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Monthly Archives: novembre 2019

Ces expériences qui prouvent les bienfaits extraordinaires du véganisme sur votre santé !

Ce n’est pas l’endroit où on a l’habitude de voir des expériences autour de la santé. Et pourtant, une expérience assez incroyable a eu lieu dans une caserne de Brooklyn, à New York, où les pompiers payent un lourd tribut aux maladies du coeur : 77 % d’entre eux meurent à la suite d’accidents cardiaques…

Je vous raconte.

Pendant sept jours, Rip Esselstyn, triathlète professionnel et ancien pompier a proposé à ses ex collègues de Brooklyn de relever un défi : «on vous a acheté des produits végétaux leur a-t-il proposé, donnez-vous la chance de voir ce que votre biochimie interne fera en seulement sept jours». 

Les volontaires sont repartis avec un panier rempli de burger végé, de houmous, de granola, de pain complet, de lait d’amande… Rip Essenstyn est le fils du docteur Caldwell B.Esselstyn, un chirurgien spécialiste de cardiologie mondialement connu. 

Pour le docteur Caldwell B.Esselstyn, c’est évident «  les maladies des artères, les maladies coronariennes sont causées par la nourriture que les gens avalent au quotidien ».

Après ces sept jours d’alimentation végétale, qu’est-il arrivé ? Les pompiers ont vu leur leur taux de cholestérol chuter, pour certains incroyablement.

«Après le repas, je n’ai pas eu envie de faire une sieste, je me sentais revigoré» dit un pompier. Un autre, dont le taux de cholestérol est passé de 276 à 169, n’en revient pas : « mon médecin avait peur pour moi, il me parlait déjà de cercueil ».

Au total, dans la caserne :

  • La moyenne de diminution du cholestérol a été de 21 points.
  • La moyenne de perte de poids a été de 3 kilos.

En leur confiant leurs résultats d’analyse, Rip Essenstyn a dit aux pompiers une phrase qui m’a interpellée : 

« la crise cardiaque est une maladie causée par la nourriture et vous n’êtes pas obligés d’être la prochaine victime. Même si toute votre famille est décédée de diabète, cancer ou maladie vasculaire, ça ne veut pas dire que cela sera votre cas, à vous aussi ».

En clair, vous pouvez renverser cette fatalité. Juste à travers votre alimentation.

L’expérience avec les pompiers est relatée dans The Game Changers un documentaire de Netflix qui suit le parcours de James Wilks, un entraîneur d’élite des forces spéciales qui parcourt le monde en quête de vérités sur la viande, les protéines et la force physique. Ce doc est produit notamment par l’acteur et ex-champion de culturisme Arnold Schwarzenegger, qui a longtemps “mangé 10 à 15 œufs chaque jour”, avant de militer pour une diminution drastique de la consommation de viande. 

Grâce à son changement d’alimentation, Arnold Schwarzenegger a vu son taux de cholestérol baisser à 109 «  le plus bas dit-il, que j’ai jamais eu de ma vie, à presque 69 ans ».

Pourquoi est-ce si intéressant de voir son taux de cholestérol baisser ?

Parce que le cholestérol obstrue les artères et empêche le cœur de bien fonctionner.

Et où trouve t-on le cholestérol ?

Uniquement dans les produits d’origine animale qui sont aussi riches en graisses saturées…

Je ne vais pas vous assommer de chiffres mais ce doc de Netflix illustre parfaitement ce que de nombreuses études ont déjà démontré :

  • Un régime végétarien réduit de 32% le risque de maladies cardiovasculaires. ( Résultat d’une étude publiée en 2013 dans l’American Journal of Clinical Nutrition portant sur 45 000 volontaires anglais et écossais suivis douze ans par des chercheurs de l’université d’Oxford.)
  • Le risque coronarien moins élevé chez les végétariens et végétaliens s’explique aussi par une pression artérielle plus basse que celle des non-végétariens
    (L’étude Dietary Approaches to Stop Hypertension (DASH) a montré le rôle majeur que jouaient les fruits et les légumes dans la baisse de la pression artérielle .)
  • La consommation de fruits, de légumes, de céréales complètes, de protéines de soja, de noix,  a une action anti-inflammatoire et améliore le fonctionnement de l’endothélium vasculaire (la couche la plus interne des vaisseaux sanguins, celle qui est en contact avec le sang).
  • Plusieurs études ont montré que la consommation de fibres est inversement corrélée à la maladie coronarienne.
  • Six études alimentaires citées dans le documentaire The Game Changers ont étudié le lien entre fer héminique, c’est-à-dire le fer provenant de produits animaux , et cardiopathie
    (ndlr: Il y a deux types de fer : un fer héminique , qui provient des produits animaux . Et un fer non héminique, qui provient des produits végétaux et des œufs. Le fer non héminique , provenant des végétaux, est plus difficile à assimiler par l’organisme humain que celui provenant des animaux. Voilà pourquoi les vegans ont besoin de deux fois plus de fer que les personnes ayant une alimentation classique).

« Sur plus de 130 000 patients, explique Helen Moon, hématologiste et oncologiste à l’hôpital Kaiser Permanent riverside, en Californie, un milligramme par jour de fer héminique peut être significativement associé à 27% d’augmentation de risque de maladies coronariennes ». 

Helen Moon

Pour info, un hamburger moyen a une teneur en fer moyenne de 2 à 3 milligrammes…

Des infos qui font réfléchir quand on sait que : 

En France, les maladies cardio vasculaires  sont la deuxième cause de décès  (en 2016, sur 579 000 décès enregistrés en France, les décès par cancer (29%) et par maladies cardio vasculaires ( 24,2%) prédominent) . 

Elles sont la première cause de mortalité chez les femmes ( la mort par AVC l’emporte sur la mort par infarctus, à l’inverse des hommes).

Si vous n’êtes pas convaincus, vous pouvez répliquer  :

  • Cela ne me concerne pas car je ne mange plus de viande rouge, trop chargée en graisses saturées.

«  C’est plus compliqué que ça, explique le docteur Columbus Baptiste, chef cardio du permanent Riverside dans The Game Changers. Ce n’est pas que la viande rouge. C’est l’ingestion de toute protéine animale (…). Quand la protéine animale est cuisinée, conservée, ou seulement digérée, des composants hautement inflammables se forment et corrodent notre système cardio vasculaire ».

  • Ce doc est orienté et ne donne la parole qu’à des partisans de l’alimentation végétale.

C’est vrai, je ne vais pas le nier. Outre Schwarzie, les producteurs, James Cameron, l’acteur Jackie Chan, le champion de F1 Lewis Hamilton, le tennisman Novak Djokovic et le champion de NBA Chris Paul sont tous végétariens, voire vegan. 

Mais il fait un état des lieux de données scientifiques et études médicales et regorge de témoignages de sportifs notamment ayant accru leurs performances depuis qu’ils ont renoncé à une alimentation sans viande.

Désinformation 

Et puis, est-ce si grave de donner la parole exclusivement aux scientifiques prônant une alimentation sans produits carnés quand la désinformation règne et que les lobbys n’ont jamais été aussi actifs pour défendre leur bout de gras ?

Le docteur Terry Mason, chef de la santé publique du Comté de Cook, l’affirme d’ailleurs dans le doc Netflix: « l’industrie de la viande, produits laitiers et œufs est engagée secrètement et finance des études niant les preuves. (…). Utilisant les mêmes armes que l’industrie du tabac en son temps ».

Le docteur Jérôme Bernard-Pellet, LE médecin de référence en matière d’alimentation vegan en France, (et qui fait d’ailleurs partie des spécialistes que j’interviewe dans mon livre en cours d’écriture) fait lui aussi la liste des bienfaits prouvés : 

  • La mortalité globale, toutes causes confondues, est plus faible chez les végétariens et les vegan que chez les omnivores.
  • Diminution des risques de diabète de type 2
  • Diminution des risques de cardiopathie ischémiques (atteintes cardiaques liées à des artères coronaires partiellement bouchées)
  • Diminution des risques d’hypertension
  • Diminution des risques d’hypercholestérolémie
  • Diminution des risques d’obésité
  • Diminution des risques de cataracte
  • Diminution des risques de cancer du colon et de la prostate (Le lien de son ITV est à retrouver ici )

Alors, que faut-il de plus pour envisager de changer définitivement son régime alimentaire ? 

Pour vous, je vais continuer ce travail d’information dans les semaines à venir avec Alternative Vegan et je réfléchis également actuellement à un programme qui vous accompagnerait dans votre transition. 

J’ai besoin pour cela de vos retours : quelles sont vos attentes ? 

Seriez-vous intéressé par un programme alliant conseils nutritionnels et recettes pratiques ? Pour vous simplifier la vie et vous permettre de commencer ou parfaire votre transition végétale ? Pour vous sentir mieux et en évitant toute carence ? 

N’hésitez pas à laisser des commentaires ici : je serai très intéressée de vous lire !

A très vite !

Laurence

Cancers, maladies cardiovasculaires, asthme… OUI, le véganisme peut changer votre vie !

C’est fou quand j’y pense…

Pour vous, je vais consacrer mon temps à enquêter sur les bienfaits d’une alimentation sans produits animaux (dans un pays, la France, où 63% des français dépassent le seuil de 150 g de charcuterie par semaine). 

Je passe déjà pas mal de temps à me documenter, à relater les études qui montrent à quel point une alimentation sans produits animaux peut réduire les risques d’obésité, de diabète de type 2, d’un certain nombre de cancers et… je n’avais jamais évoqué l’asthme et les allergies respiratoires ! 

Et si je n’avais pas rencontré Marie France, je n’aurais jamais percuté.

J’ai de l’asthme depuis toujours. 

Un mal inflammatoire chronique donc, qui se déclenche à chaque effort un peu soutenu et se traduit par un essoufflement, une toux, une respiration difficile ou sifflante. Mon asthme m’interdit depuis toujours les footings et les séances de step à la gym.

Comme 4 millions de personnes en France, je vis avec sur ma table de chevet, dans un tiroir de l’armoire du salon, dans mon sac à main une ventoline toujours prête à être dégainée.

Je ne vais pas dire que cet asthme a pourri ma vie mais ça m’a clairement empêché de faire des choses.

Depuis un ou deux ans cependant, ça va mieux. Les crises n’ont pas cessé mais elles sont franchement beaucoup moins nombreuses

Pourquoi je vous raconte tout ça ? 

Parce que la semaine dernière, j’étais à un cours de cuisine végétale (je vous en parlerai bientôt d’ailleurs) et j’ai rencontré Marie-France, 47 ans. Marie-France est cuisinière et travaille dans une clinique de Martinique. 

Quand on a évoqué cette formation culinaire, qu’elle suivait depuis cinq jours, la première chose qu’elle m’a dite, c’est non pas à quel point cette cuisine était délicieuse, mais à quel point elle avait changé sa vie : depuis cinq jours, c’est-à-dire depuis qu’elle avait adopté une alimentation végétale, Catherine n’avait jamais eu à sortir sa ventoline : plus une seule crise d’asthme !

Et c’est là que j’ai percuté. Son histoire, c’est la mienne !

J’ai compris pourquoi, depuis que j’ai moi aussi totalement adopté cette alimentation, je vais beaucoup mieux.

A ma décharge, le lien entre alimentation et asthme est assez peu connu, pour ne pas dire tu. 

Résumons :

  • L’asthme touche 334 millions de personnes dans le monde
  • Il provoque 1000 à 1500 décès chaque année en France, pays où la maladie est trop souvent banalisée.
  • Au moins 10% des petits français en souffrent. L’asthme est la première cause d’absentéisme scolaire.
  • Toutes les dix minutes, il naît en France un futur asthmatique. C’est la moitié du temps qu’il vous faut pour lire cette lettre.

Selon l’OMS, les plus gros facteurs de risque pour le développement de l’asthme sont:

  • La pollution intérieure : les produits chimiques irritants, les allergènes présents à l’intérieur des habitations ( acariens, moisissures, squames)
  • La pollution extérieure : la pollution de l’air, en particulier les particules fines, les allergènes extérieurs (pollens et moisissures)
  • La fumée du tabac

Sachant cela, j’ai depuis des années mis un soin tout particulier à bien aérer mon appartement, mis des housses anti-acariens, banni la moquette et jamais touché au tabac.

Et ? Et les crises ont continué !

Parce que la seule chose susceptible d’espacer mes crises, bizarrement personne ne m’en a jamais parlé.

Et cette chose, c’est l’alimentation.

Ce « médicament » que Marie-France et moi avons découvert toutes seules. Presque par accident.

En faisant des recherches en rentrant de mes cours avec Marie-France, j’ai mis la main sur un rapport présenté par des chercheurs australiens lors de la réunion annuelle 2017 de la Thoracic Society for Australia and New Zealand ( TSANZ) .

  • Selon ces chercheurs australiens, confortés par des chercheurs du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), une supplémentation en fibres permet d’améliorer les symptômes de l’asthme en stimulant le microbiote intestinal. Chaque jour, au cours de cette étude, ils ont donné à des asthmatiques un supplément d’inuline, une fibre soluble qu’on trouve surtout dans la chicorée, l’endive, les bananes, les poireaux, les betteraves (5 conseils pour soulager l’asthme et les fibres protégeraient de l’asthme)
  • Les mêmes chercheurs ont démontré qu’un seul repas riche en graisses saturées pouvait augmenter l’inflammation et les symptômes de l’asthme.

Et où trouve-t-on les graisses saturées ?
Dans les graisses animales comme la viande ou les produits laitiers ! 

  • Quant à la plus large étude jamais menée pour examiner les facteurs de risques des allergies et de l’asthme chez l’enfant (l’étude ISAAC International Study of Asthma and Allergies in Childhood), étude faite sur 319 196 adolescents de 51 pays différents âgés de 13 à 14 ans et 181 631 enfants de 31 pays âgés de 6 à 7 ans, elle montre que les enfants qui mangent au fast food trois fois par semaine augmentent de 39% leur risque d’asthme sévère.
    A l’inverse, consommer au moins trois fruits par semaine diminue significativement ce risque

Si de nombreuses questions subsistent encore, le travail des chercheurs plaide indéniablement pour une consommation plus importante de fruits et de légumes pour prévenir asthme et allergies respiratoires. 

Ce travail met aussi en évidence l’effet nocif de la consommation de viandes et de produits laitiers.

En vrac et de façon non exhaustive, les aliments à privilégier pour prévenir asthme et allergies respiratoires :

  • Légumes : tous les légumes très colorés, cresson, oignon violet, cerfeuil, poireau, radis noir, champignon shiitake.
  • Céréales et pains sans gluten (tapioca, millet, quinoa, sarrazin).
  • Pois chiches.
  • Huiles de lin, de chanvre, d’olive.
  • Lait de chanvre.
  • Aromates: ail , cannelle, estragon, gingembre, thym, persil.
  • Sels: de Guérande ou de l’Algarve, sel marin non raffiné.
  • Retrouvez la liste complète ici

Maintenant, je sais. Et je vais m’empresser d’envoyer tout cela à Marie-France.

DIABETE DE TYPE 2, MALADIES CARDIO VASCULAIRES. CANCERS DE DIFFERENTS TYPES… 

L’asthme n’est clairement pas la seule maladie chronique que le véganisme aide à combattre : si vous aussi, vous souffrez d’une de ces maladies, votre changement d’alimentation est clé.  

Et Alternative Vegan est là pour vous informer et vous accompagner au mieux dans cette transition.

Si vous êtes concerné par ces sujets, n’hésitez à rejoindre notre groupe Facebook privé pour échanger et à transférer cet article  à des personnes de votre entourage que ces questions peuvent intéresser.  

Un grand merci à tous, vraiment ! 

A très vite !

Laurence

Fanny Maurer : « Je suis vegan à 100% pour les animaux, pas pour la planète. »

Elle s’est imposée comme une maquilleuse professionnelle parmi les plus en vogue du moment. Mais ce qui meut vraiment l’ambassadrice de Kat Von D Beauty se situe bien au-delà des mascaras et du papier glacé : depuis des années, cette vegan convaincue œuvre pour la défense animale. Rencontre avec une activiste infatigable et enragée, derrière son si joli sourire.   

Depuis quand êtes-vous vegan ?

Cela va faire cinq ans au mois d’octobre. Je travaillais sur un shooting avec une photographe. Et au moment du déjeuner, j’avais choisi un plat avec du parmesan. Elle m’a alors dit qu’elle essayait de devenir vegan et ne mangeait plus ces fromages-là car ils contenaient de la présure. Je ne savais pas ce que c’était et en rentrant chez moi, j’ai donc cherché, pensant passer dix minutes sur mon ordinateur. Finalement, j’y suis restée toute la nuit. Quelques jours plus tard, j’étais vegan et activiste.

Vous étiez déjà végétarienne ?

Oui, depuis une dizaine d’années. A 15 ans, mon petit frère – qui a six ans de moins que moi – est devenu végétarien. En quelques jours, il a arrêté de porter du cuir, de manger des produits animaux etc… Nous ne venons pas d’une famille viandarde mais on en mangeait quotidiennement, plus par habitude que par goût. Il a commencé à m’expliquer sa démarche et cela m’a fait réfléchir. Jusque-là, je ne m’étais pas forcément posé la question, tout en sachant que je faisais quelque chose qui n’était pas en adéquation avec qui j’étais, avec mon amour des animaux.

Sur votre compte Instagram, vous vous présentez d’ailleurs comme « vegan for the animals »…

Oui, je suis vegan à 100% pour les animaux. Les gens qui se disent vegan pour la planète me font rire. Cela n’a pas vraiment de sens quand il y a des victimes immédiates. Bien sûr, ce que les animaux sauvages subissent me brise le coeur. Mais ce qui me transperce, c’est l’asservissement des animaux par les humains. C’est injuste, répugnant et ça me révolte. Vous savez, depuis que je suis vegan, je suis très en colère. Il y a deux jours par exemple, j’ai posté sur Instagram une photo de mon petit-déjeuner et en commentaire, quelqu’un me dit : « Tes tasses, ce sont des Villeroy & Boch. Ils mettent des cendres d’os de boeuf dans leur porcelaine. » Cela fait cinq ans que je suis vegan, je lis tout ce qui sort sur le sujet, je fais attention à tout ce que j’achète et je n’aurais jamais pensé à ça ! Je continue de découvrir des tortures et ça me donne la haine.

Vous parlez énormément de vos convictions sur les réseaux sociaux. Il est pour vous important d’éveiller les gens au veganisme ?

Oui, c’est ma mission. J’ai une petite communauté [147000 followers sur Instagram NDLR] que je perds au fur et à mesure de mes communications sur les animaux. Mais qu’il me reste un abonné ou que j’en aie trois millions, je ne changerai pas. Personnellement, je me suis construit une vie vegan. Chez moi, tout l’est, de ma nourriture à mon copain, mon chien ou mon job. Sauf que quand je sors de ma bulle, je regarde autour de moi et les gens ont des sacs en cuir et mangent des côtes de boeuf et des omelettes en terrasse. C’est insupportable de vivre dans un monde qui n’est pas vegan et j’ai besoin d’en parler, quelles que soient les réactions.

Elles sont parfois négatives ?

Je reçois des insultes quotidiennement. L’autre jour, quelqu’un me demande ce que je pense des zoos. Je lui réponds « qu’est-ce que tu penses des gens qui sont enfermés à perpétuité en étant innocents ? » Et une femme a commenté : « Espèce de pauvre connasse, pourquoi tu forces les gens à penser comme toi ? » J’ai énormément de messages négatifs. Mais j’en ai encore plus de positifs, dont certains venant de personnes qui me trouvaient trop radicales, ne me suivaient plus puis ont évolué et repensé à moi. Une dizaine de personnes par jour me disent aussi être devenues vegan grâce à moi.

Vous avez changé vos proches ?

La quasi-totalité de mon entourage. Mais il y a deux personnes que je n’arrive pas à convaincre : ma mère et ma meilleure amie. Et ça peut être difficile à vivre. Cet été, au restaurant, ma mère a commandé une pièce de viande et je me suis mise à pleurer. Voir ma propre mère manger ça en sachant ce que cela contient comme agonie était trop compliqué.

Question de génération peut-être ?

Non, la génération n’est pas une excuse. A 50 ans, tu as certes un passé, un vécu, mais aussi un cœur et un cerveau. Je me rappelle d’un papy que j’avais photographié à la marche pour la fermeture des abattoirs avec L214. Il était là, vegan, c’était beau. 

Votre propre transition a été rapide ?

Oui. A partir du moment où je suis devenue vegan, je ne pouvais plus rien manger d’animal. Et j’ai donné mes produits en cuir et make-up non vegan.

Certaines choses vous ont semblé compliquées à remplacer ?

Compliquées à remplacer, non. Je n’ai pas cherché à remplacer quoi que ce soit, car ce que je mangeais avant n’était pas de la nourriture. Mais certains aliments ont été compliqués à arrêter, oui. Le fromage par exemple. Quand j’étais végétarienne, j’en avais doublé ma consommation. Je faisais encore plus de mal sans m’en rendre compte ! On ne se renseigne pas sur ce que l’on mange. Cela m’a d’ailleurs beaucoup choquée en allant dans les abattoirs et en voyant que les animaux que les gens mangent sont pleins de tumeurs. J’ai vu des choses dans les abattoirs… La phase finale absolument immonde et puis la vie avant qui est atroce. Les gens qui sont fiers d’acheter leur viande chez le boucher me font rigoler : la fin est la même. C’est une mort préméditée, avec des animaux que l’on fait naître pour les tuer. Ils n’ont aucune chance. Je me rappelle un porc se jetant au sol en pleurant, comme pour renier sa propre vie. Ce jour-là, je me suis dit que la capacité de l’humain à faire souffrir est dingue. L’humanité est complètement folle. C’est atroce ! J’ai doucement diminué mon activisme à ce moment-là. 

C’est devenu au-dessus de vos forces ?

En revenant de cette opération, j’ai été très mal pendant plusieurs mois. J’ai dû prendre du recul car je n’arrivais plus à gérer une vie saine et équilibrée. J’étais trop pleine de haine envers les gens qui mangent des animaux ou leurs sécrétions. C’est atroce de se rendre compte qu’à trente kilomètres de Paris, où tout est beau, il y a des chambres à gaz pour cochons. Des gens n’acceptent pas de comparer ça à Auschwitz mais je ne vois pas pourquoi. J’ai d’ailleurs lu le récit d’un rescapé qui est vegan et a fait cette équation. Il serait temps que les gens se réveillent. Mon veganisme m’a permis de comprendre toutes les formes d’oppression à la racine, que ce soit le sexisme, l’homophobie ou le racisme. L’humain cherchera toujours à être au-dessus de quelqu’un d’autre. Les hommes doivent être au-dessus des femmes ; les blancs au-dessus des noirs ; les hétéros au-dessus des homos… Et cela commence tôt, lorsque l’on apprend aux enfants à faire une différence entre les animaux : il y a les chiens et les chats, puis le reste. On les déforme. Plus fou encore, on les emmène dans les fermes pédagogiques en leur servant le soir au dîner les animaux qu’ils ont découverts la journée. C’est de la schizophrénie !

Comment gèreriez-vous l’alimentation vegan de votre enfant ?

J’allaiterais, j’imagine. Mais ce n’est vraiment pas dit que j’en aie. Et ce, pour différentes raisons. Déjà, je pense que la planète ne peut plus se le permettre. Et je n’ai pas forcément envie de mettre quelqu’un d’innocent dans le monde dans lequel on vit. En voyant les horreurs faites aux animaux, j’ai peur des humains : je ne me sens jamais en sécurité. Enfin, si j’ai un enfant qui décide un jour de manger de la viande, je m’en voudrais. Je sais que ma réflexion peut sembler folle mais ça me fait vraiment peur.

Vous n’auriez pas pu tomber amoureuse d’un non-vegan ?

Impossible ! Mon copain était vegan avant que je le rencontre, sur Instagram, et il est un très bon argument pour le veganisme. Il est coach sportif, nutritionniste et a un corps de fou. Tu peux ne pas manger d’animaux et être gaulé comme pas possible.

Vous nous le disiez, votre chienne Peanut est vegan. Vous la nourrissez avec des croquettes ou avec ce que vous-même mangez ?

Les deux. Croquettes quand je voyage mais sinon, elle mange comme nous, sans les assaisonnements. Elle adore. Pendant un an après être devenue vegan, j’ai continué à lui donner ce que je lui donnais avant. Un peu conditionnée, je pensais qu’un chien était forcément carnivore. Et puis après cette mission dans un abattoir où j’ai vu les cochons pleins de tumeurs, j’ai pleinement réalisé ce que je donnais à manger à mon chien. J’ai cherché une vétérinaire vegan qui m’a expliqué qu’un chien peut absolument être vegan. Certains chiens qui ont des problèmes au foie survivent sans viande. Pourquoi un chien malade survivrait sans viande et pas un chien en bonne santé ? J’ai essayé, pas très confiante. Et ça a été la meilleure décision. Elle se porte même beaucoup mieux qu’avant.

Comment ça ?

Ses prises de sang sont parfaites alors qu’elle avait toujours un peu trop de sucre ou de gras avant. La véto me dit seulement qu’elle doit perdre 100 ou 150 grammes, car elle reste un peu grosse.

Et votre poids à vous ? Il a évolué en devenant vegan ?

Pas vraiment. En revanche, j’ai remarqué que mon gras a changé. Quand je prends du poids, c’est plus harmonieux. (Rires.)

Dans votre métier de maquilleuse, qu’est-ce que votre conversion a bouleversé ?

Vraiment beaucoup de choses. Je ne travaille plus avec des marques non-vegan et je dois parfois refuser des jobs. Récemment, mon agent m’a proposé un shooting pour un très beau magazine mais il se passait dans un centre équestre. Et je n’ai pas pu. Je ne pourrais pas non plus être sur une campagne où il n’y aurait que de la fourrure ou du cuir. Mais c’est vrai que je travaille parfois sur des shootings où il y en a. Je me dis que je ne peux pas tout refuser et qu’au moins, je dépense l’argent gagné dans des choses qui sont vegan. C’est peut-être hypocrite mais je le pense.

Et côté produits, ce n’est pas compliqué de trouver des alternatives vegan ?

C’est vrai que c’est un univers relativement nouveau. Et certaines formules n’ont pas été encore assez travaillées. En devenant vegan, j’avais donc peur qu’il n’y ait pas assez de choix pour faire un make-up professionnel. Mais j’ai découvert des marques incroyables.

Lesquelles ?

Pour le soin, j’adore Paï et Youth to the People. Et en maquillage, j’avoue mettre Kat Von D Beauty, pour laquelle je travaille, en numéro 1. Les produits sont top et ça a permis que le logo vegan soit apposé dans les Sephora de 32 pays du monde ! C’est génial.

Ce sont vos convictions qui vous ont fait quitter des marques comme Rimmel ou Clarins ?

Pas tout à fait. Clarins m’a débauchée alors que j’étais chez Rimmel, en avançant leur envie de faire des produits vegan. On y a travaillé dur, en créant certains produits et en utilisant des pinceaux vegan. Je suis ensuite partie pour des raisons qui n’avaient rien à voir.

Certaines personnalités vegan vous inspireraient dans votre métier ?

J’aime bien certaines stars vegan comme Jessica Chastain ou Miley Cyrus. Mais elles n’en parlent pas, c’est nul ! Alors qu’une fille comme Cardi B se vante toute la journée de porter de la fourrure ! Ce genre de nanas rythment le monde. En revanche, je trouve incroyable qu’une Kim Kardashian, avec ses millions d’abonnés, explique ne plus en porter. C’est un beau changement.

Pour les vêtements, vous êtes très regardante sur le côté éthique de la production ?

J’ai beaucoup de mal. Je ne vais pas forcément vers des marques éthiques, qui semblent parfois chères, et je m’achète des fringues beaucoup trop souvent. Je ne suis pas un exemple là-dessus.

Vous expliquez ne vous faire désormais que des tatouages vegan. C’est à dire ?

Les produits utilisés, la crème désinfectante, les encres, doivent l’être. Pour être honnête, la quasi-totalité des produits sont vegan de toute façon. Mais maintenant, je m’en assure avant de me faire tatouer. Et selon, j’apporte mes propres produits.

Vous qui voyagez beaucoup, la France vous semble être à la traîne en matière de veganisme ?

Nous ne sommes pas les meilleurs mais il y a des pays qui sont bien pires que nous. A Paris, on a beaucoup d’adresses géniales comme Janine loves sunday [49 rue Montmartre, Paris 2ème] ou Végé’saveurs [29 rue de Charenton, Paris 12ème]. J’y ai récemment emmené ma mère qui n’a pas réalisé que l’assiette qui était présentée comme du « boeuf » n’en contenait en fait pas. Elle était choquée. Et à l’étranger, les choses semblent évoluer aussi, avec des restos vegan qui ouvrent partout. Pourtant, à la fin de l’année, on regarde les chiffres et il y a quatre milliards de victimes en plus. On ne s’en sort pas ! On stagnait depuis plusieurs années à 70 milliards d’animaux terrestres tués et on est passés à 74 pour 2018 ! Si les humains devaient s’exterminer à cette vitesse, il n’y aurait plus personne dans deux semaines. C’est terrifiant. Mais les gens sont tellement spécistes qu’ils refusent de comparer les animaux aux humains. On est en 2019, la conscience des gens pourrait avoir évolué !

Certains penseurs vous ont aidée dans votre conversion ?

Pas vraiment. Mais si je devais citer quelqu’un que j’admire, ce serait Matthieu Ricard, qui est d’une bienveillance absolument incroyable. Sa façon de s’exprimer, sa radicalité transmise avec douceur m’aident. J’ai beau être dans la vie quelqu’un de gentil, j’ai une haine difficile à canaliser sur ces sujets. Je démarre au quart de tour. Mais je suis radicale parce que la situation l’est aussi. On parle d’un massacre qui se perpétue depuis des siècles. Il faut se réveiller. On me dit souvent : « chacun à son rythme. » Mais les animaux tués, eux, n’ont pas le temps d’attendre ! Et l’Amazonie brûle à cause des mangeurs de viande. Vu la situation, je ne comprends pas que plus de gens ne se révoltent pas. Plus je réfléchis, moins je comprends l’être humain. Alors je ne vais pas tourner mes phrases pour plaire aux gens. De toute façon, je n’ai rien à y gagner ; je ne suis pas l’égérie du veganisme. Mais je suis obligée de parler du sujet parce que ça me tue de voir ça.

Vous n’avez pas l’impression que les mentalités changent et que l’écologie est devenue un vrai sujet ?

Oui, on est tous dans l’écologie, l’effondrement a commencé. Pour les prochaines générations, ça va être catastrophique. Mais il y a aussi beaucoup d’hypocrisie. Regardez par exemple les gens qui retirent les pailles de leurs verres mais mangent du poisson. Sachant que les déchets dans les océans, ce sont surtout les filets de pêche ! Et puis l’urgence pour moi, ce sont les animaux qui souffrent maintenant. Ce que l’on fait à des êtres sentients et sans défense est de la cruauté pure. A New-York, j’avais participé à une action contre les calèches touristiques. Il y avait un cheval qui gardait la tête baissée, et sursautait à chaque bruit. J’en ai la chair de poule en y repensant. Je ne sais pas où est passée notre compassion. On s’attribue des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Quand on dit « ce n’est pas humain », si, ça l’est justement. Les animaux ont l’esprit d’équipe, sont dotés d’amour… Pas nous visiblement. On est censés être évolués mais non. Aucune autre espèce ne fait ce que l’on fait. Dans ma rue, il s’est ouvert une cave à viande ! Je regarde à chaque fois que passe. Je veux que quelqu’un ait regardé ces animaux en ressentant quelque chose. Je me demande comment des milliers de personnes passent chaque jour devant cette boucherie, avec ses animaux pendus sans tiquer, sans réagir, sans rien ressentir. C’est effroyable.

Vous prévoyez toujours d’ouvrir un sanctuaire qui recueillerait des animaux ?

C’est le projet de ma retraite, mon but ultime. Je le ferai, c’est sûr.

Des insectes dans mon rouge à lèvres ? Eh oui !

Je suis sûre que, comme moi, si vous êtes une femme, vous avez dû lire ça dans un magazine féminin. Ou sur une affiche. Ou que votre mère, votre grand-mère ou une copine vous l’a refilé comme conseil beauté : « L’accessoire indispensable pour rehausser le teint ? Un vrai rouge carmin»

On est d’accord, un trait de rouge carmin sur les lèvres, c’est ultra chic et ça fait le job. Ce petit tube de rouge à lèvres n’a l’air de rien mais c’est un vrai concentré d’élégance…

Sauf que la réalité est nettement moins glamour !

Pourquoi ? Eh bien parce qu’en adoptant ce rouge à lèvres, nous condamnons à mort une espèce vivante. 

Le rouge carmin s’appelle également rouge cochenille, du nom de l’insecte qui est broyé, avec ses oeufs, pour obtenir cette couleur profonde et vive, ce pigment intense. Et il est utilisé par la plupart des marques de cosmétiques, même les plus prestigieuses.

Allez-y faites le test !

Je vous préviens, il va falloir plisser des yeux ou sortir une loupe. 

Soigneusement cachée sous une première étiquette, vous trouverez en effet une liste d’ingrédients microscopiques. Les mots « rouge cochenille » ou « acide carminique » sont écrits ? Voire, plus trompeuses encore, les formules « Cl 75470 » ou « E120 » ? 

C’est que vous avez mangé des insectes 

Et ce, même en ayant acheté des produits validés par certains labels naturels ou bio, qui ne l’interdisent pas !

Et pourtant, je croyais facile d’éviter les substances animales dans la salle de bains.

Pas de brosse à cheveux en poils de sanglier, ni de véritable blaireau de rasage pour mon compagnon… Pas de faux-cils en poils de vison non plus, bien sûr ! Et en restant loin des crèmes à la bave d’escargot ou au venin de serpent, je pouvais légitimement penser avoir un vanity vegan. 

Mais non !

Dans cette lotion hydratante dont on se tartine tout l’hiver, il y a par exemple sûrement de la lanoline. Le nom est doux, presque mignon. 

Qu’est-ce que la lanoline ? Une graisse d’aspect jaune, que sécrètent les moutons et les brebis, et que l’on retrouve dans leur laine.

J’entends déjà ceux qui vous disent qu’il n’y a pas de quoi s’indigner…

Pour prélever cette lanoline, aucune bête n’est tuée après tout ! Ce n’est pas un hasard d’ailleurs, si la plupart des labels bio – tels Ecocert, Cosmebio ou Nature & Progrès – l’autorisent.

Le hic, c’est que le processus de tonte ne va pas sans douleur. 

Je ne parle pas de la façon de faire artisanale bien sûr. Celle des éleveurs indépendants, sans cruauté manifeste ni trop de précipitation.

Mais à l’échelle industrielle, les animaux endurent les pires souffrances pour leur laine. 

En juillet 2014, une enquête de la PETA révélait ainsi l’envers du décor, en infiltrant des élevages en Australie et aux Etats-Unis, en tête des principaux pays exportateurs. Après avoir été affamés pour leur ôter toute résistance, les moutons étaient manipulés avec brutalité, roués de coups et bien souvent entaillés. (1) 

Dans une vidéo insoutenable, on voit les moutons frappés à coups de poing, de marteau ou de cisailles métalliques. On les entend “pleurer” de peur et de douleur. 

On les aperçoit tentant de s’échapper des mains des tondeurs… Ces tondeurs qui, payés au volume et non à l’heure, refusent de prendre le temps de soigner ou recoudre les plaies que leur brutalité a causées.

Vous le savez maintenant : la lanoline qui rend nos crèmes et nos peaux si douces, c’est aussi ça.

Mais il n’y a pas que la lanoline…

Dans les cosmétiques, beaucoup d’autres substances sont animales, sans qu’on le sache ! 

Cette crème anti-âge hors de prix ?

Elle contient peut-être de la squalane, qui vient du foie de requin. (2)

Ce savon estampillé « 100% naturel » ?

Il est sans doute enrichi en tallowate de sodium, obtenu à base de graisse de boeuf.

Ces vernis et fards à paupières nacrés ?

Ils sont boostés en guanine, dérivée d’écailles de poisson.

L’industrie cosmétique n’a pas son pareil pour masquer les souffrances qu’elle véhicule…

Vous pensiez avoir acheté des produits non testés sur les animaux ? On ne vous a pas tout dit !

Sachant cela, on peut toujours se consoler en se disant qu’au moins, aujourd’hui en 2019 et en France, les produits ne sont plus testés sur les animaux…  Encore raté ! 

Certes, le 11 juillet 2013, un règlement européen a théoriquement mis fin aux essais cosmétiques sur les animaux. Mais, en vertu du règlement REACH – un autre texte européen qui vise à sécuriser la fabrication de substances chimiques – ces pratiques ont en réalité toujours cours dans certains laboratoires ! 

Sur le site de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), la chose est écrite noir sur blanc : « il est parfois nécessaire d’avoir recours à l’expérimentation animale s’il n’existe aucune autre solution ». (3) 

Cette mention que les marques ne sont pas obligées de signaler…

C’est fou mais c’est vrai : les marques peuvent de toute façon aller faire leurs tests hors Union Européenne, dans des pays comme la Chine où ils sont autorisés (pour ne pas dire encouragés). Sans qu’évidemment, rien de tout cela ne soit mentionné !

Le consommateur ne doit pas savoir qu’il y a tant de laideur dans ses produits de beauté.

Mais alors, comment faire ?    

  • Soit on apprend à lire les listes INCI, qui détaillent les composants des produits cosmétiques. Mais avec des noms en anglais et latin, c’est un peu ardu !
  • Soit on se fie aux labels.
  • Sur un flacon, on cherchera tout d’abord un sigle assurant une fabrication sans souffrance, comme le « Choose Cruelty Free » par exemple, international, ou celui de la Peta. 
  • Attention tout de même : ils ne garantissent absolument pas des produits vegan ! Votre crème, shampoing ou baume à lèvres pourra inclure des ingrédients d’origine animale, comme de la cire d’abeille, du miel, du lait… 
  • On guettera donc un deuxième label, vegan cette fois : ceux de « Vegan Society », « Vegan approved », « Vegecert Vegan », « EVE » (Expertise Vegane Europe) ou « Certified Vegan », entre autres.

Cette liste n’est pas exhaustive d’autant que sous l’influence grandissant des consommateurs comme vous et moi , les marques du secteur commencent à être nombreuses et, pour certaines, très efficaces. 

Si vous connaissez d’autres labels, si vous souhaitez recommander des produits en lesquels vous avez toute confiance, n’hésitez d’ailleurs pas à les partager dans les commentaires ci-dessous.

Vous trouverez également les recommandations de Fanny Maurer, maquilleuse pour la marque vegan Kat Von D Beauty. Elle nous a raconté son véganisme et de son exigence d’une « beauté sans cruauté ». Le lien de son itv vidéo et de l’article qui lui est consacré est ici 

Une vision qui m’a semblé très convaincante. Parce que « souffrir pour être belle », à la rigueur. Mais faire souffrir pour être belle, ça non.

NB : nous avons interviewé Fanny en tant qu’experte de son secteur et vegan. Je rappelle à l’occasion que Alternative Vegan est un media que je souhaite totalement indépendant, sans aucun lien avec des marques, sans aucun revenu publicitaire. Cela va sans dire mais c’est mieux de le répéter !

A très vite, 

Laurence

1. https://secure.petafrance.com/page/36663/petition/1?locale=fr-FR
2. http://www.bloomassociation.org/wp-content/uploads/2015/03/EtudeSqualane.pdf
3. https://echa.europa.eu/fr/animal-testing-under-reach
4. https://incibeauty.com/ingredients

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