’est par notre alimentation que nous devons les lui donner.  

Et vous savez quoi ? 

Ces 8 acides aminés essentiels sont tous présents dans les végétaux !

Aucun médecin, aucun diététicien ne vous dira le contraire !

Le seul hic, c’est que, dans les protéines végétales, un de ces acides aminés n’apparaît qu’en faible proportion. C’est celui qu’on appelle l’acide aminé “Limitant”.

Pour les légumineuses, c’est la méthionine et pour les céréales, la lysine.

De là est née l’idée que les protéines des oléagineux, des légumineuses et des céréales seraient de mauvaise qualité car elles ne renfermeraient pas les acides aminés essentiels.

Alors qu’il y a une façon très simple de résoudre ce petit problème, c’est d’associer dans votre alimentation les légumineuses et les céréales (haricots rouges et maïs, riz et lentilles, semoule et pois chiche, haricots secs et pâtes, fèves et blé et toutes sortes d’associations qu’ont bien assimilées les cuisines du monde). 

Contrairement à une idée reçue, on n’est pas obligés de consommer céréales et légumineuses en même temps. Il suffit de les consommer dans la même journée…(vous trouverez ici un récapitulatif de nos besoins journaliers en protéines)

Autre hic – mais c’est un petit hic -, la digestibilité des protéines animales est en général meilleure que la digestibilité des végétales.

Pour 100 grammes de protéines végétales, 85 grammes vont réellement pouvoir être utilisées par l’organisme, explique Jérôme Bernard-Pellet. Pour 100 grammes de protéines animales, ce sera 95 grammes. Ces caractéristiques techniques ont suffi pour que certains disent : les protéines animales sont supérieures, poursuit le médecin. C’est une idée qu’on traîne depuis peut-être cent ans …”.

Une idée fausse car les protéines végétales ne sont pas moins bonnes que les protéines animales, elles sont même meilleures.

C’est ce qu’explique le docteur Jérôme Bernard-Pellet. 

« Une étude assez révolutionnaire a été publiée dans le JAMA [1]  (Journal de l’Association Américaine de Médecine Interne) en 2016, explique le docteur Pellet, La mortalité globale était étudiée en fonction de la source de protéine ingérée (plus de 130 000 personnes ont été étudiées durant trois décennies).

Chez les populations qui sont en pleine santé, ces deux protéines, animales et végétales, peuvent faire jeu égal.

La donne change concernant les patients qui ont une fragilité, par exemple ceux qui sont hypertendus, diabétiques, en surpoids.  

Plus ces patients-là mangent des protéines animales, plus ils augmentent leur mortalité cardiovasculaire.

Et inversement, plus ils mangent des protéines végétales, plus ils diminuent leur mortalité cardiovasculaire.

Donc sur des critères cliniques, sur des critères pratiques, continue le médecin, les protéines végétales semblent mieux à même de protéger la santé que les protéines animales”.

Graisses contre fibres

Ajoutez à cela que les protéines animales apportent leur cargaison de graisses saturées tandis que les protéines végétales contiennent des fibres alimentaires et des glucides (qui sont absents de la viande) et vous pourrez choisir lesquelles manger.

Enfin et pour terminer, sachez que la consommation excessive de protéines animales a une incidence négative (elle peut causer la perte de calcium dans les os, un risque accru de cancers – en particulier colorectaux et une épuisement des reins et du pancréas [2]), là où la consommation excessive de protéines végétales n’a aucune incidence.

Voilà, j’espère vous avoir éclairé(e)s et que vous saurez quoi répondre à quelqu’un “qui sait de quoi il parle” quand il vous ressortira le mythe des protéines végétales versus animales.

Si vous avez des questions, des remarques, partagez-les directement dans les commentaires ci-dessous : je serai très heureuse d’y répondre et de vous lire.

Pour écouter et voir le docteur Pellet expliquer tout cela, je vous renvoie sur mon groupe Facebook privé qui vient de passer la barre des 1000  membres ! Merci beaucoup ! La vidéo se trouve ici.

A très vite !

Laurence

[1] Mingyang Song,, Teresa T. Fung, Frank B. Hu, Walter C. Willett,Valter D. Longo, Andrew T. Chan,; Edward L. Giovannucci. ““Association of Animal and Plant Protein Intake With All-Cause and Cause-Specific Mortality.”JAMA Intern Med. Published online August 01, 2016.
[2] Veggie en famille, Hélène Defossez Lise Lebrun, ed Leduc pratique

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