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Pourquoi les sportifs de haut niveau deviennent eux aussi vegan

“C’est marrant parce que t’as l’air plutôt en forme”. Ou alors, “Tu verras, c’est sur la longueur que tu vas t’affaiblir”.

C’est une des remarques que l’on me fait le plus souvent quand je confie que je suis vegan.

Je devrais être malingre, faible, pâle comme un morceau de tofu et triste comme un jour sans pain…

Vous connaissez Lewis Hamilton ? Le quintuple champion du monde de formule 1 ? Le coureur Carl Lewis, élu par le CIO « plus grand athlète du 20ème siècle »? L’américaine Alex Morgan,  médaillée d’or olympique et double championne du monde de foot ? Novak Djokovic, numéro 1 mondial de tennis ? Ou encore Patrick Boubamian, 1m71, 125 kilos, 50 cms de circonférence du bras, sacré en 2011, l’homme le plus fort d’Allemagne ? Un grand gaillard qui s’entraîne en … lançant des machines à laver dans des terrains vagues  

Ces hommes et ces femmes ont un point en commun.
Ils sont vegan.

Sont-ils malingres ? Faibles ?
Franchement…

Quand mes amis trouvent “marrant” que “j’ai l’air plutôt en forme”, je leur parle de Patrick Boubamian et de ses lancers de machines. Mes amis ne sont pas mal intentionnés, ils sont juste mal informés. Désinformés comme je l’ai moi-même longtemps été.

Aux prises avec cette croyance que manger de la viande rend fort.
C’est faux.

Les problèmes de santé liées à l’alimentation carnée (les maladies cardiovasculaires notamment) sont désormais avérés. Et recensés, notamment par l’OMS.

Je ne parle pas ici d’opinions ou de croyances, d’études que l’on aurait tordues dans un sens partisan mais de faits. 

Attestés par un nombre grandissant de médecins qui désormais, osent prendre la parole face au lobby de la viande et des produits laitiers.

Pourtant, voilà ce que voudraient encore nous faire croire ceux qui caricaturent les vegan

23 meilleurs sources de protéines végétales

Quel végétal est l'aliment le plus riche de la planète ?


Les protéines végétales sont de moins bonne qualité que les protéines animales car elles ne fournissent pas les acides aminés essentiels.
C’est faux !

C’est l’Association Américaine de diététique qui le dit et l’écrit dans un document de référence international remis à jour tous les 5 ans . Cette association est la plus grande association de professionnels de la nutrition au monde, avec plus de 70 000 membres, docteurs et nutritionnistes.

Ce sont des médecins réputés qui en attestent.

Comme le docteur Sébastien Demange, membre de la commission santé de l’Association Végétarienne de France .

Ou le docteur Jérome Bernard Pellet, médecin généraliste et fondateur de l’APSAres , qui écrit : “Les études épidémiologiques comme l’étude Campbell ou les nombreuses études faites parmi les adventistes du 7ème jour (communauté religieuse qui a pour caractéristique de comporter beaucoup de végétariens parmi ses membres mais aussi des omnivores) montrent qu’il est bénéfique pour la santé de s’alimenter essentiellement de protéines végétales ”.

J’ai d’ailleurs déjà écrit un article sur les adventistes de Loma Linda, il est à lire ici.

On trouve les 3 principales sources de protéines végétales dans :

  • Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs…). Une alimentation équilibrée en contient 15 à 20%. Avant  la seconde guerre mondiale, elles avaient une part majeure dans notre alimentation.  
  • Les céréales . Une alimentation équilibrée en contient 15 à 20%.
  • Les fruits oléagineux ( cacahuètes, amandes,pistaches…). Une alimentation équilibrée en contient 50 à 60%.

Et vous savez quoi ? 

Non seulement ces protéines végétales ne sont pas moins bonnes, mais elles ont, comme le souligne le docteur Jérôme Bernard-Pellet  “des propriétés particulières que les protéines animales n’ont pas. Par exemple, leur richesse en arginine, un acide aminé non essentiel, permet à l’organisme de générer de l’oxyde nitrique, un composé essentiel à la bonne santé cardiovasculaire et au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette propriété spéciale des protéines végétales explique en partie la moindre fréquence des maladies cardio vasculaires chez les végétariens “.  

On voudrait aussi nous faire croire que… 

Les vegans manquent de calcium
C’est faux. 

L’OMS explique que moins on consomme de protéines animales, moins on a besoin de calcium.

Les choux, les haricots verts ou blancs, les amandes , les oranges, le chou chinois mais surtout les brocolis sont autant de sources intéressantes et suffisantes . Un article sur Alternative-Vegan recense d’ailleurs les meilleures sources végétales de calcium : https://alternative-vegan.com/39-aliments-bourres-de-calcium-et-qui-ne-sont-pas-des-produits-laitiers/

Les vegans manquent de fer…
C’est faux. 

Les médecins l’affirment : il n’y a pas plus de carences chez les vegan que dans le reste de la population . Les légumineuses, le quinoa, les abricots, le chu chinois, les algues, le persil, le cumin sont des sources importantes de fer.

Les vegans manquent de B12.
C’est vrai. 

Et on ne plaisante pas avec la vitamine B12 car elle sert à la formation des globules rouges, des plaquettes et des globules blancs et maintient en bonne santé le système nerveux.

La B12 est présente dans les produits animaux. 

Mais le problème, c’est qu’aujourd’hui, les animaux, élevés à grande échelle, ne sont plus capables d’en fabriquer. 

Ils sont donc eux mêmes supplémentés. Plus de 90% de la B12 produite dans le monde est aujourd’hui destinée à l’alimentation du bétail . 

Lorsque nous  mangeons de la viande ou des produits d’origine animale, écrit le docteur Jérome Bernard-Pellet, l’animal sert d’intermédiaire entre les usines à vitamine B12 et nous”.

Si vous ne mangez pas d’animaux “vitaminés” à la B12, vous pouvez tout simplement choisir de vous supplémenter directement, par le biais de compléments à acheter (sans ordonnance) en pharmacie ou de produits vegan enrichis en B12, comme des laits végétaux ou de la levure alimentaire. C’est aussi simple qu’indispensable. 

Et il n’y a pas de dose maximale. J’y reviendrai prochainement dans une newsletter spécifique.

En réalité, qu’on soit vegan ou pas, les précautions à prendre sont les mêmes : choisir une alimentation variée avec le plus de produits frais et éviter les produits transformés .

C’est vrai pour les athlètes de haut niveau, ça l’est aussi pour nous.

Et la planète toute entière devrait aujourd’hui s’interroger sur sa façon de s’alimenter.

Comme l’écrit le docteur Bernard-Pellet  « L’alimentation des occidentaux est de médiocre qualité et elle constitue un contre-exemple de ce qu’il faut faire. Tout le monde devrait s’inquiéter de son équilibre alimentaire et non seulement les végétariens ».

Si vous voulez prolonger la discussion, rendez-vous dès maintenant sur mon groupe Facebook privé : nous y sommes très nombreux pour échanger, s’informer et s’entraider. 

Les commentaires sont précis, pertinents, bienveillants…
Pour cela, un énorme merci ! 
A très vite !

Laurence


(1)-de« Vegane Ernährung im Kraftsport ZDF planet e » [archive], sur émission Volle Kanne (de) de ZDF sur la chaîne Youtube de Die Veguerilla, 7 mai 2016) Liste plus complète des athlètes vegan à consulter sur le site Great Vegan Athlètes.
(2)-disponible en français sur le site de l’APSARes – Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable.
(3)-«Les protéines d’origine végétales sont d’aussi bonne qualité que celles d’origine animale », lire à ce sujethttp://www.leparisien.fr/societe/sante/comment-etre-en-pleine-forme-meme-sans-viande-10-06-2019-8090085.php
(4)-Association des Professionnels de Santé pour une Alimentation Responsable
(5)-Comment manger moins de viande, Docteur Jérôme Bernard-Pellet, Garance Leureux, ed la plage
(6)-http://www.leparisien.fr/societe/sante/comment-etre-en-pleine-forme-meme-sans-viande-10-06-2019-8090085.php)
(7)-http://www.leparisien.fr/societe/sante/comment-etre-en-pleine-forme-meme-sans-viande-10-06-2019-8090085.php)
(8)-Comment manger moins de viande, Docteur Jérôme Bernard-Pellet, Garance Leureux, ed la plage

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