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Devinez quel est le secret des super centenaires qui vivent à Loma Linda…

Loma Linda - la ville des centenaires

Aimeriez-vous vivre vieux ? A cette question, la plupart d’entre nous répondent tout d’abord oui. Avant de préciser, vivre vieux ok, mais à condition d’être en bonne santé … Vieillir en bonne santé, c’est une question que les habitants de Loma Linda ne se posent pas. Ils ne se la sont même jamais posée.

Des centenaires sous haute surveillance scientifique

Depuis novembre 2005 et un article de l’auteur explorateur Dan Buettner dans le National Geographic, les centenaires fringants de cette ville située à une heure de Los Angeles sont surveillés par les scientifiques comme le lait sur le feu.

Et Loma Linda, la ville où vivent ces cheveux blancs a été classifiée « zone bleue » [1], du nom de ces cinq endroits dans le monde où la probabilité d’atteindre en bonne santé les 100 ans est 10 fois supérieure au reste du monde !

Non seulement les habitants de Loma Linda vivent vieux, mais ils vivent mieux…

  • Ces seniors champions de la longévité vivent 6 à 9 ans de plus que les autres habitants de la Californie [2]. Et ils ont :
  • Réduit de façon significative les maladies cardiovasculaires et le cancer, deux des plus grosses causes de mortalité aux États-Unis.
  • 75% moins de chance que l’américain moyen de développer de l’hypertension [3]
  • 57% moins de chances de développer un diabète de type 2 [4]

« Toutes les maladies qui finissent par tuer les gens sont repoussées chez eux de 4 à 7 ans ».

Affirme le docteur Gary Fraser, professeur de cardiologie à l’université de Loma Linda, qui mène une grande enquête sur la santé de 100 000 habitants de la ville.

Les habitants de Loma Linda n’ont pas de gènes miraculeux…

Ils sont végétariens.

Depuis toujours.

Pas (encore ?) vegan (personne n’est parfait) mais végétariens convaincus. La moitié de la population de Loma Linda appartient en effet à l’église adventiste du septième jour qui prône une rigueur à la fois spirituelle et alimentaire. Pas de viande, pas d’alcool, une intégration dans la vie de la communauté et de l’activité physique, modérée mais régulière. Les petits messieurs et petites dames de Loma Linda n’ont jamais été des habitués des salles de muscu. Mais ils marchent, jardinent, bricolent et se rendent service les uns aux autres.

Ils sélectionnent leurs aliments, veillent à manger des légumes de saison, des graines complètes, des légumineuses.

Ils sont accros aux noix, qu’ils consomment cinq jours par semaine, ou d’autres fruits à coques dont les acides gras insaturés abaisserait le taux de mauvais cholestérol en préservant le bon.

En dehors de tout jugement philosophique ou moral

Ces super centenaires sont la preuve qu’un régime anti viande permet de vivre plus longtemps.

La vie douce, longue et saine des vieux les plus joyeux du monde illustre parfaitement les conclusions de l’étude Campbell. Nom de ce biochimiste américain qui a signé la plus grande enquête nutritionnelle jamais effectuée.

Les réponses aux questions que tout le monde se pose !

En avez-vous entendu parler ? Si vous êtes français, il est probable que non.

Aux États-Unis, le livre tiré de cette étude s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. En France, où il est sorti en 2013, il a été complétement zappé. Oublié des plan promos et des émissions télé !

Pourtant, le biochimiste T. Colin Campbell, a travaillé vingt ans durant avec les chercheurs des universités de Cornell (État de New York), d’Oxford, en Grande Bretagne et la Chinese Academy of Preventive Medecine.

Son travail a consisté à comparer les conséquences sur le long terme d’un régime à base de plantes et d’un régime à base de viande.

Ses conclusions – qui, encore une fois, font mondialement référence – sont sans appel. Elles démontrent qu’il y a un lien direct entre la consommation de produits d’origine animale (produits laitiers compris) et cancers du sein, de la prostate et du colon, maladies cardiaques, calculs rénaux et sclérose en plaque.

Et pourtant Campbell, qui a grandi dans une ferme laitière, était plein d’a priori sur les végétariens ! L’étude menée, il s’est rendu à l’évidence

« J’ai réalisé, écrit Campbell, à quel point les bienfaits d’une alimentation végétarienne étaient nombreux et bien plus impressionnants que toute la panoplie médicamenteuse et chirurgicale de la médecine traditionnelle. Nous pouvons éviter dans une large mesure les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, les attaques vasculaires cérébrales, l’hypertension, l’arthrite, les cataractes, la maladie d’Alzheimer, l’invalidité et d’autres désordres chroniques (…)[5]

Avant d’expliquer que les innombrables « recherches effectuées sur l’importance des liens entre l’alimentation et la maladie pointaient dans la même direction : les personnes qui mangeaient une très grande quantité d’aliments d’origine animale étaient aussi celles qui souffraient le plus de maladies chroniques » [6]

Depuis des décennies , les super centenaires de Loma Linda savent qu’on peut trouver plus de protéines dans la spiruline ou dans le soja que dans la viande. J’ai d’ailleurs écrit un article sur les meilleures sources végétales de protéines.

Ils savent aussi que contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, ces protéines végétales et animale se valent. (ce sera d’ailleurs l’objet d’une de mes prochaines newsletters).

Enfin, comme les centenaires d’autres zones bleues de la planète, les habitants de Loma Linda ont un « plan de vida »

il consiste à se lever chaque matin en se disant qu’ils ont quelque chose à faire. Ils savent pourquoi ils vivent, même s’il s’agit d’aller aider le voisin à passer la tondeuse !

Ils savent aussi qu’ils sont dans le vrai. Observés, choyés comme des pépites, invités sur des plateaux télé, nos centenaires ont aussi la « chance » de vivre aux États Unis. Un pays où le végétarisme comme le véganisme sont en effet soutenus par les autorités officielles et notamment l’association américaine de diététique (qui compte plus de 70 000 membres, diététiciens et nutritionnistes).

Rien à voir avec la France où le ministère de la santé ne communique aucunement sur la possibilité de vivre sans produits carnés et laitiers. La France où les lobbys veillent. Et où l’État se couche.

Comme le souligne le Dr Jérôme Bernard-Pellet, médecin nutritionniste, dans sa préface consacrée à l’enquête Campbell : « En France, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) n’ose pas aller contre la culture dominante. Or, le rôle des scientifiques ne devrait pas être de chercher un consensus mais bien de dire : voici ce que révèlent les études et voici comment il faudrait s’alimenter si l’on veut être en bonne santé ».

Si vous souhaitez réagir ou si vous avez des questions, je suis preneuse, venez les partager en commentaires sous cet article, j’échangerai avec plaisir avec vous.

On se retrouve très vite,

Laurence


Références

[1] Les autres zones bleues sont :

La province de Nuoro en Sardaigne
La péninsule de Nicoya, au Costa Rica
La partie nord de l’île principale de l’archipel d’Okinawa, au Japon
L’île d’Icarie, en Grèce.

Buettner les as baptisées zones bleues avec les scientifiques Gianni Pes et Michel Poulain, avec lesquels il travaillait.

[2] 6,1 pour les femmes et 9,5 pour les hommes. Etude menée auprès de 73 308 hommes et femmes de l’église adventiste. Recrutés entre 2002 et 2007, par des chercheurs de l’université de Loma Linda.

[3] Cité dans Moins de viande , Dr Jean-Paul Curtay, Véronique Magnin, Solar editions, p 129

[4] Abeer M.Mahmoud et al., «  Soy isoflavones and Prostate Cancer : A Review of Molecular Mechanisms ». J Streoid Biochem Mol Biol, 2014, 140: 116-32 , cite dans dans Moins de viande , Dr Jean-Paul Curtay, Véronique Magnin, Solar editions

[5] Cité par Aymeric Caron, Nosteak, ed Fayard 2013

[6] L’enquête Campbell, T.Colin Campbell et Thomas M .Campbell, ed J’ai Lu, p 29


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