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Monthly Archives: décembre 2019

Les végans sont de meilleurs coups ! (Ah, ça vous interpelle, soudain !)

« Tu fais quoi ce soir ? Emoji carotte. Emoji épi de maïs. Emoji aubergine. »Il y a quelques années, une copine m’avait lu ce message reçu de son nouveau mec. Bon, nous n’avions ni l’une ni l’autre de doctorat en écriture de SMS… Mais c’était assez clair : Monsieur n’était pas en train de lui proposer une soirée ratatouille ! De la même façon qu’un message fait de bananes et abricots ne précède en général pas une recette de compote. C’est un fait : grâce aux fruits et légumes, les textos se font sextos. Une petite métaphore végétale qui semble sortie de nulle part. On ne va quand même par dire que les végans sont des meilleurs coups ! Si ?

Eh bien si. Vraiment.

Ne pas manger de produits animaux accroît les performances sexuelles.

Hein ? Alors comme ça, on nous aurait menti ? Monsieur ne serait pas bien inspiré de s’envoyer une entrecôte avant une nuit torride ?

C’est exactement ça.

En février 2018, on en avait déjà eu un aperçu avec une campagne signée PETA. A l’occasion de la Saint-Valentin, l’association de défense des droits des animaux avertissait tous les viandards du risque d’impuissance. « La viande entrave notre vie sexuelle » pouvait-on lire sur des affiches montrant des couples au lit, visiblement frustrés, et séparés par une vache, une poule ou un cochon.

« Le cholestérol présent dans la viande, les œufs et les produits laitiers bouche les artères et ralentit le flux sanguin, ce qui affecte tous les organes, pas seulement le cœur », expliquait alors Isabelle Goetz, porte-parole de PETA France [1]. Or, le pénis ayant besoin d’une grande quantité de sang pour se rigidifier, si les vaisseaux sanguins ne se dilatent pas bien, il n’y a pas d’érection !

C’est dur (ou presque), mais c’est ainsi. Le mot « meat » a beau désigner en anglais la viande et le pénis, tous deux ne sont pas amis…

Pour les érections, mieux vaut voter vert !

Deux ans plus tôt, une vidéo de l’ONG, intitulée « Les végans durent plus longtemps », expliquait aussi qu’« une nourriture végane annihile toutes les causes physiques de la grande majorité des cas d’impuissance : cholestérol élevé, obésité, diabète, cancer de la prostate, déséquilibres hormonaux. » Montrant deux couples – un omnivore et un végan – en plein acte [2], elle avait été jugée trop crue pour être diffusée pendant la grand-messe du football américain, le Super Bowl…

Bien sûr, pardi ! Surtout, cachons aux passionnés de sport les bienfaits du véganisme !

Mieux vaut les laisser se repaître des pubs des sponsors habituels du championnat – de Pepsi aux chips Doritos, en passant par M&Ms ou la plupart des chaînes américaines de fast-food.

Oui, mais voilà… Depuis l’automne 2019, et la mise en ligne sur Netflix de The Game Changers, on commence à le savoir :

Des érections trois fois plus longues !

Je vous ai déjà parlé dans une précédente newsletter de ce documentaire qui suit James Wilks, entraîneur d’élite des forces spéciales, parti chercher dans le monde entier des vérités sur la viande, les protéines, et la force physique. Et parmi les séquences phares, une expérience menée sur trois athlètes universitaires démontre le rapport entre alimentation et performances sexuelles.

Eminent spécialiste en urologie, auteur de The Penis Book, le docteur Aaron Spitz propose à ses trois cobayes de mesurer durant deux nuits la fermeté, la fréquence et la durée de leurs érections. La seule différence : le premier soir, ils mangeraient un burrito à la viande, tandis que le second, le burrito serait végan.

Résultat ? La deuxième nuit, la fermeté des érections des trois sportifs avait augmenté de 10,40% en moyenne ; et leur durée, de 364% !

Pas mal, non ?

Un mec viril ne passe donc pas forcément son temps à griller des merguez au barbeuc’ !

« Les résultats sont excitants » s’enthousiasmait le docteur Spitz. « Cela va réveiller les gens qui ont un pénis, comme les gens qui aiment les gens avec un pénis ! »

Et parmi « les gens qui ont un pénis », je peux vous citer Dolph Lundgren. Devenu végan après avoir vu le film, il explique que cela l’a « aidé au lit »« Ma vie sexuelle s’est améliorée d’environ 50% » confiait l’acteur de Rocky dans l’émission anglaise Good Morning Britain[3].

Quand je l’interroge sur le sujet, le docteur Jérôme Bernard-Pellet – référence de la nutrition végane – tempère mais il confirme qu’« à long terme, oui, cela peut probablement influer car l’incapacité à avoir une érection est un des premiers signes de l’athérosclérose. »

Un argument choc pour beaucoup d’hommes… Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’hommes, la « dysfonction érectile » touchant près d’un homme sur deux après 40 ans !

50% d’hommes qui seraient sans doute ravis de dire fuck à l’impuissance !

Alors attention : je ne suis pas en train d’affirmer que tous les végans sont des dieux du sexe. Un végétalien qui ne mangerait que des produits transformés serait lui aussi raplapla. La clé réside, comme toujours, dans des menus bien construits et équilibrés.

Je le sais, c’est un sujet parfois délicat à aborder mais n’hésitez pas à m’en parler en commentaire ici : cela sera vraiment très utile pour toute personne qui serait aussi concernée...

Vous me direz ainsi si vous êtes dans la même ligne que Pamela Anderson, pour qui « être vegan améliore la vie sexuelle ; être vegan est sexy [4] ».

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Je vous dis à très vite. En vous suggérant un programme pour ce soir : une bonne soupe de légumes et vite, au lit !

Laurence

[1] Petra France 
[2] Last Longer 
[3] Vidéo 
[4] Pamela Anderson 

Le dernier régime de votre vie ! (celui qui peut faire perdre jusqu’à 15 kilos)

Etes-vous comme moi ?
Avez-vous essayé tous les régimes des 10, 20, 30 dernières années ?
Avez-vous connu ces moments de triomphe où vous avez fondu après avoir essayé le régime recommandé par un ami ?
Suivis de ces moments horribles où vous avez repris tous les kilos si durement perdus ? Avez-vous connu ces instants assez humiliants où vous vous interdisez de jeter des vêtements adorés mais désormais trop petits en prévision du moment où vous allez maigrir et ou vous allez enfin pouvoir à nouveau les porter. Moment qui généralement, n’arrive jamais…Et ce petit bourrelet là, qui ne s’en va pas et qu’on sent bien quand on dort en chien de fusil dans son lit ? Incroyablement constant mais pas rassurant, juste flippant !

On connaît tous cela, ces régimes à répétition avant qu’on cède à la résignation, voire à l’arnaque. Perso, j’ai participé à l’enrichissement de quelques thérapistes débordés dont on se refilait l’adresse entre collègues et qu’il m’est arrivé d’aller voir à 7h du matin (c’est vous dire, si j’étais motivée:-)).

Mais c’est en bannissant la viande et en adoptant une alimentation végétale que j’ai vraiment maigri.

Durablement.

Et sans vraiment m’en rendre compte, d’ailleurs.

J’ai eu à ce moment précis disons-le, la désagréable impression qu’en terme d’alimentation, on m’avait toujours baladée : les fruits secs, les féculents, les légumineuses type lentilles ou pois chiches m’avaient toujours été présentés comme des ennemis qui faisaient grossir…

Vous pensez cela vous aussi ? Normal. il faut faire une vraie révolution et oublier des années de lecture de magazines féminins pour comprendre que ce n’est pas vrai. Dites-moi : où en êtes-vous aujourd’hui de votre poids rêvé ?

Me concernant, j’ai perdu cinq kilos. Je crois pouvoir dire que je suis aujourd’hui au poids exact que j’ai toujours désiré. Et je suis en meilleure santé que je ne l’ai jamais été.

J’ai arrêté de manger des produits animaux et cette décision a transformé ma vie.

C’est même, définitivement, la meilleure décision que j’ai prise.

Vous pensez que je suis un cas isolé ? Pas du tout !

Sur ma boîte mail et au fil de mes rencontres pour nourrir mon blog Alternative-Vegan, les témoignages affluent. Ils racontent à peu près tous la même histoire.

Stéphanie Guillemette par exemple. Passionnée de cuisine végétale, blogueuse, Stéphanie est aujourd’hui une chef végétarienne à succès.

Elle n’a pas toujours été la fille menue des photos qui illustre son compte Insta (plus de 23 000 abonnés) : « j’étais partie vivre au Brésil et après des mois de malbouffe et de sorties, j’étais revenue avec treize kilos en trop, me raconte-t-elle. Le régime qu’on m’avait prescrit était hyper strict et m’interdisait les féculentsIl était glauque et triste. Comme j’avais beaucoup lu sur la nutrition, je me suis dit : Et si je faisais tout végétal ? Et j’ai perdu quinze kilos rapidement, en imaginant des associations d’aliments et en écoutant ma satiété ».

Stéphanie est aujourd’hui une chef végétarienne très demandée qui, à la maison, cuisine vegan pour elle et son compagnon… lequel a, à son contact, perdu 14 kilos !

Vous rencontreriez la maquilleuse Fanny Maurer, ambassadrice en France de la marque de make up vegan Kat Von D, elle vous dirait qu’en goûtant sa cuisine, son fiancé, par ailleurs coach sportif, a perdu dix kilos. Elle nous l’explique sur Alternative-Vegan ici.

Pourquoi je vous raconte tout cela ?

Parce que ces bénéfices santé d’une alimentation végétale, on a longtemps voulu vous les cacher.

Longtemps, les industries de la viande et des produits laitiers ont, en effet, financé les études alimentaires menées par des organismes d’Etat pour que vous n’ayez pas connaissance des méfaits de leurs produits et que vous continuiez de les consommer. Vous vous en rappelez-vous aussi ? Ils étaient nos “amis pour la vie”…

Mais cette période est terminée. Des études sont là, nombreuses désormais, et inattaquables.

Que disent ces études ?

Elles disent que les vegans sont plus minces

  • Un consommateur de viande a neuf fois plus de risques qu’un végétalien d’être atteint d’obésité[1]
  • En 2009, la revue américaine Diabètes Care a étudié la morphologie de 22434 hommes et 38469 femmes. Il en ressort que l’indice de masse corporel (IMC) des végétaliens est de 23,6 et celui des végétariens de 25,7 contre 28,8 pour les omnivores. [2]
  • Une étude menée par le « Journal of the American College of Nutrition » a comparé les pertes de poids de 74 patients atteints d’un diabète de type 2. Ceux qui ont suivi un régime végétarien ont perdu presque deux fois plus de poids ( 6,2 kilos contre 3,2 kilos) que ceux soumis à un régime antidiabétique classique
  • Diffusé sur Netflix en octobre 2019, le documentaire The Game Changers, relayait par ailleurs une expérience menée dans une caserne de pompiers à Brooklyn.

    Après sept jours de régime végétal (burgers végé, granola, mélange de céréales et d’oléagineux…), les pompiers ont vu leur taux de cholestérol chuter, pour certains incroyablement ! Perdant chacun, en moyenne, trois kilos ! Spectaculaire, même si l’expérience n’a pas été menée – il faut le reconnaître – par des scientifiques.


Mais pourquoi les vegans sont-ils moins gros ?

  • Parce qu’ils mangent plus de végétaux. C’est-à-dire des plantes pauvres en graisses, des fruits et légumes pleins d’eau, des graines, des noix, des légumes verts remplis de fibres.

    C’est juste du bon sens : – de graisses + d’eau + de fibres = des aliments à index glycémique bas favorisant la perte de poids.

    Ces aliments rassasient plus longtemps et retardent sensations de faim et envies de grignotage. Ce n’est plus votre calculette mentale à calories qui vous arrêtera… c’est l’impression d’avoir assez mangé.

  • Parce qu’ils mangent moins de produits transformés
  • Et parce qu’en s’abstenant de manger des produits animaux, ils mangent considérablement moins de sucres, de sel, de graisses saturées, de conservateurs …

Au moins maintenant, ces études répertoriées, vous pouvez vous faire votre idée. Et décider en toute connaissance de cause quelle alimentation adopter.

Parce que si vous êtes allés au bout de cet article, c’est que vous vous interrogez comme moi aussi, je l’ai fait.

Alors, lisez, documentez-vous, suivez-moi et prenez les décisions que vous voulez, y compris si elles sont contraires aux miennes mais, encore une fois, au moins maintenant, vous savez.

Changez d’alimentation est moins compliqué que ce qu’on veut vous faire croire.

Certes, nos habitudes culinaires sont ancrées mais une fois que vous connaîtrez deux ou trois règles, vous pourrez essayer de changer si vous le souhaitez.

Si vous êtes vegan ou si vous essayez de l’être et si vous avez déjà constaté des impacts sur votre poids, je suis vraiment preneuse de tous vos commentaires ici. Cela m’aide énormément que vous participiez !

Votre expérience nourrira – et encouragera – notre communauté bienveillante et grandissante. Plus nombreux, on est plus forts et on peut s’entraider !

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A très vite !

Laurence

(1) The Food Revolution”, John Robbins, Conari Press,2001.
(2) Cité par Hugo Clément, dans Comment j’ai arrêté de manger des animaux, Editions du Seuil, 2019.Des chiffres qu’il faut saluer quand on sait que selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre d’obèses a quasiment triplé dans le monde depuis 1975. En France, l’obésité touche désormais 18,2% des ados[2]. Et chez leurs parents, ce n’est pas mieux ! 54% des hommes et 44% des femmes seraient en surpoids (c’est-à-dire que leur IMC, Indice de Masse Corporelle, est supérieur à 25).

Recette du tarama végétal

Recette du tarama végétal

Je vous propose pour Noël ou le nouvel an ou les deux de tester un tarama végétal, et d’en faire profiter vos convives, histoire de ficher un peu la paix à ces pauvres cabillauds.  Une recette empruntée à notre autrice culinaire Eva Claire Pasquier à savourer sur des blinis de sarrasin avec de l’aneth, du citron et des baies roses !

Les ingrédients pour 6 personnes 

  • 100 g de tofu fumé
  • 100 g de yaourt végétal au soja
  • 100 ml d’eau
  • 1 g d’agar-agar
  • 4 cuillères à soupe d’algues rouges Dulce en paillettes
  • 1 cuillère à dessert de betterave râpée crue (pour la couleur)
  • 2 ou 3 pincées de paprika fumé (facultatif)
  • Quelques pincées de poivre cinq baies
  • 1 cuillère à dessert de sel
  • Aneth, citron et baies roses pour la déco

Pour l’Algue rouge, je sais que vous n’avez probablement pas ça chez vous mais on en trouve dans les magasins bio, diététiques ou des produits régionaux si vous êtes en Bretagne, à acheter aussi en ligne sur greenweez ou smartfooding par exemple).
vous pouvez remplacer par du kelpamare liquide mais je sais d’expérience que ce n’est pas évident à trouver.

Comment préparer la recette du tarama végétal étape par étape

  1. Mélangez l’eau, l’agar-agar, la betterave râpée et les algues.
  2. Portez à ébullition quelques secondes
  3. Mixez le tofu, ajoutez le mélange à l’algue et au paprika
  4. Ajoutez le yaourt, 1 cuillère de sel (ou kelpamare) et poivrez.
  5. Continuez à mixer pour obtenir une mixture lisse
  6. Vérifiez l’assaisonnement avant de verser dans un joli récipient
  7. Idéalement, gardez la préparation 12 heures au frais avant de déguster

Comme d’habitude, si vous faites la recette, je veux bien des photos de votre tarama végétal! 

Je n’en ai pas beaucoup reçues la semaine dernière mais j’imagine que vous réservez pour les fêtes (Katia, une des fidèles d’Alternative Vegan a prévu d’en faire profiter toute sa rue !). Et n’oubliez pas notre groupe Facebook privé pour échanger d’autres recettes ! 

Je vais pour ma part prendre quelques jours dans le sud-ouest en famille mais je ne m’arrête pas pour autant : je suis en pleine écriture de mon livre (c’est en écrivant sur la pêche d’ailleurs que je suis tombée sur les chiffres de l’Ifremer) et j’espère pouvoir vous livrer bientôt un extrait pour avoir votre retour !

Bonnes fêtes de Noël à tous, régalez-vous et régalez vos papilles !

A très vite !

Laurence

Recette vidéo: des boulettes 100% végétales.
Recette de croque-monsieurs veggie et faciles

Recette foie gras vegan

Photo Eva Claire Pasquier

J’ai une recette de foie gras végétalisé assez incroyable aussi bien en terme de goût que de texture dont je partage la recette. Elle a été conçue par Eva Claire Pasquier, auteure et formatrice culinaire dont j’ai suivi les cours et avec laquelle nous allons bientôt faire de grandes choses (je vous en dirai plus en début d’année). Eva, qui aime jouer avec les mots (elle parlait de “faux mage” il y a vingt ans, bien avant que le terme soit à la mode), l’a baptisé « Pâté fin sans foie ni l’oie ».

Alors voici les Ingrédients de la recette de fois gras vegan pour 6 à 8 personnes:

  • 150 g de noix de cajou
  • 50 g de pignon
  • 35 g d’huile de coco désodorisée
  • 35 g de beurre de cacao
  • 1 cuillère à soupe (15 ml) de Cognac
  • 1 cuillère à soupe d’huile de truffe
  • Sel au goût
  • Très bon poivre 5 baies ou autre (Sichuan par exemple)
  • 1 ou 2 cuillères à dessert de tamari (sauce soja de qualité)
  • 1 cuillère à soupe de levure maltée douce

Facultatif pour truffage :

  • Quelques champignons « trompettes des morts » (frais ou séchés)
  • 1 cuillère à dessert de tamari
  • 1 cuillère à dessert d’huile de coco désodorisée
  • 1 cuillère à dessert d’huile de truffe

Facultatif pour le gras du pâté (si vous le faites en pot):

  • 20 g d’huile de coco
  • 20 g de beurre de cacao
  • 1 ou 2 pincées de sel
  • 1 pincée de curcuma (pour la couleur)

Préparation de la recette foie gras vegan

  1. Faites doucement rôtir les pignons quelques minutes dans une poêle à feu moyen
  2. Réhydratez les champignons (si séchés) dans un peu d’eau bouillante
  3. Faites fondre l’huile de coco et le beurre de cacao au bain-marie
  4. Dans le bol d’un mixeur, réduisez les noix de cajou ainsi que les pignons en poudre fine
  5. Ajoutez le mélange fondu sur les noix et pignons ainsi que le cognac et l’huile de truffe
  6. Ajoutez la levure maltée, salez (avec le tamari) et poivrez, continuez à mixer afin d’obtenir une pâte homogène et lisse
  7. Vérifiez l’assaisonnement
  8. Faites revenir quelques instants les champignons dans un peu d’huile de coco et de tamari, puis enrobez-les d’un peu de l’huile de truffe
  9. Disposez-les au fond d’un moule souple en silicone
  10. Versez la préparation par-dessus et laissez figer au frais quelques heures

Si vous préférez réaliser ce pâté dans une terrine, alors gardez les champignons pour la décoration finale.

A déguster en tranches fines avec du pain grillé ou du pain d’épices. Vous pouvez corser les saveurs en augmentant la quantité d’huile de truffe ou de cognac ou le poivre. N’hésitez pas à nous faire vos retours si vous essayez cette recette de foie gras vegan!

Et si vous avez d’autres idées de plats pour les fêtes, je serais ravie de les découvrir ! Vous pouvez les partager directement soit dans les commentaires ci-dessous, soit directement dans mon groupe Facebook privé ici !

A très vite,

Laurence

Iode : cette carence à laquelle on ne pense pas…

Vous êtes nombreux à m’avoir questionnée à ce sujet. A la suite de mon dernier article sur les omégas 3, certains d’entre vous m’ont demandé où trouver de l’iode quand on est vegan. C’est une question essentielle parce que l’importance de l’iode, son rôle même, sont assez méconnus en France.

Les non vegans ne se posent pas la question parce qu’ils trouvent cet iode à travers le poisson ou les animaux d’élevage (ces derniers ne sont pas naturellement iodés, ils le sont à travers leur nourriture et ne sont donc que des «transmetteurs»). Et de façon assez étonnante, ils la trouvent aussi dans les produits laitiers.

“La majorité de la population en France obtient son iode par les produits laitiers, m’a expliqué le docteur Sébastien Demange, membre de la commission Nutrition-santé de l’Association Végétarienne de France. Parce qu’on nettoie le pis des vaches et le matériel pour faire la traite avec des produits iodés. Quand les vaches sont blessées, on applique de l’iode sur la blessure pour les aider à cicatriser”.

Cette question de la carence en iode, les vegans font bien de se la poser. Pourquoi?

L’iode est en effet indispensable pour :

  • Permettre le bon fonctionnement de la glande thyroïde, qui est un peu le « chef d’orchestre » de notre corps. 

    Les hormones de la thyroïde régulent en effet la croissance, le fonctionnement rénal, la solidité des os. La thyroïde a une action régulatrice sur le système cardiaque, le cerveau, les muscles. Elle joue aussi sur l’humeur, régule le transit intestinal, régule la température corporelle…
  • En cas de carences, les adultes peuvent souffrir de goitre et d’une production insuffisante d’hormones thyroïdienne (lire notamment).

    Après 60 ans, plus d’une femme sur 10 a des problèmes de thyroïde contre seulement 4% des hommes.
  • Les enfants peuvent quant à eux souffrir d’un retard mental, le crétinisme.

C’est d’ailleurs parce qu’ils ont manqué d’iode que des gamins sont passés à la postérité comme les « crétins des alpes » …

Oui, le crétin des Alpes a vraiment existé (ce n’est pas seulement une des insultes préférées du capitaine Haddock).  

Ils ont même été 50 000 nés dans les massifs des Alpes et des Pyrénées entre 1830 et 1900. De pauvres hères affublés de goitres, de cous enflés, de handicaps physiques (surdité) et mentaux qualifiés “d’animaux vivants”. 

Les familles les cachaient ou les envoyaient à l’asile quand ils n’étaient pas exploités comme cobayes par la science… (évoqué par l’historien Antoine de Baecque, dans Histoire des crétins des Alpes, la librairie Vuibert). 

La science de l’époque a suspecté les miasmes d’altitude, la toxicité géologique, la qualité des eaux, la consanguinité des familles. Les médecins se sont disputés (et ont perdu du temps) avant qu’on se rende compte que ces pauvres gens souffraient en réalité d’insuffisance thyroïdienne.

L’affaire a en effet été réglée avec quelques distributions de sel de cuisine iodé et de pastilles spécialement préparées pour les enfants.  

Les crétins des Alpes ont cessé de naître…

Cette triste histoire montre bien qu’il ne faut pas rigoler avec la carence en iode

Où trouve-t-on l’iode quand on est vegan ?

  • Principalement dans les algues : wakamé, dulse, goémon noir, kombu, kelp, ouessane, nori avec lesquelles sont faites les makis.

    Mais attention il faut les consommer avec parcimonie car elles en contiennent de très fortes doses (notamment le kelp et kombu).
  • Dans la salicorne, plante de la famille des chénopodiacées (comme la betterave), aussi appelée « haricot de mer » parce qu’elle pousse sur le littoral français et dans les marais salés de Lorraine. 

    A préparer comme les haricots verts, dans les salades !

Mais comment faire lorsqu’on n’aime pas les algues ?

C’est le cas de Joelle, une des abonnées à la newsletter d’Alternative Vegan. 

Elle m’a ainsi écrit que le fait de ne plus manger de poissons a provoqué chez elle une hypothyroïdie et un taux d’iode moitié moins que la normale. Impossible d’avaler des algues…

Son médecin lui impose donc de manger des poissons qui, dit-elle, “la dégoûte” à juste titre.

On peut se rabattre sur :

  • Le sel iodé : tous les pays développés enrichissent le sel de table en iode. Mais il est bien évidemment déconseillé d’augmenter sa consommation de sel.
  • Certains végétaux comme la banane. Mais le problème est que la teneur en iode des végétaux est aléatoire car elle varie en fonction de la composition des sols de culture.
  • Des herbes qui en contiennent un peu (romarin, laurier coriandre, thym, ciboulette, persil, aneth…).

Mais la solution la plus sûre, et de loin, reste de se supplémenter, à raison de :

  • 150 microgrammes par jour pour les adultes
  • 200 microgrammes pour les femmes enceintes (il s’agit des recommandations françaises, celle de l’OMS est de 250)
  • 200 microgrammes pour les femmes allaitantes (290 pour l’OMS)
  • 120 microgrammes pour les enfants de 7 à 9 ans
  • 90 microgrammes pour les enfants de 4 à 6 ans
  • 80 microgrammes pour les enfants de 1 à 3 ans.

Si la question de la supplémentation vous gêne (c’est encore une fois la solution le plus sûre), dites-vous bien que la population française non vegan, est elle-même supplémentée via l’iode rajoutée au sel de table ou l’iode incluse dans la nourriture des animaux d’élevage. 

La différence, c’est qu’elle ne le sait pas, et vous si !

N’hésitez pas si vous avez d’autres questions et d’autres suggestions, faites comme Joëlle !

Vous pouvez m’écrire librement, poster un commentaire ci-dessous ou rejoindre mon groupe privé Facebook (qui vient de passer la barre des 5000 membres !) à tout moment pour vous informer, échanger et partager votre expérience. 

Laurence

Comment arriver au zéro déchet en 10 étapes

Comment arriver au zéro déchet en 10 étapes

Capsules de café, emballage unique, portion individuelle, produits hors saison…En quarante ans, la quantité de déchets que nous produisons a doublé. C’est loin d’être irréversible, on peut de façon simple arriver au zéro déchet. Voilà dix étapes pour réduire son empreinte écologique et sa production de déchets dans la cuisine.

  1. Cuisinez à la maison
  2. Anticipez la préparation de vos repas
  3. Evitez le gaspillage alimentaire
  4. N’achetez pas de portions individuelles
  5. Choisissez des aliments sans emballages
  6. Compostez les déchets organiques
  7. Refusez les produits à usage unique
  8. Choisissez des aliments produits localement et en saison
  9. Encouragez les entreprises qui pratique le zéro déchet
  10. Devenez vegan ?

 A grande échelle :

1.     La meilleure étape vers le zéro déchet : devenir vegan

On sait aujourd’hui qu’une grande majorité des gazs à effet de serre proviennent de l’élevage et des productions animales. Refuser ces aliments réduit d’office votre production de déchets indirects.

2.     Encourager les entreprises à franchir leurs propres étapes vers le zéro déchet

Contactez les services consommateur pour signaler les absurdités comme le suremballage. Les entreprises peuvent et doivent changer leurs pratiques !

3.     Vers le zéro déchet « caché » : choisir des aliments produits localement et en saison.

Les productions « hors saison » font une consommation indécente de ressources : eau, énergie pour le chauffage des serres, plastiques qui envahissent la nature, carburants des avions qui nous amènent des fruits de l’autre bout du monde… Choisissez de préférence les aliments produits localement et en saison, moins gourmands en ressources.

A l’échelle de la maison :

Une grande majorité des déchets de la maison viennent de la cuisine. Il est pourtant très facile de diminuer la taille de nos poubelles « d’ordures ménagères. »

4.     Anticiper

Achetez ce qu’il vous faut, en fonction de ce que vous avez déjà. En prévoyant les repas à l’avance, pour quelques jours, vous pouvez acheter les bonnes quantités, et éviter les pertes, ainsi que les achats inutiles.

5.     Zéro gaspillage alimentaire : une étape vers le zéro déchet

Quelle tristesse de voir une poubelle remplie de nourriture gaspillée… Accommodez les restes, et n’hésitez pas à les congeler. Ainsi, vous aurez un plat tout prêt pour un futur soir de flemme !

6.     Moins d’emballages = moins de déchets !

Dans la mesure du possible, choisissez les aliments « nus » (en vrac) ou dans des emballages recyclables comme le verre ou le métal. Certains produits sont difficilement accessibles sans emballage, comme le tofu et la plupart des simili-carnés. Ils seront facilement remplacés par des légumineuses ou des alternatives faites maison (tofu, seitan, galettes de légumineuses, etc).

7.     Refuser les produits à usage unique : une étape vers le zéro déchet

Manger dehors, en particulier en version « à emporter », génère beaucoup de déchets. Si c’est inévitable, emportez vos propres couverts et une serviette en tissu et refusez les produits à usage unique. Une tasse ou un mug de voyage pourront servir tant pour le café ou l’eau, que pour acheter une glace au détour d’une balade.

8.     Portions individuelles : zéro pointé

Evitez les produits vendus en portions individuelles : ils sont plus chers que leurs équivalents en « format familial », et suremballés. Choisissez si possible les grands contenants : vous pourrez transporter une part dans un sac à vrac ou une petite boîte. Pensez aussi au thé en vrac plutôt qu’en sachet, au café moulu plutôt qu’en capsule, etc.

9.     Composter les déchets organiques

Si vous avez la chance d’avoir un jardin, installez un compost extérieur. Toutes vos épluchures et restes pourront y vivre une seconde vie et se transformer en nourriture pour vos plantes. En ville, il existe des composts partagés, ou l’option du lombricompost, qui demande quelques connaissances mais permet de composter les déchets organiques en intérieur.

10.  Cuisinez à la maison

La plupart des produits alimentaires que l’on achète « prêt à l’emploi » et donc dans un emballage, peuvent être cuisinés à la maison : biscuits pour le goûter, pâtes à tartes, laits végétaux, simili-carnés, de nombreuses recettes sont disponibles sur Internet et permettent de réaliser de délicieuses alternatives végans aux produits emballés du commerce. 

Par Perrine Bellanger, diététicienne.

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