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Alternative Vegan informe, enquête, explique, accompagne concrètement vers un mode de vie plus sain, respectueux de l’environnement et des animaux, sans renoncer aux plaisirs de la vie.

Ma belle rencontre avec Eva Claire !

« Mais qu’est-ce que tu vas manger ?! Trois carottes, ça ne nourrit pas, tu sais. »

Quand je suis passée à l’alimentation végétale, j’ai vite compris que mes proches n’étaient pas emballés. « Tu es au courant que le tofu, ça n’a pas de goût ? » m’ont prévenue certains, quand d’autres m’imaginaient dépérir au régime roquette-laitue.

Je n’avais jamais été un cordon bleu – pas le temps.

Et mes amis me voyaient mal ressusciter les légumes oubliés alors que, jusque-là, je peinais à identifier ne serait-ce qu’un navet. Sincèrement, je crois qu’ils s’imaginaient déjà qu’en sortant d’un dîner chez moi, il leur faudrait faire un crochet par le McDo !

Mais je les ai rassurés. Je les ai même surpris.

Si je ne les ai pas tous convertis (la multiplication des pains de légumes n’a pas suffi), je leur ai en tout cas fait découvrir la cuisine végétale.

En leur montrant qu’elle pouvait être savoureuse, en leur prouvant qu’elle ne se résumait pas à des patates bouillies ou au morceau de tofu tout flasque flottant dans la soupe miso du restau…

Mais je n’y suis pas arrivée toute seule.

Si j’ai réussi ma « transition » végétale, c’est parce que j’ai rencontré la meilleure des guides, celle qui m’a appris à m’alimenter sainement, simplement et sans carences.

Celle avec qui je travaille depuis des mois pour élaborer le premier programme d’Alternative Vegan

J’ai nommé Eva-Claire Pasquier !

Elle s’appelle Eva, qui vient d’Eve, comme celle qui a fait croquer à Adam le fruit défendu et Pasquier comme la brioche qu’on trouve toute faite dans les supermarchés.

Sauf que les produits industriels, c’est pas du tout son truc, et que la pomme n’est pas pour elle un fruit défendu, bien au contraire !

Eva défend une cuisine simple. Facile. Equilibrée. De saison et de bon sens.

Elle est arrivée dans ma vie au bon moment, celui où je n’avais pas forcément besoin de recettes végétales – les recettes, je sais où les trouver, j’ai plein de livres sur le sujet et l’adresse de très bons sites – mais où j’avais besoin qu’on m’explique quelques règles me permettant de concevoir des repas équilibrés.

J’avais besoin d’acquérir des automatismes, pour pouvoir me concocter des repas toute seule chez moi sans aliments impossibles à trouver et sans devoir courir chez Naturalia.

J’avais besoin de comprendre pourquoi il est nécessaire d’associer céréales et légumineuses dans une même journée, savoir où trouver les fameuses protéines (dont je ne m’étais par ailleurs jamais souciée dans une alimentation omnivore).

J’avais besoin de réapprendre (d’apprendre même plutôt) à faire des plats où la viande ne serait pas l’élément principal et les légumes accessoires…

J’avais besoin d’être rassurée, de comprendre qu’on pouvait continuer à se régaler et à manger équilibré en se passant de viande, d’œufs, de lait…

Eva-Claire a eu deux enfants, une vie professionnelle chargée, elle sait que bien souvent, la plupart d’entre nous n’a pas beaucoup de temps à passer en cuisine.

Il m’est arrivé de la voir partir en rendez-vous en avalant un sandwich crudités garni de tranches de tofu fumé comme s’il s’agissait de jambon, de la voir se régaler d’un avocat rempli de tartare d’algue avant de filer donner une conférence, de dégainer en dix minutes un Chili sin carne express à son fils entre deux révisions d’exam.

Il m’est arrivé à contrario de la voir passer des heures à imaginer des accords entre les ingrédients : adepte de la « nutrition thérapie », elle conçoit en effet elle-même ses recettes à base des nutriments les plus pertinents pour la santé.

Et quand on a eu le temps de se poser, elle et moi, elle a pris le temps de m’expliquer.

Les bases nutritionnelles, les sources d’oméga 3, d’iode, de potassium, les graines de lin qu’il faut mixer sinon ça ne sert pas à grand-chose de les consommer, ses trucs pour faire de délicieux gratins sans fromage, du lait d’amandes maison (je m’en faisais tout un plat mais ça se fait en trois minutes et c’est nutritionnellement excellent), comment remplacer un aliment par un autre parce qu’au dernier moment, il nous manque toujours quelque chose…

Et quand je suis un peu montée en compétence, Eva Claire n’a pas hésité à me confier ses astuces de façon généreuse et pédagogique…

L’idée s’est d’ailleurs imposée très vite : c’est avec cette cuisinière d’exception, la meilleure dans son domaine, qu’il fallait que je conçoive un programme, le premier programme d’Alternative Vegan, pour vous donner les bases de la cuisine végétale…

Je vous en dirai plus très bientôt !

Pour l’heure, je vais déjà vous raconter un peu son histoire. Parce que son vécu et sa générosité expliquent sa cuisine et ses connaissances nutritionnelles.

Préparez-vous : elle va vous faire voyager…

Dès son enfance, Eva-Claire en a en effet vu de toutes les saveurs ! Chez son père, on est hongrois et pied-noir : plein d’épices dans sa cuisine suffisent d’ailleurs à comprendre qu’elle aime les saveurs orientales.

Du côté de sa mère, les origines sont franco-suédoises. De quoi l’ouvrir, très jeune, à des cultures culinaires différentes. Et une fois adulte, elle ne cessera d’enrichir ce mélange.

Le meilleur des cuisines du monde assimilé

C’est d’abord à Hong-Kong, à 22 ans, que cette Niçoise a construit sa vie. Elle ne se consacre alors pas à la cuisine – elle gère une entreprise d’import-export.

Mais cette première installation à l’étranger étend son horizon culinaire et nourrit sa curiosité. Elle ne tarde d’ailleurs pas à s’intéresser à la cuisine végétale, lorsqu’un ami lui présente celui qui deviendra le père de ses deux enfants.

ll est prof de yoga, vegan, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne taquine pas les fourneaux. Son régime alimentaire ? Du riz, du riz, et encore du riz ! Pas terrible pour les papilles, encore moins pour la santé…

« Au bout de deux jours, je lui ai dit que ça n’allait pas être possible » se souvient Eva-Claire. « Je suis tombée sur un livre de cuisine végétale et c’est comme ça que tout a démarré… ».

Cette première bible ? Les délices du potager, de Claude Belou, paru en 1990.

Très vite, Eva Claire note l’effet de cette alimentation sur sa santé : « En arrivant à Hong-Kong, mes défenses immunitaires étaient au plus bas, j’attrapais tout ce qui trainait, ça a immédiatement cessé quand j’ai changé ma façon de m’alimenter ».

Eva-Claire approfondira largement le sujet en s’installant aux Etats-Unis, très en pointe sur le végétalisme.

Santa Fe, Hawaï… Ses années américaines lui permettent de toucher à plusieurs écoles de cuisine, et d’étudier notamment les principes des alimentations vivante et macrobiotique.

Elle y découvre aussi malheureusement les conditions de l’élevage industriel, ce qui scelle bien sûr son intérêt pour le véganisme.

Des années en Inde, puis au Népal où elle travaille avec un médecin spécialiste de la médecine chinoise, conforteront ensuite sa connaissance du régime végétal, des bonnes associations, de l’utilisation des épices, de l’emploi des fleurs…

Sa palette est désormais ultra-personnelle : elle synthétise, réinvente différentes cuisines du monde.

Des influences qu’elle ramène en France et qui sont vite appréciées des habitants du village d’Ariège où elle s’installe. Dans l’école de ses deux enfants, on ne tarde en effet pas à remarquer les déjeuners, sains et délicieux, qu’elle leur prépare.

Pourquoi alors ne pas lui confier la cantine ? Eva-Claire accepte la proposition, pour le plus grand bonheur des élèves qui disent enfin adieu aux assiettes de jambon rose fluo et purée aux grumeaux, pour découvrir une savoureuse cuisine bio et végétarienne.

Mais cette compétence, Eva-Claire a voulu la partager plus largement.

Une longue liste d’attente pour participer à ses cours

Et ce, de deux façons. La première : des livres de recettes, sept en tout qui font référence et qui sont parus quand personne ne s’intéressait à la cuisine végétale.

La seconde : des stages, pour lesquels la liste d’attente est longue, donnés dans sa maison près de Montpellier, auxquels affluent cuisiniers amateurs ou professionnels.

Ses élèves ? Ce sont des personnes en reconversion professionnelle, des acteurs de la restauration collective (qu’ils soient chefs, cantiniers ou cuisiniers hospitaliers), des patrons de restaurants désireux de végétaliser leur carte.

La plupart ont quelques années d’expérience, mais ils ressortent de ses cours bluffés par le potentiel d’aliments connus mais sous-utilisés.

Ainsi, la noix de cajou, qui sert à faire du faux fromage (le fauxmage), du beurre et des glaces. Le tofu, utilisé fumé, en guise de lardons ou pané pour faire de délicieux nuggets, les champignons pour concocter de savoureuses terrines forestières. Ou encore les fleurs, qu’Eva-Claire cultive dans son jardin pour en agrémenter ses recettes…

Impossible en assistant à ces stages, et en écoutant les réactions enthousiastes de quelques-uns des centaines de gens qu’elle a formés, de ne pas avoir envie de travailler avec elle.

Tous ces élèves m’ont dit à quel point manger, et bien manger, végétal les avaient transformés : ils dormaient mieux, avaient un regain de forme, et apprenaient une cuisine saine et pas compliquée.

Pas mal pour quelques jours de formation, non ?

Au début pour tout vous dire et même si je suis intimement et depuis longtemps persuadée des bienfaits d’une alimentation végétale, j’ai trouvé que ces élèves en faisaient un peu trop… Et puis, je les ai écoutés me raconter… et j’ai changé d’avis (vous allez voir qu’ils utilisent souvent le terme “bluffant”). 

Comme Audrey, 32 ans : « les cours d’Eva sont une énorme découverte pour moi. Au début, j’avais un peu peur parce que quand on pense végétal, on pense crudités, crudités, crudités… Je n’aurais jamais imaginé que dans le monde de l’alimentation végétale, on pouvait avoir une telle panoplie de choix, et que c’était si bon ! Et en terme de santé, j’ai vu personnellement la différence. »

Jimmy, 42 ans : « je suis venu ici un peu sceptique, en pensant que le végétal était un effet de mode mais j’ai été vraiment très surpris. C’est fin, goûteux, le fromage, c’est bluffant, tout est bluffantEva est très calée dans son domaine. Elle est à l’écoute et nous apprend vraiment les bases de la cuisine végétale de façon à ce que par la suite, on soit autonomes».

Ou encore Marie-France, 47 ans : « cette formation a été une vraie découverte, mieux une révolutionC’est facile à assimiler, pas compliqué, un grand merci à Eva ! »

Et Nadia, 50 ans : « en l’espace d’une semaine, Eva a révolutionné ma vie, ma manière de penser la cuisine. Contrairement à d’autres formateurs, elle sait trouver quelle association va être pertinente pour notre corps, pour qu’on puisse bien l’assimiler et la synthétiser.

Ca m’a aussi permis de ne plus manger des fruits et légumes hors saison, de me caler sur le cycle de la nature. Finies les tomates en hiver ! Et j’ai découvert d’autres fruits et légumes comme les topinambours, les courges, les blettes, les panais, tous ces légumes oubliés qui sont riches en fibres.»

Nadia, Marie-France, Jimmy, Audrey font partie des centaines de personnes qui ont reçu l’enseignement d’Eva. Ils se sont appropriés sa cuisine, l’ont adaptée selon leur goût et le contenu de leurs placards.

Ils ont acquis des bases nutritionnelles qui leur permettent de faire les bonnes combinaisons d’aliments.

Et surtout, ils sont devenus autonomes, capable d’improviser. Comme je le suis devenue moi aussi, à son contact…

Je souhaiterais faire la même chose pour vous : partager, transmettre ce savoir précieux pour que chacun puisse être en pleine maîtrise de son alimentation et se sentir en meilleure forme, en meilleure santé.

Nous commençons le montage du programme avec Eva-Claire, n’hésitez pas à me faire part de vos attentes et toutes vos questions dans les commentaires ici!

A très vite !

Laurence

PS : la semaine prochaine, je vous parlerai de ce phénomène qui nous réunit tous et qui gagne inexorablement la France…

Le véganisme, ou comment gagner la guerre des boutons…

Vous avez sans doute déjà admiré son teint parfait.
Vous avez même peut-être pensé « bon, ok, elle a une peau nickel. Mais elle a de bons gènes. Et d’excellents dermatos ! ».
Et pourtant, jusqu’à ses 30 ans, l’actrice Natalie Portman a eu des soucis d’acné…

Oui oui, Natalie Portman, qui supporte si bien les très gros plans sur très grand écran… Natalie Portman en personne s’est longtemps réveillée avec des boutons plein le visage ! 

Ce qui a réglé son problème ?

J’ai comme l’impression que vous me voyez venir… Je vous le donne en mille : c’est le véganisme !

En août 2017, elle l’avait elle-même expliqué lors d’une interview à The Cut, supplément féminin du New York Magazine [1]. A l’entendre, devenir vegan avait rendu sa peau « beaucoup, beaucoup plus belle ». « J’ai supprimé les produits laitiers et les œufs et je n’ai plus jamais eu d’éruption cutanée » ajoutait-elle.

La beauté viendrait-elle donc de l’intérieur ? 

La réponse est oui. Du moins en partie :-).

Notre alimentation est pour beaucoup dans la qualité de notre peau. 

Or, les produits animaux ne sont vraiment pas nos alliés beauté !

A commencer par la viande.

Les amateurs de cochonnaille le savent bien : porc et pores ne sont pas franchement amis… Une soirée charcuterie, c’est même l’assurance de ressembler le lendemain à un saucisson ! 

La faute au gras contenu, bien sûr.

Mais de façon plus générale, la viande – principalement le porc et le bœuf – a tendance à augmenter notre taux d’insuline et acidifier notre corps, ce qui favorise les inflammations. 

Un phénomène que l’on comprend d’autant mieux en découvrant ce que contient la viande. Je veux dire, ce qu’elle contient RÉELLEMENT, loin de l’image de la vache broutant joyeusement dans un pré.

Le docteur Jérôme Bernard-Pellet, spécialiste de l’alimentation végétale en France, nous l’explique très clairement :

« Si on mettait sur la table tout ce qu’on utilise pour faire une table vegan, une table végétarienne, une table alimentation classique propose-t-il, on serait effrayés de découvrir la quantité de produits qu’on utilise dans l’élevage, la supplémentation de calcium, de colbalt, de zinc, de fongicides, d’insecticides, d’antibiotiques… ».

Bref, toutes ces substances peu naturelles que les carnivores ingèrent sans même le savoir. Un cocktail qui s’avère explosif pour leur peau. 

Et le lait animal alors ?

Il favorise également les boutons, même chez les adultes.

« L’acné est une maladie de civilisation » analyse la célèbre dermatologue allemande Yael Adler [2]. « Le symptôme d’une génération élevée aux produits laitiers à gogo et au latte macchiato ».

S’appuyant sur des études scientifiques, elle explique qu’en plus de favoriser les inflammations, le lait animal fait grossir les glandes sébacées, qui produisent alors un surplus de sébum.

Bon, ok, mais le véganisme est-il pour autant la solution ? 

Dans de nombreux cas, il améliorera le problème. 

Attention, je ne parle bien sûr pas de certaines acnés sévères. Celles-ci ne pourront être régulées qu’avec des traitements dermatologiques, nous sommes bien d’accord.

Mais la plupart des vegans notent une amélioration de leur qualité de peau.

La raison est simple : fruits et légumes sont pleins d’antioxydants !

Je peux en témoigner personnellement. Quelques semaines après ma transition, je remarquais déjà que j’avais moins d’imperfections, que mon grain de peau était plus serré. 

Les bons végétaux en cas d’acné

Si vous avez tendance à avoir des boutons, vous avez tout intérêt à vous ruer sur [3]:

  • Des aliments riches en vitamine A, régulatrice des glandes sébacées. Carottes, courge butternut, citrouille, patate douce sont vos alliées.

  • Des aliments boostés en oméga 3, qui réduira les inflammations. A vous les noix, les graines de chia, de chanvre, de lin.

  • Des aliments riches en vitamine C, puissant antioxydant. Selon la saison, faites le plein de poivron, chou de Bruxelles, kiwi, papaye, fraises, ananas, agrumes.

  • Des aliments pleins d’acide alpha-lipoïque, bouclier contre les radicaux libres et réducteur d’inflammation. Ainsi, l’épinard et le brocoli font très bien le job. 

  • Des aliments contenant du zinc, actif pour la réparation des tissus. Dans vos salades, pensez au quinoa, aux graines de chia et de courge, aux pois chiches, aux noix de pécan.

Car c’est un fait : les végétaux ne font pas bourgeonner !

Ils sont d’ailleurs aussi nos meilleures armes anti-âge…

Un exemple ?

Les noix et les graines de sésame protègent les cellules grâce à leur contenance en CoEnzyme Q10. Oui oui, ce CoEnzyme Q10 que l’on vous survend dans des crèmes anti-rides, il peut être fourni naturellement par votre alimentation !

Mais ça, bien sûr, la presse nous le dit rarement. Les annonceurs cosmétiques n’en seraient sans doute pas très contents… 

Alors, ne vous en faites pas : je ne suggère bien sûr pas de vider son vanity intégralement. Soin et alimentation peuvent se compléter.

Dans ce domaine, les marques vegan sont d’ailleurs de plus en plus séduisantes.

Textures, odeurs, efficacité : désormais, leur éthique « sans cruauté » n’est plus leur seul atout ! La maquilleuse Fanny Maurer, experte pour la maison Kat Von D Beauty, m’avait ainsi recommandé les marques Paï et Youth to the People [4], que je compte bien essayer.

Et vous, est-ce que vous avez des chouchous, des conseils ? N’hésitez pas à les partager en commentaire pour en faire profiter notre petite communauté ! Je serai ravie d’échanger avec vous ! 

Si vous souhaitez aussi échanger avec d’autres membres qui partagent les mêmes aspirations, la même envie de changer leur mode de vie, rejoignez dès maintenant mon groupe Facebook privé !

Vous pourrez également me dire si, en mangeant vegan, vous êtes mieux dans votre peau. Je peux vous assurer que pour moi, c’est le cas !

A très vite,

Laurence





Oui, un enfant peut être vegan !

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire. Il était une fois, donc, un destin étonnant, celui de Cédricia Maugars. Une jolie blonde de 44 ans, pleine de pêche. Sa particularité ? Elle est la plus ancienne vegan de naissance en France 

La sacro-sainte saucisse-purée des enfants, elle n’y a jamais goûté. Tout comme les omelettes baveuses de la cantine…

Elle n’a pas non plus connu le lait de vache : bébé, elle a été exclusivement nourrie de bouillie de blé maltosée avec de la purée d’amandes. 

Pas franchement conventionnel en 1975, année de sa naissance !

Mais si ses parents ont adopté pour elle – et toute la famille – un régime végétalien, ce n’était pas par excentricité…

Non ! Leur motivation a été médicale : c’est en cherchant comment soigner la maladie de la grand-mère de Cédricia, atteinte de polyarthrite rhumatoïde, qu’ils se sont intéressés au véganisme.

Une bonne idée ! La vieille dame a gagné dix ans de vie, et Cédricia est en pleine forme, comme en attestent les analyses de sang qu’elle fait régulièrement.

« Je suis la preuve vivante qu’on peut être végétalienne et même crudi-végétalienne et en parfaite santé ![1] » lance celle qui a fondé en 2008 C-Cru, le premier réseau crudi-végétalien de France.

Elle témoigne n’avoir jamais eu de carences, ni dans l’enfance, ni aujourd’hui.

Mais alors, pourquoi la question du véganisme des enfants est-elle taboue en France ?

Pourquoi le simple fait d’évoquer le sujet vous fait passer pour un parent maltraitant ?

« Que tu sois végan, passe encore, vous lancera-t-on. Mais tu ne vas QUAND MÊME pas imposer ça à ton enfant ??? ». Avec majuscules et triple point d’interrogation perceptibles, même à l’oral ! 

Votre entourage s’est-il ligué pour vous mettre une honte à la Game of Throne(« Shame ! ») ? Compte-t-il vous expédier au purgatoire ? 

Non, bien sûr. L’enfer est juste pavé de bonnes intentions : vos proches s’inquiètent.

Il faut dire qu’en France, tout est réuni pour les faire flipper ! 

Dans notre pays, le végétalisme des enfants n’est pas admis.

C’est peu de le dire… Le professeur Tounian décrit par exemple le véganisme comme une « déviance alimentaire » à risque chez les enfants et adolescents[2].

Un point de vue très écouté, ce médecin étant chef du service de nutrition et gastroentérologie pédiatriques de l’hôpital Trousseau.

Ah, au fait, j’allais oublier de vous préciser qu’il est aussi conseiller de la fondation Nestlé France et de plusieurs groupes agroalimentaires… Mais c’est sans doute un hasard :-).

Comment une alimentation complètement admise à l’étranger peut-elle être complètement honnie en France ?

Paniqués, ils ne se demandent sans doute pas comment le scandale n’éclate pas au Japon, en Chine et en Asie du Sud-Est, où les enfants consomment principalement du lait de soja…


Ils n’écoutent pas le National Health Service (système de santé publique) anglais, et son ouverture au véganisme à tout âge.

Ils ne croient pas non plus l’Académie de nutrition et diététique américaine, pour qui l’alimentation végétalienne « favorise une croissance normale à tous les stades de la vie[3] ». 

La même institution évoque évidemment les spécificités de la petite enfance, expliquant que « si l’allaitement n’est pas possible, une formule infantile commerciale devrait être utilisée comme boisson principale durant la première année. Les aliments complémentaires devraient être riches en énergie, protéines, fer et zinc et peuvent être constitués de houmous, de tofu, de légumineuses bien cuites et de purée d’avocats. Le lait de soja enrichi ou le lait de vache, non écrémé, peuvent être consommés dès un an chez les jeunes enfants ayant une croissance normale et une alimentation variée ». 

L’alimentation végétale correspond donc bien à tous les âges.

Une affirmation que, chez nous, l’Association Végétarienne de France a bien du mal à faire émerger.

Tout comme l’APSARES (Association de Professionnels de Santé Pour une Alimentation Responsable), que le docteur Jérôme Bernard-Pellet a cofondée.

« En France, il y a un énorme tabou par rapport à ça, nous explique ce grand spécialiste de l’alimentation végétale. Non pas que les médecins français soient ignorants bien sûr. Mais dans les cours qu’ils ont suivis, il est écrit noir sur blanc que l’alimentation végétale est dangereuse pour les enfants. Cette position est en déconnexion totale avec la littérature scientifique ».

Résultat : les enfants français, fièrement élevés au pâté et steak haché, mangent deux fois plus de viande que le maximum recommandé, selon l’OMS.

Une aberration qui peut avoir de graves conséquences !

« Dans les assiettes des enfants, on a globalement deux tiers de protéines animales pour un tiers de protéines végétales, m’explique le docteur Sébastien Demange, médecin généraliste, membre de la commission nutri santé et trésorier de l’Association Végétarienne de France. Alors qu’il y a globalement un consensus scientifique pour dire qu’on devrait inverser le ratio. »

Mais la carence en protéines peut être dangereuse, non ? Tous nos proches nous le disent !

« La carence en protéines des enfants relève du mythe ! rectifie le médecin. La véritable carence des petits Français est une carence en fibres (la viande n’en contient pas) comme l’a montré une étude de France Agrimer (Etude FranceAgrimer/Interfel/ABC+, 9 décembre 2014.) qui établit que 40% des enfants de 0 à 18 ans mangent moins d’un fruit et légume frais par jour ». Oups, les frites-ketchup, ça ne compte donc pas pour deux !

« Le problème, c’est qu’en alimentation, l’excès est souvent pire que la carence, soupire le docteur Demange. Car on peut lier l’excès de protéines à plus d’obésité, plus de maladies cardio-vasculaires, plus de diabète… C’est d’autant plus marqué que les protéines sont d’origine animale ».

Les bienfaits du véganisme pour vos enfants alors, on en parle ?

Comme pour les adultes, ils sont nombreux…

Sans oublier qu’une alimentation végétale leur épargnera la dissonance cognitive de beaucoup de bambins, qui ne comprennent pas bien qu’on leur serve un steak après les avoir poussés à caresser la jolie vache de la ferme pédagogique…

Alors évidemment, pour avoir des enfants vegans en pleine santé, il y a quelques règles à respecter.

A commencer par une supplémentation en B12.

Excepté cet ajout indispensable, leurs besoins nutritionnels sont les mêmes que dans une alimentation avec produits animaux.

L’Académie de nutrition et diététique américaine préconise juste des apports en protéines « légèrement supérieurs en raison des différences dans la digestibilité des protéines et de la composition en acides aminés ».

Soit au total 30 à 35% de protéines pour les petits végétaliens de 1 à 2 ans, de 20 à 30% pour les 2 à 6 ans et de 15 à 20% pour les plus de 6 ans.

La vraie difficulté sera de trouver un professionnel de santé compétent et pas hostile.

« Il y en a mais il n’est pas sûr qu’ils soient près de chez vous » souligne le docteur Bernard-Pellet. 

Mais ce problème, en étant parent, vous l’avez connu dès la grossesse ! Eh oui, les futures mamans sont la cible de tous les jugements (et pas parce qu’elles bougent moins vite).

Quand la terre entière semble vouloir remettre votre alimentation en question…

« T’es sûre ? », « tu t’es bien renseignée ? », « as-tu le droit d’imposer ton choix au bébé ? »

Comme si une alimentation omnivore n’était pas aussi un choix !

S’il naît trop gros ou trop petit, trop tôt ou un peu tard, s’il a les yeux marrons de tonton André plutôt que le regard bleu de son père, ce sera la faute de votre véganisme…

Or, il y a peu de différence entre une grossesse vegan et une grossesse tout court !

Il s’agit de veiller à :

  • Avoir un apport suffisant en fer et en calcium
    (les besoins augmentent pendant le deuxième trimestre, quand se forme le squelette) : c’est le moment de se jeter sur les amandes, le soja, les noix du Brésil, le chocolat noir, les figues séchées…
  • Consommer chaque jour des aliments riches en protéines et notamment des légumes à feuilles vertes pour booster votre apport en acide folique.
  • Continuer à prendre sa supplémentation en B12.
    Pas besoin d’augmenter les doses (pour rappel, la dose adulte est de 10 mg par jour).

Petit bonus : la future maman vegan est moins sujette à une prise de poids trop importante, et ses conséquences.

Quant aux bébés, RAS ! En 1987, une étude menée au Tennessee sur 775 femmes d’une communauté vegan constatait que leurs enfants naissaient avec un poids parfaitement normal[4].

Partagez ces données avec vos proches peut-être inquiets !

Vous pouvez également leur transmettre ces témoignages de magnifiques enfants nés vegans 

N’hésitez pas à témoigner dans les commentaires ici, cela sera très utile pour celles et ceux qui se posent encore des questions !

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A très vite,

Laurence

[1] Portrait de Cédrica Maugans 
[2] Tounian, P. « Végétalisme chez l’enfant : une véritable maltraitance nutritionelle », Cholé-Doc 152, cité dans Veggie Kids, de Sophie Cottarel, Marie Laforêt, Ophélie Véron, Editions Alternatives, 2017.
[3] La citation exacte : « Les alimentations végétalienne, lacto-végétarienne et lacto-ovo-végétarienne bien planifiées sont appropriées. Elles satisfont les besoins nutritionnels et favorisent une croissance normale à tous les stades de la vie, dont la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, le troisième âge ainsi qu’aux sportifs. »
[4] Carter J.P., Furman T., Hutchison H.R., Preeclampsia and reproductive performance in a community of vegans, South Med J, 1987. Cité dans Veggie en famille, de Hélène Defossez et Lise Lebrun, Editions Leduc.s Pratique, 2018.

Oui, il y a bien un lien entre maladies cardio-vasculaires et alimentation végétale !

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Et T. Colin Campbell était loin d’être un imbécile…

Qui est T. Colin Campbell ?

C’est l’homme qui a fait le premier et à grande échelle le lien entre alimentation végétale et diminution des risques de maladies cardio-vasculaires.

Et pourtant, il était au départ assez hostile à l’alimentation végétale.

Lorsqu’il a commencé son étude colossale – qui fait aujourd’hui référence dans le monde entier – il a travaillé vingt ans durant avec des chercheurs anglais, américains et chinois en s’appuyant sur les données du « China Project », qui a étudié 880 millions de personnes, de la Chine aux États-Unis – le biochimiste T. Colin Campbell était en effet plein d’a priori sur les végétariens.

Le scientifique, qui avait grandi dans une ferme, en faisait même un sujet de blagues avec ses étudiants.

Son travail a consisté à comparer les conséquences sur le long terme d’un régime à base de plantes et d’un régime à base de viande.

Et ses conclusions sont sans appel.

Elles démontrent un lien direct entre la consommation de produits d’origine animale (produits laitiers compris) et maladies cardiaques ainsi que de nombreuses autres maladies.

« J’ai réalisé, écrit Campbell, à quel point les bienfaits d’une alimentation végétarienne étaient nombreux et bien plus impressionnants que toute la panoplie médicamenteuse et chirurgicale de la médecine traditionnelle.

Nous pouvons éviter dans une large mesure les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, les attaques vasculaires cérébrales, l’hypertension, l’arthrite, les cataractes, la maladie d’Alzheimer, l’invalidité et d’autres désordres chroniques[1]».

Avez-vous déjà vu une artère bouchée ? C’est plus déprimant qu’un film de Ken Loach.

D’autres études ont suivi l’étude Campbell (je les mentionne car certains reprochent à l’étude Campbell, publiée en 2005, de dater un peu) 

  • Une étude de l’université d’Oxford réalisée en 2013 estime qu’une alimentation végétale réduit de 32% le risque de développer une maladie cardio-vasculaire [2]
    Elle diminue plus précisément les risques de développer une cardiopathie ischémique (atteinte cardiaque liée à des artères coronaires partiellement bouchées).
  • Le risque coronarien moins élevé chez les végétariens et végétaliens s’explique aussi par une pression artérielle plus basse que celle des non végétariens.[3]
  • La consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes, de protéines de soja, de noix, a une action anti-inflammatoire et améliore le fonctionnement de l’endothélium vasculaire (la couche la plus interne des vaisseaux sanguins, celle qui est en contact avec le sang).
  • Plusieurs études ont montré que la consommation de fibres est inversement corrélée à la maladie coronarienne.
  • 6 études alimentaires [4] ont étudié le lien entre fer héminique, c’est-à-dire le fer provenant des produits animaux, et cardiopathie :

(note : il y a deux types de fer : un fer héminique, qui provient des produits animaux. Et un fer non héminique, qui provient des produits végétaux et des œufs. Le fer non héminique, provenant des végétaux, est plus difficile à assimiler par l’organisme humain que celui provenant des animaux. Voilà pourquoi les vegan ont besoin de deux fois plus de fer que les personnes ayant une alimentation classique).

« Sur plus de 130 000 patients, explique Helen Moon, hématologiste et oncologiste à l’hôpital Kaiser Permanent Riverside, en Californie, un milligramme par jour de fer héminique peut être significativement associé à 27% d’augmentation de risques de maladies coronariennes ».

Pour info, un hamburger moyen a une teneur en fer moyenne de 2 à 3 milligrammes.

Pourquoi ces études sont-elles si encourageantes ?

  • Parce qu’en France, les maladies cardio-vasculaires sont la deuxième cause de décès [5]
  • Elles sont la première cause de mortalité chez les femmes (la mort par AVC l’emporte sur la mort par infarctus, à l’inverse des hommes).

Peut-être pensez-vous être à l’abri de tout cela car vous ne mangez plus de viande rouge, trop chargée en graisses saturées, et seulement de la viande blanche ?

« C’est plus compliqué que ça, explique le docteur Columbus Batiste, chef cardio du Kaiser Permanente Riverside, en Californie[6].

« Ce n’est pas que la viande rouge. C’est l’ingestion de toute protéine animale. (…) Quand la protéine animale est cuisinée, conservée, ou seulement digérée, des composants hautement inflammatoires se forment et corrodent notre système cardio-vasculaire ».

L’évidence est là !

Pour le docteur Caldwell B. Esselstyn, chirurgien spécialiste de cardiologie mondialement connu, « les maladies des artères et les maladies coronariennes sont causées par la nourriture que les gens avalent au quotidien[7]».

Quels aliments privilégier pour réduire le risque cardio-vasculaire ?

Ce sont ceux qui renferment antioxydants, fibres, potassium, acides gras insaturés.

Quelques exemples[8] :

Bien sûr, une alimentation végétale ne guérit pas tout, ne prévient pas tout. Il n’est pas question de vous faire prendre des veggies pour des lanternes.

Mais quand le docteur Jérôme Bernard-Pellet, LE médecin de référence en France en matière d’alimentation végétale (quand on parle d’alimentation, on parle d’alimentation végétale et pas vegan), fait la liste de ses bienfaits prouvés, c’est tout de même impressionnant.

Et cela ne comprend pas que la diminution des risques cardio-vasculaires[9] :

  • La mortalité globale, toutes causes confondues, est plus faible chez les végétariens et les vegans que chez les omnivores.
  • Diminution des risques de diabète de type 2
  • Diminution des risques d’hypertension
  • Diminution des risques d’hypercholestérolémie
  • Diminution des risques d’obésité
  • Diminution des risques de cataracte
  • Diminution des risques de cancer du côlon et de la prostate.

L’alimentation végétale pourrait également avoir une incidence sur la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age), la cataracte, l’insuffisance rénale…

Et comme le précise la plus grande organisation de spécialistes de la nutrition et de la diététique du monde, l’Académie de nutrition et de diététique américaine, « l’alimentation végétarienne bien planifiée, y compris végétalienne, est saine, adéquate sur le plan nutritionnel et peut être bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies ».

Chaque vegan, chaque végétarien vous dira invariablement que cette alimentation lui a fait beaucoup de bien.

Certains pourront dire en quoi exactement leur santé s’est améliorée, d’autres non.

J’ai constaté pour ma part que j’avais moins de migraines, une plus belle peau et une plus grande capacité de concentration.

Si vous aussi, vous avez constaté des améliorations sur votre santé (vous êtes très nombreux à me parler de votre poids), je suis preneuse !

N’hésitez pas à témoigner dans les commentaires ici, cela sera très utile pour celles et ceux qui se posent encore des questions !

A très vite !

Laurence

[1] Cité par Aymeric Caron, No steak, Editions Fayard, 2013.
[2] C’est le résultat d’une étude publiée en 2013 dans l’American Journal of Clinical Nutrition portant sur 45 000 volontaires anglais et écossais, suivis douze ans durant par des chercheurs de l’université d’Oxford.
[3] L’étude Dietary Approaches ti Stop Hypertension ( DASH) a montré le rôle majeur que jouaient les fruits et légumes dans la baisse de la pression artérielle.
[4] Citées dans le documentaire The Game Changers sur Netflix diffusée fin 2019
[5] En 2016, sur 579 000 décés enregistrés en France, les décés par cancer (29%) et par maladies cardio-vasculaires (24,2% ) prédominent
[6] Cité dans The Game Changers, Netflix.
[7] Cité dans The Game Changers, Netflix.
[8] Répertoriés par Anne Dufour et Carole Garnier dans Ma bible de l’alimentation végétarienne, Editions Leduc.s, 2018.
[8]Données publiées dans la 8e édition de l’Atlas du diabète de la Fédération Internationale du Diabète.

Les produits laitiers, nos ennemis pour la vie

Les produits laitiers, nos ennemis pour la vie

Parce que les faits vaudront toujours mieux qu’un long discours, je commence cet article par quelques chiffres…

  • 10 à 30 % de la population française est intolérante au lactose (1)
  • Les Français sont les plus gros consommateurs de fromage au monde, avec 25,9 kilos par personne et par année, soit l’équivalent du lait que produit une vache pendant dix jours.
  • Nous sommes, nous les humains, la seule espèce sur terre à boire le lait d’une autre espèce.
  • Pour satisfaire la consommation humaine, les vaches produisent aujourd’hui deux fois plus de lait que dans les années 70 (2)
  • Les vaches sont inséminées artificiellement et à outrance car pour avoir du lait, il faut qu’elles soient enceintes.
  • Leur veau leur est arraché dès la naissance. Cette séparation est déchirante. Mère et petit peuvent s’appeler des jours et des jours. Si c’est un mâle (qui ne peut pas produire le lait), le veau prend rapidement la direction de l’abattoir, après avoir été engraissé dans un élevage intensif.
  • Des bébés non sevrés sont sacrifiés pour extraire de leur estomac de la présure, un coagulant du lait qui est nécessaire à la fabrication du fromage.

  • Les vaches laitières vivent 5 ans au lieu de 20. Elles terminent leurs existences à l’abattoir : 40% de la viande de bœuf est en réalité de la viande de vache laitière.

L’idée n’est pas de culpabiliser devant son chocolat chaud ou son assiette de fromage.

Nous sommes nombreux à avoir été accros aux produits laitiers, moi la première.

L’idée est d’être correctement informés.

Car non, le lait n’est pas la seule source de calcium !


En réalité, notre consommation extrêmement importante du lait et de ses produits dérivés vient de ce que l’on nous répète depuis tout petit : le lait serait indispensable pour la santé et notamment pour la santé osseuse.

Le lait serait une source essentielle de calcium

Pour rappel, le calcium est important car il permet :

  • De renforcer les os et la dureté des dents.
  • De rendre plus fortes toutes les cellules de notre organisme, y compris celles du cœur, des nerfs, des muscles…
  • Le calcium participe également aux fonctions rénales, au mécanisme de la coagulation sanguine, à la réduction du risque d’hypertension artérielle ainsi qu’à plusieurs processus enzymatiques.
  • Si nous manquons de calcium, notre sang ira le chercher directement dans les os, lesquels s’affaibliront et seront plus vulnérables aux fractures et se déminéraliseront. C’est ce qu’on appelle l’ostéoporose.

Non, les produits laitiers ne sont pas “nos amis pour la vie”

Selon la plupart des manuels scolaires, le calcium se trouve quasi exclusivement dans les produits laitiers. Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande d’ailleurs de consommer deux produits laitiers par jour…

Nous avons en France, un attachement émotionnel au lait.

Notre culture, nos parents nous ont éduqués avec l’idée que le lait était synonyme de vigueur, indispensable à une bonne alimentation.

En 1954, un verre de lait était même offert aux enfants à l’école !

Au contraire de la viande, une idée communément admise veut aussi que consommer du lait ne fasse pas de mal à la vache et aux veaux, présentés comme « heureux » de nous le donner…

C’est ce qui explique notre non-questionnement.

C’est ce qui explique notre attachement au lait et aux produits laitiers que les puissants lobbys présentent comme nos « amis pour la vie ».

Nous avons peur de manquer de calcium. Et l’industrie laitière nous a habilement fait croire que la santé des os dépendait principalement du calcium laitier.

C’est un mythe : le lait n’est pas un aliment vital !

De nombreuses études sont là pour le prouver :

  • Les pays les plus grands consommateurs de lait (États-Unis, Angleterre, Suède et Finlande) sont les pays dont les habitants souffrent le plus d’ostéoporose« Et c’est en Chine et au Japon, là où l’on en consomme le moins, qu’il y a le moins d’ostéoporose » nous explique le docteur Jérôme Bernard-Pellet.
  • Plus de 20 études scientifiques établissent un lien entre cancer de la prostate et consommation de lait de vache. Le cancer de la prostate est le premier cancer chez les hommes en France (3).
  • Le lait contient très peu de fer. Pire : il entraîne, via l’intestin, une déperdition du fer…
  • Comme la viande, le lait est pollué par les antibiotiques et des toxiques tels que les dioxines. Le lait est aussi « contaminé » par un peu du pus s’échappant des mamelles des vaches infectées car trop sollicitées.
  • Le lait est l’une des causes principales des allergies alimentaires.
  • Les produits laitiers contiennent des hormones (de grossesse), des allergènes, du lactose, des gras saturés, du cholestérol, de la caséine (dérivé de la morphine qui pourrait créer un sentiment d’accoutumance) et des pesticides.
  • Le seul lait dont la consommation est vraiment naturelle pour l’humain est … le lait d’humain. Le lait des vaches est « formaté » pour des bébés vaches qui font… une quarantaine de kilos à la naissance et 600 à l’âge adulte !

Il est tout à fait possible d’être vegan, de ne jamais boire de lait et de ne souffrir d’aucune carence en calcium

(j’y reviens ci-dessous).

Pas si difficile

Plus qu’arrêter la viande, arrêter le lait semble insurmontable car le lait est partout : dans les glaces, le fromage blanc, la café latte de la machine à café du bureau, le beurre de votre sandwich, celui de votre tarte aux pommes, dans le fromage de vos gâteaux apéros …

Pendant longtemps, je me suis fait aussi avoir par la culture dominante.

Je n’ai jamais imaginé faire un quatre-quarts sans œufs, des pâtes à la carbonara avec autre chose que de la crème fraîche, une salade Caesar sans parmesan…

Franchement, comment imaginer se passer de gâteaux, de crêpes, de crèmes dessert que nous aimons tant ?

La réponse est : il n’est pas question de s’en passer.

Des solutions simples, des alternatives existent avec le même taux de calcium !

Si le lait est « bon pour les os », il l’est simplement en raison des nutriments qu’il contient.

Or, ces nutriments, nous pouvons facilement les trouver ailleurs, en quantité équivalente, sans courir les risques liés à la consommation de produits laitiers :

  • Les laits de soja : la majorité des recettes faites avec du lait peuvent être faites avec du lait de soja.

    S’il s’agit d’un plat riche, prenez plutôt du lait de soja complet. Pour vos smoothies, prenez du lait de soja à la vanille enrichi.
  • Les laits de riz.
  • Les laits d’amande. Pour les céréales du matin, prenez du lait d’amande enrichi.

Ces laits sont à la fois riches en protéines et pauvres en graisses saturées. Ils sont également sans lactose et sans cholestérol.

Pour vos crèmes fraîches, sauces ou vos desserts, lâchez-vous avec de la crème liquide de soja. Vous pouvez l’enrichir avec de la purée d’amande ou de sésame.

Si vous ne pouvez-vous passer de fromage (j’ai dressé ici la liste des aliments qui peuvent remplacer le fromage), tentez le “fauxmage”.

On ne va pas se mentir : il y en a des mauvais mais… des très bons aussi !

Et si vous arrivez à vous passer d’alternatives au lait, courez chercher le calcium là où les animaux les plus forts de la planète (bœufs, éléphants…) le prennent, c’est-à-dire dans les plantes.

Pour vous aider, j’ai préparé sur le blog une liste des aliments bourrés de calcium qui ne sont pas des produits laitiers.

Un délai de trois petites semaines…


Si vous avez besoin d’être convaincus, commencez par vous passer de produits laitiers pendant trois semaines.

Pourquoi trois semaines ? Parce que c’est le temps qu’il faut pour faire disparaître ou pour créer une habitude alimentaire.

Il y a fort à parier que vous perdrez du poids, vous aurez moins de mal à digérer, de diarrhées ou de constipation, probable aussi que vous n’ayez plus de problèmes de peau et que vous verrez votre taux de cholestérol baisser.

Attention : le goût des alternatives laitières vegan n’est pas le même et personne n’aime vraiment changer ses habitudes.

Mais essayez, insistez et il est fort probable que vous finirez par apprécier…et par ne plus vouloir que cela !

Notre palais s’adapte à la nouveauté mais il lui faut du temps.

Allez-y ! Et dîtes moi quels sont vos produits préférés dans les commentaires ici, comme ça tout le monde en profitera!

Si vous souhaitez aussi échanger avec d’autres membres qui partagent les mêmes aspirations, la même envie de changer leur mode de vie, rejoignez dès maintenant mon groupe Facebook privé !

A tout de suite !

Laurence

Pour en finir avec les bobards sur le soja

Le Faux procès du Soja

C’est une question polémique mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas l’évoquer, un terrain miné mais ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas l’emprunter. Parmi les mails que vous m’envoyez, les commentaires que vous postez sur le blog, beaucoup concernent le soja. « Le soja n’est pas inoffensif pour la santé » m’écrivait Nic il y a quelques semaines.

Beaucoup l’accusent en effet d’être cancérigène, d’avoir une incidence notamment sur le cancer du sein.

C’est une question très importante, j’y ai d’ailleurs consacré pas mal de place dans mon prochain livre en recueillant le témoignage de médecins et du spécialiste incontesté du soja en France.

Un faux procès

J’y ai découvert que ce procès fait au soja était un faux procès, ce que vient d’ailleurs tout juste de confirmer une étude très récente passée sous silence [1] , et que de puissants intérêts financiers poussaient à faire croire à la dangerosité de cet aliment, qui a pourtant des vertus nutritionnelles très intéressantes.

Le soja renferme en effet du fer, du potassium, du calcium et des acides aminés présents en quantités comparable à celles qu’on trouve dans la viande. 

Voilà, comme je vous l’avais promis, un extrait de mon livre à paraître au printemps, consacré au soja.

« Sur le podium, dans le top 3 des végétaux, le soja mériterait d’avoir sa place, à côté de la spiruline et pas loin des pois chiches. A des années-lumière du chou kale. Et pourtant… le soja est méprisé et accusé à tort et depuis des années de provoquer le cancer du sein. Alors que c’est juste le contraire…

« Le raccourci a été vite fait »

Le soja serait bourré d’œstrogènes. C’est faux. On croit cela parce que le soja a dans sa composition un mot qui prête à confusion. « Dans le soja, il y a des isoflavones, décrypte le docteur Bernard-Pellet. « Ces isoflavones font partie du groupe – large- des flavonoïdes, eux-mêmes rattachés aux polyphénols mais ils sont improprement désignés comme des phytoœstrogènes. Rien à voir donc avec les œstrogènes mais le raccourci a été vite fait. Les œstrogènes, ça se dissout dans l’huile, ce sont des dérivés du cholestérol et ils proviennent du règne animal alors que les isoflavones, c’est soluble dans l’eau, leur structure chimique est radicalement différente et ils proviennent des plantes ! ».

Dans « phytoestrogénes », la plupart d’entre nous n’ont entendu que le terme œstrogènes et le parallèle a été vite fait…

Œstrogène ? Les œstrogènes qu’on trouve dans les pilules contraceptives ?

C’est bizarre, les Asiatiques qui le consomment depuis 9000 ans maintenant n’ont rien remarqué !

Notez que les européens, qui le consomment depuis le début du 20e siècle, n’ont rien remarqué non plus ! Aucune étude sérieuse n’est venue prouver que le soja était dangereux. Il n’y a aucun effet secondaire connu chez l’être humain ! 

« En réalité, la consommation de soja permet de diminuer les risques de cancer du sein »

« Au contraire, explique Jérôme Bernard-Pellet, la consommation de soja permet de diminuer les risques de cancer du sein, des ovaires, il a un effet protecteur sur le cancer de la prostate chez l’homme et diminue le risque cardiovasculaire. Il a également pour effet de retarder l’âge de la puberté. Les isoflavones du soja diminuent la stimulation des seins par nos propres œstrogènes. C’est probablement par ce mécanisme que le soja diminue le cancer du sein. Par ailleurs, plus vous prenez du soja tôt dans la vie, plus grandes seront vos chances d’éviter un cancer du sein. On devrait plébisciter le soja et c’est incroyable, c’est tout le contraire qui se produit ».

De puissants intérêts en jeu

Mais qui a intérêt à vouloir dissuader les hommes de manger du soja ?

En réalité, tout le monde, y compris les fabricants eux-mêmes ! Pourquoi ? Parce que les animaux aussi mangent du soja, sous forme de tourteaux. Et qu’il est beaucoup plus rentable pour les fabricants de vendre du soja pour nourrir les animaux que du soja pour nourrir les humains… »

Une preuve absolument irréfutable de cette opération de dénigrement systématique – et savamment orchestrée- du soja existe. Je l’évoque en détail dans mon prochain livre.

Soja et environnement : les vegans sont-ils hypocrites ?

Dans les mails que vous m’envoyez concernant le soja et dans les commentaires que vous faites sur le site, vous pointez aussi souvent les dégâts environnementaux de la culture du soja, notamment en Amazonie.

Julia, par exemple, trouve les vegan « hypocrites » sur le sujet : « Arrêtez déjà de manger des steaks de soja (…) qui est un facteur grave de déforestation de la forêt tropicale et j’arrêterai de manger de la viande issue de l’agriculture biologique et responsable » écrit-elle.

Cette question est complément légitime. Mais il faut savoir que le soja cultivé en Amazonie l’est précisément pour les animaux d’élevage. Le soja consommé par les humains en France vient très majoritairement de France et d’Europe.

N’hésitez pas à double checker sur l’étiquette mais il y a très peu de chance que votre steak de soja vienne de si loin.

Christophe, un lecteur d’Alternative vegan, m’a d’ailleurs fait parvenir un graphique de la marque Sojassun qui l’explique très simplement ici:

Pour rappel, une liste des produits à base de soja :

  • Tofu : riche en protéines végétales (14,6%)
  • Tempeh : mélange de graines de soja immatures et de champignons. Att : ne se conserve pas longtemps. Davantage de protéines que dans le tofu
  • Steak de soja
  • Boisson au soja : Sans lactose et souvent supplémentée en calcium, c’est la seule boisson végétale qui contient tous les acides aminés essentiels.
  • Yaourts au soja : à noter leur faible apport calorique (51 Kcal pour 100g)
  • Miso : soja fermenté servant à faire des soupes ou des sauces
  • Crème de soja : remplace la crème fraîche
  • Sauce soja : issue d’une longue fermentation de fèves de soja et incontournable dans la cuisine asiatique. Lui préférer toutefois la sauce tamari, qui ne contient pas de blé, ce qui adoucit son goût. A choisir bio.

Si vous avez d’autres questions sur le soja (ne me demandez pas la « preuve irréfutable » du dénigrement du soja, je garde quand même quelques surprises pour le livre :-), n’hésitez pas et rendez-vous dans les commentaires !

A très vite !

Laurence

[1] étude de grande ampleur réalisée auprès de 300 000 femmes chinoises et publiée le 21 novembre 2019 European Journal of Epidemiology pp 1–12 Soy intake and breast cancer risk: a prospective study of 300,000 Chinese women and a dose–response meta-analysis . De très nombreuses études existent par ailleurs (voir liste dans Veggie en famille, Hélène Defossez, Lise Lebrun, ed Leduc pratique.

Les enfants français mangent deux fois trop de viande

Je vais commencer par une petite histoire qui m’est arrivée et qui, des années après, me choque encore. C’était à Paris Beaugrenelle, un samedi soir, juste avant d’aller au ciné. J’étais encore une vegan débutante, hésitante, bref pas très sûre de moi.

Manque de vitamine B12 : tout est fait pour vous faire peur


J’étais pour tout vous dire assez effrayée par tout ce que je lisais sur le manque de vitamines B12, manque pouvant entraîner des troubles neurologiques, de l’anémie, des pertes de mémoire, une dépression grave…rien de moins !

Je suis donc rentrée dans une pharmacie et je me suis lancée : « je viens d’arrêter la viande, je voudrais de la vitamine B12 ».

“J’espère au moins que vous n’avez pas d’enfants”

En face de moi, le pharmacien s’est raidi et m’a lancé d’une voix assez forte, suffisamment pour que tout le monde entende : « Y en a de plus en plus des gens comme vous, a-t-il maugréé, c’est vraiment n’importe quoi ! Puis, énervé : C’est bon de manger de la viande ! Pas tout le temps, mais plusieurs fois par semaine ! J’espère au moins que vous n’avez pas d’enfants… ».

La scène arriverait aujourd’hui, je ne le laisserais pas me parler ainsi. Je le renverrais dans les cordes en lui disant que tout pharmacien qu’il était, il sortait largement de son rôle !

Et que sa chemise collée à son ventre proéminent et son souffle court ne plaidait pas pour cette alimentation “équilibrée” qu’il décrivait…

Vous a-t-on déjà traitée de mauvaise mère parce que vous deveniez vegan ?

Vous a-t-on déjà soupçonné de maltraiter vos enfants ?

La presse regorge d’histoire d’enfants vegans hospitalisés pour dénutrition et retirés à la garde de leurs parents et ce, même si le lien avec le véganisme n’est pas avéré. De tristes faits divers relatent en prime la mort d’enfants de parents vegans, oubliant de préciser qu’il s’agit de cas de malnutrition tout court, ou que ces parents menaient des existences à la marge, bien au-delà de questions alimentaires. Mais ces exemples marquent les gens, et on le comprend…

Les parents vegan en prison ?


En Italie, suite à quatre cas de malnutrition, une députée a même voulu condamner les parents vegan à la prison.

Nous sommes conditionnés depuis toujours

En France, au contraire des pays anglo-saxons, nous sommes mal informés, conditionnés : la pensée dominante est hostile à un régime vegan pour l’enfant et l’adolescent.

Le mot “vegan” lui-même véhicule une image stéréotypée, façonnée au fil des années par les media et certains lobbies de l’industrie agro-alimentaire.

Désolée de vous le dire mais notre alimentation abîme nos enfants

D’abord quelques chiffres :

  • Selon l’OMS, les enfants français mangent deux fois plus de viande que le maximum recommandé.
  • 69% des enfants du CP au CM2 mangent en effet de la viande ou du poisson tous les jours[1]. Une alimentation en décalage total avec les prescriptions du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), qui regroupe tout de même le travail d’une centaine de scientifiques de 52 pays. « Dans les assiettes des enfants, on a globalement deux tiers de protéines animales pour un tiers de protéines végétales, nous explique le docteur Sébastien Demange, médecin généraliste, membre de la commission nutri santé et trésorier de l’Association Végétarienne de France. Alors qu’il y a globalement un consensus scientifique pour dire qu’on devrait inverser le ratio. »
  • « Et ce, alors que la carence en protéines des enfants relève du mythe ! explique le docteur Sébastien Demange. La véritable carence des petits Français est une carence en fibres (la viande n’en contient pas) comme l’a montré une étude de France Agrimer [2] qui établit que 40% des enfants de 0 à 18 ans mangent moins d’un fruit et légume frais par jour. »
  • Selon l’OMS, la consommation de viande favorise maladies cardio-vasculaires, diabète et cancers. Les effets d’une surconsommation de viande sur la santé de vos enfants ne se verront pas de suite, mais dans vingt ans.
  • En France, les enfants sont conditionnés dès leur plus jeune âge puisque le lobby des interprofessionnels bétail et viande (Interbev) intervient depuis plusieurs années dans les écoles françaises pour promouvoir l’importance d’un plat principal composé de viande, contredisant en cela l’OMS [3].


Nous ne pouvions pas faire autrement… jusqu’à aujourd’hui

Je ne cherche pas à accuser les parents que nous sommes. Nous ne sommes pas coupables.

Nous avons été élevés avec l’idée qu’un enfant fort était un enfant qui mangeait de la viande au moins une fois par jour.

Moi-même, pendant des années, comme toutes les mères, j’ai donné à mes enfants et beaux-enfants nuggets, cordons bleus, poissons panés, saucisses cocktail…

Mais aujourd’hui, je sais.

Une pure intox française…


Ce n’est pas parce qu’une alimentation est habituelle qu’elle est saine. Ce n’est pas parce qu’une chose est ancienne qu’elle est légitime.

La méfiance à l’égard du véganisme chez l’enfant est bien un problème culturel français, profondément ancrée dans les consciences.

Et l’Anses et le PNNS[4], plutôt hostiles à l’alimentation vegan, continuent à promouvoir les protéines animales en agitant la peur des carences.


A l’étranger, les associations de pédiatrie n’ont aucun problème avec l’alimentation vegan chez les enfants.

Pourquoi une telle alimentation est-elle saluée à l’étranger et vilipendée en France ?


Savez-vous que :

  • Il y a de nombreux pays dans le monde où les enfants grandissent sans consommer de viande ou de produits d’origine animale. En Inde, par exemple, 30 % des habitants sont végétariens de naissance.
  • En Chine, au Japon, en Asie du sud-est, les enfants consomment davantage de lait de soja que de lait de vache et ni leur santé, ni leur croissance n’en sont affectées.
  • L’académie américaine de pédiatrie, l’académie américaine de nutrition et de diététique (la plus grande association de professionnels de la nutrition du monde), la société canadienne de pédiatrie ou l’organisation de santé britannique de pédiatrie NHS reconnaissent que le végétarisme et le véganisme peuvent être tout à fait adaptés à l’enfant.
  • Les médecins l’ont constaté : «On observe souvent que les enfants végétariens ont un meilleur état nutritionnel et que leur alimentation semble plus conforme aux directives que ce qui est observé chez les omnivores»[5].

Voilà la seule obligation à respecter


L’idée que le véganisme est réservé à l’adulte est ancré dans les esprits français (lesquels considèrent que l’adulte est assez grand pour prendre ses responsabilités). Alors que les enfants et adolescents peuvent tout à fait être vegan, à condition que leur alimentation soit bien conduite.

La solution est pourtant simple.

Comme pour les adultes, il faut qu’ils consomment régulièrement des légumineuses et des oléagineux pour un bon apport en protéines.

Et pour être pleinement rassuré, il faut faire valider le régime alimentaire de son enfant ou son adolescent par un professionnel de santé qui veillera à ce que cette alimentation soit :

  • Riche en calcium : présent dans les laits maternels, les préparations pour nourrissons (ancien 1er âge), préparations de suite (ancien 2ème âge) et laits «de croissance » ou légumes à feuilles tels que chou et oléagineux tels qu’amandes noix, sésame, noisettes, graines…
  • Riche en vitamine D, essentielle à la santé osseuse.
  • Enrichi en vitamine B12.
  • Riche en fer : apporté par les végétaux, légumineuses, oléagineux…

28 recettes qui vont faire plaisir à vos enfants et ados

Quelle que soit votre décision, que vous souhaitiez élever vos enfants dans le véganisme ou que vous vouliez simplement leur faire goûter de temps en temps des recettes entièrement végétalisées, je vous ai préparé un article de blog pour vous simplifier la vie sur les 28 recettes vegan qui vont plaire à vos enfants et ados et qui leur permettront de grandir en pleine santé.

Il n’est jamais trop tôt pour prendre de bonnes habitudes alimentaires !

Je serai vraiment ravie d’échanger avec vous sur le sujet et d’échanger d’autres recettes dans les commentaires.

A très bientôt !

Laurence

[1] Rapport Greenpeace 
[2] Etude FranceAgrimer/Interfel/ABC+, 9 décembre 2014.
[3] Libération 18 janvier 2019
[4] Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail. Programme National Nutrition Santé
[5] Propos du Pr.Mariotti. Mariotti F.Vegetarian and Plant-Based in Health and Disease Prevention. Academic Press, 2017.

Les végans sont de meilleurs coups ! (Ah, ça vous interpelle, soudain !)

« Tu fais quoi ce soir ? Emoji carotte. Emoji épi de maïs. Emoji aubergine. »Il y a quelques années, une copine m’avait lu ce message reçu de son nouveau mec. Bon, nous n’avions ni l’une ni l’autre de doctorat en écriture de SMS… Mais c’était assez clair : Monsieur n’était pas en train de lui proposer une soirée ratatouille ! De la même façon qu’un message fait de bananes et abricots ne précède en général pas une recette de compote. C’est un fait : grâce aux fruits et légumes, les textos se font sextos. Une petite métaphore végétale qui semble sortie de nulle part. On ne va quand même par dire que les végans sont des meilleurs coups ! Si ?

Eh bien si. Vraiment.

Ne pas manger de produits animaux accroît les performances sexuelles.

Hein ? Alors comme ça, on nous aurait menti ? Monsieur ne serait pas bien inspiré de s’envoyer une entrecôte avant une nuit torride ?

C’est exactement ça.

En février 2018, on en avait déjà eu un aperçu avec une campagne signée PETA. A l’occasion de la Saint-Valentin, l’association de défense des droits des animaux avertissait tous les viandards du risque d’impuissance. « La viande entrave notre vie sexuelle » pouvait-on lire sur des affiches montrant des couples au lit, visiblement frustrés, et séparés par une vache, une poule ou un cochon.

« Le cholestérol présent dans la viande, les œufs et les produits laitiers bouche les artères et ralentit le flux sanguin, ce qui affecte tous les organes, pas seulement le cœur », expliquait alors Isabelle Goetz, porte-parole de PETA France [1]. Or, le pénis ayant besoin d’une grande quantité de sang pour se rigidifier, si les vaisseaux sanguins ne se dilatent pas bien, il n’y a pas d’érection !

C’est dur (ou presque), mais c’est ainsi. Le mot « meat » a beau désigner en anglais la viande et le pénis, tous deux ne sont pas amis…

Pour les érections, mieux vaut voter vert !

Deux ans plus tôt, une vidéo de l’ONG, intitulée « Les végans durent plus longtemps », expliquait aussi qu’« une nourriture végane annihile toutes les causes physiques de la grande majorité des cas d’impuissance : cholestérol élevé, obésité, diabète, cancer de la prostate, déséquilibres hormonaux. » Montrant deux couples – un omnivore et un végan – en plein acte [2], elle avait été jugée trop crue pour être diffusée pendant la grand-messe du football américain, le Super Bowl…

Bien sûr, pardi ! Surtout, cachons aux passionnés de sport les bienfaits du véganisme !

Mieux vaut les laisser se repaître des pubs des sponsors habituels du championnat – de Pepsi aux chips Doritos, en passant par M&Ms ou la plupart des chaînes américaines de fast-food.

Oui, mais voilà… Depuis l’automne 2019, et la mise en ligne sur Netflix de The Game Changers, on commence à le savoir :

Des érections trois fois plus longues !

Je vous ai déjà parlé dans une précédente newsletter de ce documentaire qui suit James Wilks, entraîneur d’élite des forces spéciales, parti chercher dans le monde entier des vérités sur la viande, les protéines, et la force physique. Et parmi les séquences phares, une expérience menée sur trois athlètes universitaires démontre le rapport entre alimentation et performances sexuelles.

Eminent spécialiste en urologie, auteur de The Penis Book, le docteur Aaron Spitz propose à ses trois cobayes de mesurer durant deux nuits la fermeté, la fréquence et la durée de leurs érections. La seule différence : le premier soir, ils mangeraient un burrito à la viande, tandis que le second, le burrito serait végan.

Résultat ? La deuxième nuit, la fermeté des érections des trois sportifs avait augmenté de 10,40% en moyenne ; et leur durée, de 364% !

Pas mal, non ?

Un mec viril ne passe donc pas forcément son temps à griller des merguez au barbeuc’ !

« Les résultats sont excitants » s’enthousiasmait le docteur Spitz. « Cela va réveiller les gens qui ont un pénis, comme les gens qui aiment les gens avec un pénis ! »

Et parmi « les gens qui ont un pénis », je peux vous citer Dolph Lundgren. Devenu végan après avoir vu le film, il explique que cela l’a « aidé au lit »« Ma vie sexuelle s’est améliorée d’environ 50% » confiait l’acteur de Rocky dans l’émission anglaise Good Morning Britain[3].

Quand je l’interroge sur le sujet, le docteur Jérôme Bernard-Pellet – référence de la nutrition végane – tempère mais il confirme qu’« à long terme, oui, cela peut probablement influer car l’incapacité à avoir une érection est un des premiers signes de l’athérosclérose. »

Un argument choc pour beaucoup d’hommes… Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’hommes, la « dysfonction érectile » touchant près d’un homme sur deux après 40 ans !

50% d’hommes qui seraient sans doute ravis de dire fuck à l’impuissance !

Alors attention : je ne suis pas en train d’affirmer que tous les végans sont des dieux du sexe. Un végétalien qui ne mangerait que des produits transformés serait lui aussi raplapla. La clé réside, comme toujours, dans des menus bien construits et équilibrés.

Je le sais, c’est un sujet parfois délicat à aborder mais n’hésitez pas à m’en parler en commentaire ici : cela sera vraiment très utile pour toute personne qui serait aussi concernée...

Vous me direz ainsi si vous êtes dans la même ligne que Pamela Anderson, pour qui « être vegan améliore la vie sexuelle ; être vegan est sexy [4] ».

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Je vous dis à très vite. En vous suggérant un programme pour ce soir : une bonne soupe de légumes et vite, au lit !

Laurence

[1] Petra France 
[2] Last Longer 
[3] Vidéo 
[4] Pamela Anderson 

Le dernier régime de votre vie ! (celui qui peut faire perdre jusqu’à 15 kilos)

Etes-vous comme moi ?
Avez-vous essayé tous les régimes des 10, 20, 30 dernières années ?
Avez-vous connu ces moments de triomphe où vous avez fondu après avoir essayé le régime recommandé par un ami ?
Suivis de ces moments horribles où vous avez repris tous les kilos si durement perdus ? Avez-vous connu ces instants assez humiliants où vous vous interdisez de jeter des vêtements adorés mais désormais trop petits en prévision du moment où vous allez maigrir et ou vous allez enfin pouvoir à nouveau les porter. Moment qui généralement, n’arrive jamais…Et ce petit bourrelet là, qui ne s’en va pas et qu’on sent bien quand on dort en chien de fusil dans son lit ? Incroyablement constant mais pas rassurant, juste flippant !

On connaît tous cela, ces régimes à répétition avant qu’on cède à la résignation, voire à l’arnaque. Perso, j’ai participé à l’enrichissement de quelques thérapistes débordés dont on se refilait l’adresse entre collègues et qu’il m’est arrivé d’aller voir à 7h du matin (c’est vous dire, si j’étais motivée:-)).

Mais c’est en bannissant la viande et en adoptant une alimentation végétale que j’ai vraiment maigri.

Durablement.

Et sans vraiment m’en rendre compte, d’ailleurs.

J’ai eu à ce moment précis disons-le, la désagréable impression qu’en terme d’alimentation, on m’avait toujours baladée : les fruits secs, les féculents, les légumineuses type lentilles ou pois chiches m’avaient toujours été présentés comme des ennemis qui faisaient grossir…

Vous pensez cela vous aussi ? Normal. il faut faire une vraie révolution et oublier des années de lecture de magazines féminins pour comprendre que ce n’est pas vrai. Dites-moi : où en êtes-vous aujourd’hui de votre poids rêvé ?

Me concernant, j’ai perdu cinq kilos. Je crois pouvoir dire que je suis aujourd’hui au poids exact que j’ai toujours désiré. Et je suis en meilleure santé que je ne l’ai jamais été.

J’ai arrêté de manger des produits animaux et cette décision a transformé ma vie.

C’est même, définitivement, la meilleure décision que j’ai prise.

Vous pensez que je suis un cas isolé ? Pas du tout !

Sur ma boîte mail et au fil de mes rencontres pour nourrir mon blog Alternative-Vegan, les témoignages affluent. Ils racontent à peu près tous la même histoire.

Stéphanie Guillemette par exemple. Passionnée de cuisine végétale, blogueuse, Stéphanie est aujourd’hui une chef végétarienne à succès.

Elle n’a pas toujours été la fille menue des photos qui illustre son compte Insta (plus de 23 000 abonnés) : « j’étais partie vivre au Brésil et après des mois de malbouffe et de sorties, j’étais revenue avec treize kilos en trop, me raconte-t-elle. Le régime qu’on m’avait prescrit était hyper strict et m’interdisait les féculentsIl était glauque et triste. Comme j’avais beaucoup lu sur la nutrition, je me suis dit : Et si je faisais tout végétal ? Et j’ai perdu quinze kilos rapidement, en imaginant des associations d’aliments et en écoutant ma satiété ».

Stéphanie est aujourd’hui une chef végétarienne très demandée qui, à la maison, cuisine vegan pour elle et son compagnon… lequel a, à son contact, perdu 14 kilos !

Vous rencontreriez la maquilleuse Fanny Maurer, ambassadrice en France de la marque de make up vegan Kat Von D, elle vous dirait qu’en goûtant sa cuisine, son fiancé, par ailleurs coach sportif, a perdu dix kilos. Elle nous l’explique sur Alternative-Vegan ici.

Pourquoi je vous raconte tout cela ?

Parce que ces bénéfices santé d’une alimentation végétale, on a longtemps voulu vous les cacher.

Longtemps, les industries de la viande et des produits laitiers ont, en effet, financé les études alimentaires menées par des organismes d’Etat pour que vous n’ayez pas connaissance des méfaits de leurs produits et que vous continuiez de les consommer. Vous vous en rappelez-vous aussi ? Ils étaient nos “amis pour la vie”…

Mais cette période est terminée. Des études sont là, nombreuses désormais, et inattaquables.

Que disent ces études ?

Elles disent que les vegans sont plus minces

  • Un consommateur de viande a neuf fois plus de risques qu’un végétalien d’être atteint d’obésité[1]
  • En 2009, la revue américaine Diabètes Care a étudié la morphologie de 22434 hommes et 38469 femmes. Il en ressort que l’indice de masse corporel (IMC) des végétaliens est de 23,6 et celui des végétariens de 25,7 contre 28,8 pour les omnivores. [2]
  • Une étude menée par le « Journal of the American College of Nutrition » a comparé les pertes de poids de 74 patients atteints d’un diabète de type 2. Ceux qui ont suivi un régime végétarien ont perdu presque deux fois plus de poids ( 6,2 kilos contre 3,2 kilos) que ceux soumis à un régime antidiabétique classique
  • Diffusé sur Netflix en octobre 2019, le documentaire The Game Changers, relayait par ailleurs une expérience menée dans une caserne de pompiers à Brooklyn.

    Après sept jours de régime végétal (burgers végé, granola, mélange de céréales et d’oléagineux…), les pompiers ont vu leur taux de cholestérol chuter, pour certains incroyablement ! Perdant chacun, en moyenne, trois kilos ! Spectaculaire, même si l’expérience n’a pas été menée – il faut le reconnaître – par des scientifiques.


Mais pourquoi les vegans sont-ils moins gros ?

  • Parce qu’ils mangent plus de végétaux. C’est-à-dire des plantes pauvres en graisses, des fruits et légumes pleins d’eau, des graines, des noix, des légumes verts remplis de fibres.

    C’est juste du bon sens : – de graisses + d’eau + de fibres = des aliments à index glycémique bas favorisant la perte de poids.

    Ces aliments rassasient plus longtemps et retardent sensations de faim et envies de grignotage. Ce n’est plus votre calculette mentale à calories qui vous arrêtera… c’est l’impression d’avoir assez mangé.

  • Parce qu’ils mangent moins de produits transformés
  • Et parce qu’en s’abstenant de manger des produits animaux, ils mangent considérablement moins de sucres, de sel, de graisses saturées, de conservateurs …

Au moins maintenant, ces études répertoriées, vous pouvez vous faire votre idée. Et décider en toute connaissance de cause quelle alimentation adopter.

Parce que si vous êtes allés au bout de cet article, c’est que vous vous interrogez comme moi aussi, je l’ai fait.

Alors, lisez, documentez-vous, suivez-moi et prenez les décisions que vous voulez, y compris si elles sont contraires aux miennes mais, encore une fois, au moins maintenant, vous savez.

Changez d’alimentation est moins compliqué que ce qu’on veut vous faire croire.

Certes, nos habitudes culinaires sont ancrées mais une fois que vous connaîtrez deux ou trois règles, vous pourrez essayer de changer si vous le souhaitez.

Si vous êtes vegan ou si vous essayez de l’être et si vous avez déjà constaté des impacts sur votre poids, je suis vraiment preneuse de tous vos commentaires ici. Cela m’aide énormément que vous participiez !

Votre expérience nourrira – et encouragera – notre communauté bienveillante et grandissante. Plus nombreux, on est plus forts et on peut s’entraider !

Si vous souhaitez aussi échanger avec d’autres membres qui partagent les mêmes aspirations, la même envie de changer leur mode de vie, rejoignez dès maintenant mon groupe Facebook privé !

A très vite !

Laurence

(1) The Food Revolution”, John Robbins, Conari Press,2001.
(2) Cité par Hugo Clément, dans Comment j’ai arrêté de manger des animaux, Editions du Seuil, 2019.Des chiffres qu’il faut saluer quand on sait que selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre d’obèses a quasiment triplé dans le monde depuis 1975. En France, l’obésité touche désormais 18,2% des ados[2]. Et chez leurs parents, ce n’est pas mieux ! 54% des hommes et 44% des femmes seraient en surpoids (c’est-à-dire que leur IMC, Indice de Masse Corporelle, est supérieur à 25).

Recette du tarama végétal

Recette du tarama végétal

Je vous propose pour Noël ou le nouvel an ou les deux de tester un tarama végétal, et d’en faire profiter vos convives, histoire de ficher un peu la paix à ces pauvres cabillauds.  Une recette empruntée à notre autrice culinaire Eva Claire Pasquier à savourer sur des blinis de sarrasin avec de l’aneth, du citron et des baies roses !

Les ingrédients pour 6 personnes 

  • 100 g de tofu fumé
  • 100 g de yaourt végétal au soja
  • 100 ml d’eau
  • 1 g d’agar-agar
  • 4 cuillères à soupe d’algues rouges Dulce en paillettes
  • 1 cuillère à dessert de betterave râpée crue (pour la couleur)
  • 2 ou 3 pincées de paprika fumé (facultatif)
  • Quelques pincées de poivre cinq baies
  • 1 cuillère à dessert de sel
  • Aneth, citron et baies roses pour la déco

Pour l’Algue rouge, je sais que vous n’avez probablement pas ça chez vous mais on en trouve dans les magasins bio, diététiques ou des produits régionaux si vous êtes en Bretagne, à acheter aussi en ligne sur greenweez ou smartfooding par exemple).
vous pouvez remplacer par du kelpamare liquide mais je sais d’expérience que ce n’est pas évident à trouver.

Comment préparer la recette du tarama végétal étape par étape

  1. Mélangez l’eau, l’agar-agar, la betterave râpée et les algues.
  2. Portez à ébullition quelques secondes
  3. Mixez le tofu, ajoutez le mélange à l’algue et au paprika
  4. Ajoutez le yaourt, 1 cuillère de sel (ou kelpamare) et poivrez.
  5. Continuez à mixer pour obtenir une mixture lisse
  6. Vérifiez l’assaisonnement avant de verser dans un joli récipient
  7. Idéalement, gardez la préparation 12 heures au frais avant de déguster

Comme d’habitude, si vous faites la recette, je veux bien des photos de votre tarama végétal! 

Je n’en ai pas beaucoup reçues la semaine dernière mais j’imagine que vous réservez pour les fêtes (Katia, une des fidèles d’Alternative Vegan a prévu d’en faire profiter toute sa rue !). Et n’oubliez pas notre groupe Facebook privé pour échanger d’autres recettes ! 

Je vais pour ma part prendre quelques jours dans le sud-ouest en famille mais je ne m’arrête pas pour autant : je suis en pleine écriture de mon livre (c’est en écrivant sur la pêche d’ailleurs que je suis tombée sur les chiffres de l’Ifremer) et j’espère pouvoir vous livrer bientôt un extrait pour avoir votre retour !

Bonnes fêtes de Noël à tous, régalez-vous et régalez vos papilles !

A très vite !

Laurence

Recette vidéo: des boulettes 100% végétales.
Recette de croque-monsieurs veggie et faciles

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