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Monthly Archives: juillet 2019

D’où vient le mot viande ? Retour sur le « sexisme alimentaire ».

En France, la viande est toujours associée à la masculinité. En clair, c’est une affaire d’homme. Alternative-vegan vous explique pourquoi…

On appelle cela le « sexisme alimentaire » et il se manifeste tous les jours…

Avez-vous remarqué que ce sont toujours les hommes qui font griller la viande sur le barbecue ? Pendant ce temps, les femmes sont cantonnées à préparer les salades …

Aux hommes les steaks et les merguez !

Aux femmes les tomates cerises et les carottes !

C’est cela le « sexisme alimentaire ».

En France tout particulièrement, la viande symbolise la puissance. Dans l’inconscient collectif, celui qui l’ingère est censé acquérir les caractéristiques physiques de l’animal qui a été tué pour le nourrir.

C’est comme ça depuis toujours.

Et c’est particulièrement vrai en France où la viande a étymologiquement une signification particulière.

Le mot viande vient en effet du latin « vivenda », qui signifie « ce qui sert à la vie, ce qui est nécessaire à la vie ». [1]

A l’origine, le terme « vivenda » recouvrait la nourriture dans sa globalité, pain, légumes, riz… Mais au 14ème siècle, et sans que l’on sache vraiment pourquoi, le terme « viande » n’a plus désigné que la chair des animaux terrestres. Et est devenue synonyme de vie….[2]

Il s’agit là d’une spécificité française…

Voilà pourquoi il est beaucoup plus difficile en France ou dans un pays francophone de se priver de viande. Supprimer les aliments carnés, c’est se priver de « ce qui est nécessaire à la vie » . Rien de moins ! Etonnez-vous après, que la plupart d’entre nous aient grandi avec cette certitude qu’on ne peut s’en passer !

Devenir vegan, c’est s’échapper de cette « prison mentale ».

Voici justement une vidéo que j’ai réalisée avec le coach nutrition santé et docteur en recherche environnementale, Jérémie Mercier, qui explique l’étymologie du mot « viande » :  

Si vous voulez accéder à la version longue de cette vidéo où il démonte aussi les impacts santé des produits laitiers rejoignez ici notre groupe Facebook privé.


[1] https://fr.wiktionary.org/wiki/viande
[2] Lire à ce sujet NoSteak d’Aymeric Caron (ed Fayard)

Les repentis 5. “La viande éthique est impossible” explique Gustav Soderfeldt, éleveur devenu vegan

Pendant des années, Gustaf Soderfeldt a élevé des cochons, moutons et poules. Des animaux vivant en liberté dont il prenait soin. Mais à 34 ans, la souffrance animale l’a rattrapé…

J’ai commencé ma carrière d’«agriculteur humain» en 2006. Je venais de la ville et je détestais le concept d’élevage industriel. J’avais en tête de développer une alternative viable car je me souciais vraiment des animaux et je voulais les aider. Je voulais qu’ils vivent mieux et heureux “, explique Gustaf, agriculteur suédois.

Le tout jeune homme de 25 ans se lance alors dans l’élevage traditionnel de cochons, moutons, chèvres et poules. Des animaux élevés en liberté dont il prend vraiment soin. Au sein de son exploitation, il ouvre aussi une boutique d’aliments biologiques locaux dans laquelle il vend sa viande et des produits des fermes situées à proximité. “Tout cela me paraissait cohérent avec mon implication pour l’ensemble du mouvement «Retour à la terre» prônant des valeurs de respect de la nature, des animaux et le retour à la nourriture saine provenant de sa propre production.”

“ Je me suis rendu compte que la viande éthique, ça n’a aucun sens”

Mais il y a quatre ans, en surfant sur Internet, Gustaf découvre des vidéos et interviews de vegan, puis des images de souffrance animale. “Mon monde de petit producteur de viande éthique était complètement bouleversé“, explique-t-il. ” Je me suis rendu compte que c’est eux qui avaient raison. Les vegan sont beaucoup plus à l’écoute du bien-être animal que moi. Produire de la viande est aussi inutile que violent, la « viande éthique » comme j’appelais ma production est impossible puisque les animaux sont abattus sans ménagement uniquement pour contenter nos estomacs. Ça n’a aucun sens… ”

“ Je n’avais pas conscience de la cruelle routine de l’élevage” 

A 34 ans, les certitudes de Gustaf vacillent et la culpabilité le gagne. “Pendant des années, j’ai travaillé en étroite collaboration avec les abattoirs en tant que propriétaire d’une boucherie «éthique» . A la ferme, nous fabriquions également du fromage, des œufs, du lait et d’autres produits d’origine animale. Je me rends compte que j’ai commis ce qu’on peut appeler des meurtres. Mais je croyais sincèrement en mon projet. En réalité, je me leurrais. L’être humain dispose de moyens très efficaces pour bloquer les émotions négatives et être dans le déni. Je n’avais pas conscience de la cruelle routine de l’élevage : le sang, les entrailles, la peur, la souffrance, la séparation des parents et bébés… Et puis, je recevais tellement de réactions positives de mes amis agriculteurs et de mes clients très satisfaits de ma production de viande.”

“J’ai transformé ma ferme en potager éco-responsable” 

Fort de ses nouvelles convictions, Gustaf prend la décision de tout arrêter. “J’ai fermé le magasin, cessé d’élever des animaux et je suis devenu actif dans la communauté vegan. Avec Caroline, ma femme, nous avons alors décidé de transformer la ferme en un potager éco-responsable en produisant des fruits et légumes de saison et totalement vegan. Nous n’utilisons aucun fumier d’animaux, sans sang ni os, ni aucun autre composant animal.

Après des débuts difficiles, nous parvenons à vivre de notre production

Les premiers temps, la transition de l’activité s’avère difficile, mais Gustaf et Caroline persévèrent, persuadés d’avoir fait le bon choix. ” Comme dans la plupart des pays occidentaux, les habitants de ma région étaient habitués à manger d’une certaine manière, avec peu de légumes et trop de viande, de graisse et de sucre. Mais aujourd’hui, nous parvenons à vivre de notre production. Nous cultivons des tomates, des pommes de terre, des haricots, des pois, des carottes, des laitues, du chou, du brocoli et bien plus encore, que nous vendons sur des marchés de producteurs et par abonnement.

C’est l’un des meilleurs choix de ma vie, je me sens vraiment mieux

Cela fait maintenant quatre ans que j’ai décidé de devenir vegan et c’est l’un des meilleurs choix de ma vie. Quatre ans plus tard, je suis toujours ravi de ne plus élever d’animaux d’autant que la production de légumes utilise de façon beaucoup plus rationnelle les ressources de notre planète comme la terre, l’eau et cela évite le massacre de millions d’animaux.

Je me sens vraiment bien mieux et je suis très reconnaissant de pouvoir partager mon histoire avec d’autres.

https://www.facebook.com/vegangaarden/

Pourquoi les sportifs de haut niveau deviennent eux aussi vegan

“C’est marrant parce que t’as l’air plutôt en forme”. Ou alors, “Tu verras, c’est sur la longueur que tu vas t’affaiblir”. Je devrais être malingre, faible, pâle comme un morceau de tofu et triste comme un jour sans pain en étant Vegan…

Vous connaissez Lewis Hamilton ? Le quintuple champion du monde de formule 1 ? Le coureur Carl Lewis, élu par le CIO « plus grand athlète du 20ème siècle »? L’américaine Alex Morgan,  médaillée d’or olympique et double championne du monde de foot ? Novak Djokovic, numéro 1 mondial de tennis ? Ou encore Patrick Boubamian, 1m71, 125 kilos, 50 cms de circonférence du bras, sacré en 2011, l’homme le plus fort d’Allemagne ? Un grand gaillard qui s’entraîne en … lançant des machines à laver dans des terrains vagues  

Ces hommes et ces femmes ont un point en commun. Ils sont sportifs et vegan.

Sont-ils malingres ? Faibles ?
Franchement…

Quand mes amis trouvent “marrant” que “j’ai l’air plutôt en forme”, je leur parle de Patrick Boubamian et de ses lancers de machines. Mes amis ne sont pas mal intentionnés, ils sont juste mal informés. Désinformés comme je l’ai moi-même longtemps été.

Aux prises avec cette croyance que manger de la viande rend fort.
C’est faux.

Les problèmes de santé liées à l’alimentation carnée (les maladies cardiovasculaires notamment) sont désormais avérés. Et recensés, notamment par l’OMS.

Je ne parle pas ici d’opinions ou de croyances, d’études que l’on aurait tordues dans un sens partisan mais de faits. 

Attestés par un nombre grandissant de médecins qui désormais, osent prendre la parole face au lobby de la viande et des produits laitiers.

Pourtant, voilà ce que voudraient encore nous faire croire ceux qui caricaturent les vegan

Les protéines végétales sont de moins bonne qualité que les protéines animales car elles ne fournissent pas les acides aminés essentiels.
C’est faux !

C’est l’Association Américaine de diététique qui le dit et l’écrit dans un document de référence international remis à jour tous les 5 ans . Cette association est la plus grande association de professionnels de la nutrition au monde, avec plus de 70 000 membres, docteurs et nutritionnistes.

Ce sont des médecins réputés qui en attestent.

Comme le docteur Sébastien Demange, membre de la commission santé de l’Association Végétarienne de France .

Ou le docteur Jérome Bernard Pellet, médecin généraliste et fondateur de l’APSAres , qui écrit : “Les études épidémiologiques comme l’étude Campbell ou les nombreuses études faites parmi les adventistes du 7ème jour (communauté religieuse qui a pour caractéristique de comporter beaucoup de végétariens parmi ses membres mais aussi des omnivores) montrent qu’il est bénéfique pour la santé de s’alimenter essentiellement de protéines végétales ”.

J’ai d’ailleurs déjà écrit un article sur les adventistes de Loma Linda, il est à lire ici.

On trouve les 3 principales sources de protéines végétales dans :

  • Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs…). Une alimentation équilibrée en contient 15 à 20%. Avant  la seconde guerre mondiale, elles avaient une part majeure dans notre alimentation.  
  • Les céréales . Une alimentation équilibrée en contient 15 à 20%.
  • Les fruits oléagineux ( cacahuètes, amandes,pistaches…). Une alimentation équilibrée en contient 50 à 60%.

Et vous savez quoi ? 

Non seulement ces protéines végétales ne sont pas moins bonnes, mais elles ont, comme le souligne le docteur Jérôme Bernard-Pellet  “des propriétés particulières que les protéines animales n’ont pas. Par exemple, leur richesse en arginine, un acide aminé non essentiel, permet à l’organisme de générer de l’oxyde nitrique, un composé essentiel à la bonne santé cardiovasculaire et au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette propriété spéciale des protéines végétales explique en partie la moindre fréquence des maladies cardio vasculaires chez les végétariens “.  

On voudrait aussi nous faire croire que… 

Les vegans manquent de calcium
C’est faux. 

L’OMS explique que moins on consomme de protéines animales, moins on a besoin de calcium.

Les choux, les haricots verts ou blancs, les amandes , les oranges, le chou chinois mais surtout les brocolis sont autant de sources intéressantes et suffisantes . Un article sur Alternative-Vegan recense d’ailleurs les meilleures sources végétales de calcium : https://alternative-vegan.com/39-aliments-bourres-de-calcium-et-qui-ne-sont-pas-des-produits-laitiers/

Les vegans manquent de fer…
C’est faux. 

Les médecins l’affirment : il n’y a pas plus de carences chez les vegan que dans le reste de la population . Les légumineuses, le quinoa, les abricots, le chu chinois, les algues, le persil, le cumin sont des sources importantes de fer.

Les vegans manquent de B12.
C’est vrai. 

Et on ne plaisante pas avec la vitamine B12 car elle sert à la formation des globules rouges, des plaquettes et des globules blancs et maintient en bonne santé le système nerveux.

La B12 est présente dans les produits animaux. 

Mais le problème, c’est qu’aujourd’hui, les animaux, élevés à grande échelle, ne sont plus capables d’en fabriquer. 

Ils sont donc eux mêmes supplémentés. Plus de 90% de la B12 produite dans le monde est aujourd’hui destinée à l’alimentation du bétail . 

Lorsque nous  mangeons de la viande ou des produits d’origine animale, écrit le docteur Jérome Bernard-Pellet, l’animal sert d’intermédiaire entre les usines à vitamine B12 et nous”.

Si vous ne mangez pas d’animaux “vitaminés” à la B12, vous pouvez tout simplement choisir de vous supplémenter directement, par le biais de compléments à acheter (sans ordonnance) en pharmacie ou de produits vegan enrichis en B12, comme des laits végétaux ou de la levure alimentaire. C’est aussi simple qu’indispensable. 

Et il n’y a pas de dose maximale. J’y reviendrai prochainement dans une newsletter spécifique.

En réalité, qu’on soit vegan ou pas, les précautions à prendre sont les mêmes : choisir une alimentation variée avec le plus de produits frais et éviter les produits transformés .

C’est vrai pour les athlètes de haut niveau, ça l’est aussi pour nous.

Et la planète toute entière devrait aujourd’hui s’interroger sur sa façon de s’alimenter.

Comme l’écrit le docteur Bernard-Pellet  « L’alimentation des occidentaux est de médiocre qualité et elle constitue un contre-exemple de ce qu’il faut faire. Tout le monde devrait s’inquiéter de son équilibre alimentaire et non seulement les végétariens ».

Si vous voulez prolonger la discussion, rendez-vous dès maintenant sur mon groupe Facebook privé : nous y sommes très nombreux pour échanger, s’informer et s’entraider. 

Les commentaires sont précis, pertinents, bienveillants…
Pour cela, un énorme merci ! 
A très vite !

Laurence


(1)-de« Vegane Ernährung im Kraftsport ZDF planet e » [archive], sur émission Volle Kanne (de) de ZDF sur la chaîne Youtube de Die Veguerilla, 7 mai 2016) Liste plus complète des athlètes vegan à consulter sur le site Great Vegan Athlètes.
(2)-disponible en français sur le site de l’APSARes – Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable.
(3)-«Les protéines d’origine végétales sont d’aussi bonne qualité que celles d’origine animale », lire à ce sujethttp://www.leparisien.fr/societe/sante/comment-etre-en-pleine-forme-meme-sans-viande-10-06-2019-8090085.php
(4)-Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable
(5)-Comment manger moins de viande, Docteur Jérôme Bernard-Pellet, Garance Leureux, ed la plage
(6)-http://www.leparisien.fr/societe/sante/comment-etre-en-pleine-forme-meme-sans-viande-10-06-2019-8090085.php)
(7)-http://www.leparisien.fr/societe/sante/comment-etre-en-pleine-forme-meme-sans-viande-10-06-2019-8090085.php)
(8)-Comment manger moins de viande, Docteur Jérôme Bernard-Pellet, Garance Leureux, ed la plage

Top 8 des questions sur le véganisme

Pourquoi parle-t-on autant de véganisme aujourd’hui ? Quelles sont les raisons qui poussent de plus en plus de personnes à adopter ce nouveau mode de vie ? Si vous êtes sur ce blog, c’est que vous êtes déjà curieux et peut-être tenté : voici les 8 questions qui sont généralement posées sur le véganisme quand on ne s’y connait pas.  

1/ Quelle différence entre véganisme et végétarisme ? 

Un végétarien ne consomme aucun animal ni aucun produit issu de l’abattage d’un animal : il ne mange donc ni viande, ni crustacé, ni poisson… en revanche, il consomme du lait, du miel et des oeufs. 

Un vegan refuse toute exploitation animale et ne consomme donc aucun produit d’origine animale, que ce soit pour son alimentation ou tout autre type de produits de consommation pour sa vie courante (cosmétique, habillement, produits ménagers…). 

Un vegan ne consomme donc pas de lait, d’oeufs, de miel. Il ne porte pas de laine, ni de cuir, et n’utilise que des cosmétiques sans substance animale et non testés sur des animaux.

Il refuse également toute exploitation des animaux dans le cadre des loisirs, spectacles comme le cirque, les zoos, les parcs d’attraction, ou encore la corrida…

Vous voulez un petit aperçu de mode vegan ? cliquez ici

2 / Pourquoi les vegan ne consomment pas de lait ? 

Voici l’un des plus grands mythes qui nous a conditionné depuis notre plus tendre enfance : boire du lait est bon pour la santé, et plus précisément, bon pour les os… En fait, nous sommes la seule espèce de mammifère à choisir de conserver nos habitudes de consommation néfastes après avoir été sevrés du lait de notre mère !

Or, une étude menée par Harvard Nurse pendant 12 ans a révélé que ceux qui consommaient du calcium provenant de produits laitiers se brisaient plus d’os que ceux qui buvaient rarement du lait. 

Cela va probablement à l’encontre de tout ce qui vous a été dit quand vous étiez enfant… 

Il va sans dire que le calcium est bon pour notre corps. Il est utilisé par nos nerfs, nos muscles et contribue à une coagulation sanguine adéquate. Ce que beaucoup de gens ne réalisent pas, c’est que l’homme absorbe à peine le calcium contenu dans le lait de vache (surtout s’il est pasteurisé). 

Le plus grand stockage de calcium dans notre corps se trouve dans nos os, dont une grande partie est utilisée pour neutraliser l’effet acidifiant du lait. Parce que le lait, comme toute autre protéine animale, acidifie le pH corporel.

Logiquement, imaginons que le calcium soit extrait de nos os après la consommation de lait animal, il quitte notre corps par l’urine et entraîne un déficit en calcium. Il n’est pas étonnant que les pays où les taux d’ostéoporose sont les plus élevés sont ceux qui consomment le plus de lait et d’autres produits laitiers.

Mais boire du lait ne conduit pas seulement à des fractures… 

Vous ne le digérez pas correctement : peu importe le diagnostic d’intolérance au lactose, les trois quarts des gens n’ont pas l’enzyme nécessaire pour digérer totalement le lait de vache

Il est prouvé que la plupart d’entre nous produisons moins de lactase (l’enzyme qui nous aide à digérer le lait) à partir de deux ans, à peu près au même moment où nous sommes sevrés du lait de notre mère !

Le lait n’est plus le même non plus : jusqu’à la fin du XIXe siècle en Europe, le lait était non pasteurisé ou consommé à l’état «naturel». Mais ce n’est plus le cas. 

De nos jours, le lait de vache (en particulier le type non biologique) provient de vaches auxquelles on a administré des antibiotiques et qui ont reçu une injection de rBGH, une hormone de croissance modifiée par génie génétique. Cela peut augmenter les taux sanguins du facteur de croissance insuline 1 (appelé techniquement IGF-1), qui est lié à plusieurs types de cancer. 

La consommation de lait peut également avoir pour conséquence une acné sévère : ces produits contiennent un indice glycémique élevé, générateur d’acné. Les hormones de croissance et les substances inflammatoires contenues dans le lait de vache peuvent également être à l’origine de pores obstrués et d’autres affections cutanées.

Vous trouverez toutes les meilleures sources végétales de calcium dans cet article

Et un article sur les meilleurs choix de fromages végétaux

3 / Pourquoi les vegan ne consomment pas d’oeufs ? 

Les jaunes d’oeufs sont chargés de cholestérol – un facteur de risque connu de maladies coronariennes et de crises cardiaques. Un œuf de taille moyenne contient 186 mg de cholestérol, ce qui correspond à 62% de l’apport recommandé ! 

Logique : un œuf entier contient tous les nutriments nécessaires pour transformer une seule cellule en un bébé poulet entier… Les experts suggèrent que la consommation d’un œuf par jour peut dépasser la limite maximale de consommation de cholestérol, ce qui augmente le risque de maladie cardiovasculaire.

Une étude publiée dans le Journal of Atherosclerosis Research a même révélé que manger un œuf par jour est aussi néfaste pour le cœur que fumer cinq cigarettes par jour !

La consommation de cholestérol est un facteur prédictif puissant du cancer du foie. Comparés aux hommes qui mangent rarement des œufs, les hommes qui consomment même moins d’un œuf par jour semblent avoir deux fois plus de risques de progression du cancer de la prostate.

De plus, la choline, un composé présent dans les œufs, est transformée en une toxine appelée triméthylamine par les bactéries présentes dans les intestins des carnivores. Or, il a été constaté que cette toxine augmentait le risque de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de décès prématuré.

Réfléchissez aussi à ça : les poules ont un cycle menstruel, au cours duquel l’ovaire “envoie du jaune” sur son passage. En se déplaçant dans le tractus génital et dans la glande coquillière, le jaune se forme en un «blanc d’oeuf» : c’est ce que vous mangez au petit déjeuner…

Autre fait : la bactérie Salmonella contenue dans les œufs peut survivre à la plupart des méthodes de cuisson, notamment les oeufs brouillés ou les omelettes. Cette bactérie particulière est la principale cause de décès liée à une intoxication alimentaire dans le monde. 

4 / Pourquoi les vegan ne consomment pas de miel ? 

Bien sûr, les abeilles ne sont pas que des insectes “généreux” qui fournissent leur excès de miel à l’usage des humains…

Bien que beaucoup de gens s’imaginent que leur miel provient d’un joli jardin avec quelques ruches, la majorité de tout le miel produit provient de fermes industrielles comptant généralement au moins 300 ruches. 

Dans ces fermes, les abeilles sont élevées afin que nous puissions prendre leur miel quand il est prêt à être récolté. Lorsque les agriculteurs retirent le miel de la ruche pour la consommation humaine, ils le remplacent par un substitut du sucre. 

Malheureusement, ce remplacement est insuffisant, car il manque des nutriments essentiels, des graisses et des vitamines dont les abeilles ont besoin pour rester en bonne santé. 

Les abeilles travaillent alors sans relâche pour remplacer le miel manquant, s’épuisant par la même occasion. Cela signifie que beaucoup d’abeilles ne survivront pas à l’hiver à cause de l’épuisement et du manque de nutrition

Par conséquent, de nombreux apiculteurs commerciaux se contentent de tuer leurs abeilles à la fin de l’été, sachant qu’ils devront de toute façon les remplacer par de nouvelles abeilles l’année suivante. 

L’élevage des abeilles a des conséquences énormes sur les insectes et les oiseaux en compétition pour le nectar. À mesure que le nombre d’abeilles d’élevage augmente, le nombre d’abeilles indigènes et de diverses espèces d’oiseaux diminue.

Alors que la plupart des gens ne sont pas conscients du processus de destruction des abeilles, beaucoup ne sont pas conscients du fait que la plupart du miel est extrêmement malsain, encore plus malsain que le sucre et ses substituts

Le miel dans tous les supermarchés et dans la plupart des autres magasins n’est pas le même miel que les abeilles mettent dans leurs ruches, car ce miel est chauffé et traité dans une usine. Il est chauffé pour pouvoir être conservé plus longtemps (quand il est chauffé à température élevée, il peut l’être quelques milliers d’années), mais quand le miel est chauffé, il perd la plupart de ses vitamines et minéraux

En outre, presque tout le miel contient des sucres ajoutés (et le miel contient déjà 80% de sucre avant la transformation).

5 / Les vegan manquent-ils de protéines ? 

Il s’agit là aussi d’une des croyances les plus répandues : seuls les produits d’origine animale nous apporteraient suffisamment de protéines.

C’est totalement faux.

Par ailleurs, les pays occidentaux consomment beaucoup trop de protéines (d’origine animale) à l’heure actuelle, ce qui engendre de nombreux dégâts pour la santé (prise de poids, problèmes artériels…).

La seule chose importante à retenir : il vous faut consommer les 9 acides aminés essentiels ou indispensables soit la lysine, la thréonine, la méthionine, la leucine, l’isoleucine, la valine, le tryptophane, la phénylalanine et l’histidine (ce dernier est seulement essentiel chez l’enfant, tout comme l’arginine). 

Or, un régime vegan bien adapté va vous fournir largement toutes les protéines dont vous avez besoin : certains produits végétaux, comme le quinoa, présentent même un profil acido-aminé complet incluant les 9 essentiels !

Le choix est vaste en végétaux très riches en protéines : haricots, lentilles, noix… pas étonnant que des athlètes de haut niveau, qui ont des besoins importants en protéines, recommandent eux aussi aujourd’hui le régime vegan.

Vous trouverez ici un article complet sur le sujet

6 / Les vegan manquent-ils de vitamines ? 

Autre croyance qui a la vie dure : les vegan manqueraient de vitamines… et là encore, il suffit d’être informé pour se rendre compte que cela ne repose sur rien. 

Un régime vegan bien équilibré permet de couvrir largement tous vos besoins en vitamines et en minéraux : le chou Kale par exemple est bien plus riche en fer que votre steak ! 

Seule la vitamine B12, indispensable à votre corps, ne peut être trouvée de manière naturelle dans les végétaux. Cette vitamine administrée aux animaux que nous mangions se diffusait ainsi dans notre corps… 

La solution est simple : les vegans consomment soit des végétaux enrichis en vitamine B12 (du lait de soja enrichi par exemple) soit directement un supplément de vitamine B12, produit très répandu qu’ils trouvent facilement en pharmacie ou magasins spécialisés.

7 / Pourquoi les vegan ne portent pas de laine ? 

La plupart des gens ne comprennent pas pourquoi les vegan évitent les produits à base de laine. Le traitement infligé aux moutons pour exploiter leur laine est tout simplement insupportable quand vous connaissez la vérité. 

Lorsque les moutons ne peuvent pas se défaire eux-mêmes de leur toison, leur laine grossit de plus en plus et des mouches pondent dans les plis humides de leur peau. Les asticots éclos peuvent alors tuer le mouton…

Pour éviter cela, les éleveurs effectuent une opération appelée “mulesing” : sans anesthésie, de grandes bandes de chair sont découpées sur le dos des agneaux et autour de leur queue.

D’autres procédures effectuées sans anesthésie consistent à percer un trou dans les oreilles des agneaux plusieurs semaines après la naissance, à amarrer leur queue et à castrer les mâles. 

Les castrations sont effectuées lorsque les agneaux mâles ont entre 2 et 8 semaines, en utilisant un anneau en caoutchouc pour couper leur apport en sang.

En outre, les moutons sont tondus au printemps, juste avant de perdre naturellement leur manteau d’hiver. Parce que tondre trop tard signifierait une perte de laine, la plupart des moutons sont tondus alors qu’il fait encore trop froid. On estime qu’un million de moutons meurent chaque année d’exposition après une tonte prématurée… 

8 / Qu’est-ce que les vegan peuvent encore manger ? 

De manière simple : TOUT sauf des produits d’origine animale… et ça laisse beaucoup de choix !

Comme vous allez l’apprendre, le véganisme est un univers très vaste. Vous allez découvrir de nombreuses alternatives à tout ce que vous mangiez avant. Il ne s’agit pas de ne plus se faire plaisir mais bien de découvrir des nouveaux plaisirs ! 

Voici d’ailleurs une sélection des sites e-commerce proposant des articles vegan

Même ceux accrocs à la junk food trouveront leur bonheur : toutes les grandes chaînes de fast food – qui sentent le vent tourner… – proposent désormais des hamburgers vegan. 

Le nombre des recettes possibles est sans limite ! Votre transition peut se faire de manière facile et très progressive… 

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