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Alternative Vegan informe, enquête, explique, accompagne concrètement vers un mode de vie plus sain, respectueux de l’environnement et des animaux, sans renoncer aux plaisirs de la vie.

Comment la cantine scolaire abîme la santé de votre enfant

Vous vous sentiriez de duper un enfant de trois ans ? De lui faire ingurgiter de la viande en douce, en disant à cet enfant, qui est en petite section de maternelle, qu’il ou elle mange du «rôti » ? Parce que le mot viande, l’enfant le connaît, il sait que chez lui, on n’en mange pas. 

Mais le « rôti », il ne sait pas ce que c’est…

Alors, le “rôti” de la cantine , cet enfant en a mangé. Pendant un an. Jusqu’à ce qu’il comprenne ce que c’est que c’était. Et qu’il le raconte à ses parents.

Voilà comment l’école a menti sciemment à la petite fille d’un de mes amis, Jérémie Mercier. Vous pouvez retrouver son témoignage en vidéo dans mon groupe Facebook privé ici. 

En France, en 2016.

Pas glorieux, hein, de berner ainsi les plus crédules d’entre nous ?

Chaque année, c’est un milliard de repas qui sont proposés dans les cantines de nos enfants (1). Au menu  :

  • Plus de 80 000 tonnes de produits carnés.
  • Plus de 120 000 tonnes de produits laitiers (2).

Dans les assiettes de nos enfants, 2 fois plus de protéines que nécessaire.

Entre la maternelle et le collège, les écoliers consomment 2 à 4 fois trop de protéines animales , soit 2 à 4 fois les apports conseillés par les scientifiques de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

 69% des enfants du CP au CM2 mangent de la viande et du poisson tous les jours.

Une alimentation en décalage total par rapport aux prescriptions du GIEC (regroupant le travail d’une centaine de scientifiques de 52 pays).

Une alimentation qui augmente fortement l’obésité, le diabète et les maladies cardio vasculaires.  

Bientôt , nous n’aurons plus rien à envier aux américains puisque selon les chiffres publiés le 27 août 2019 par le ministère de la santé, près de 20% des adolescents français sont désormais en surcharge pondérale ou obèses (3). 

Une « pandémie d’obésité » est en train de toucher notre jeunesse, comme le dénonce le célèbre chef Olivier Roelinger (4).

Cette surconsommation est d’autant plus inquiétante que l’origine de la viande des cantines est peu traçable, elle est de plus administrée au niveau maternel et primaire, une tranche d’âge déterminante dans le développement des enfants.

Chaque jour donc, l’école française à laquelle vous confiez vos enfants, dégrade leur santé.

Maintenant, venons-en à LA question :

Pourquoi l’école français fait-elle sciemment surconsommer de la viande et des produits laitiers à nos enfants, si cette surconsommation est si nocive ?

L’école veut-elle du mal à nos enfants ?

Evidemment non !

L’école, instrument des lobbys

Si l’école agit ainsi, c’est par ignorance (le vieux mythe de la viande qui rend fort…), par paresse (la répétition d’habitudes alimentaires) et parce qu’elle est l’instrument des lobbies.

Je vous explique :

En France, les recommandations nutritionnelles officielles sont définies au sein du PNNS (Programme National Nutrition Santé).

Ces recommandations sont ensuite traduites par le Groupe d’Etudes des Marchés- Restauration Collective et Nutrition (GEM-RCN). C’est ce groupe qui conseille les acheteurs de la restauration collective.

Aux réunions du GEM-RCN, là où se décident donc les recommandations nutritionnelles, il devrait y avoir des représentants de l’Etat, des scientifiques, des nutritionnistes et des représentants des filières viande et produits laitiers.

Les représentants de l’Etat et les scientifiques ne sont quasiment jamais là, les représentants des lobbys, eux, sont TOUJOURS là ! Ils n’ont face à eux que des nutritionnistes bénévoles qui ont beaucoup moins qu’eux voix au chapitre.

Ce sont donc les lobbys qui influent LOURDEMENT sur les recommandations du GEM-RCN.

Dingue ! Et proprement scandaleux. 

C’est dingue, mais c’est comme ça. Vous avez bien lu. 

Ceux qui font les recommandations nutritionnelles et encouragent à consommer trop de viandes sont les mêmes qui vendent cette même viande !!!

Et j’évoque à peine le travail d’influence que font les lobbys du lait (le CNIEL, interprofession du lait) et de la viande (Interbev, interprofession du bétail et de la viande) qui vont à l’intérieur même des écoles organiser des ateliers censés « informer » et éduquer nutritionnellement les enfants (et promouvoir les protéines animales).

Pourquoi tant d’empressement, pourquoi tant de « ciblage » autour de nos enfants?

  • Parce que c’est à cet âge-là que se forme le goût.
  • Parce que les enfants sont prescripteurs au sein de leurs famille.
  • Et parce que les lobbys surfent sur de bonnes vieilles idées reçues, à savoir que :

L’école est le seul endroit ou les enfants des milieux les plus défavorisés peuvent manger ce dont ils ont besoin.

C’est vrai : raison de plus pour leur expliquer qu’on trouve dans les végétaux tous les acides aminés dont notre corps a besoin à condition de manger céréales et légumineuses (pois chiches , haricots secs, lentilles) au cours d’une même journée (associé ou pas). 

Introduire dans les cantines des menus sans viande ni poisson, équilibrés et de qualité facilite l’accès de tous à une alimentation saine et durable.

L’école est le seul endroit où les enfants de foyers peu aisés peuvent manger de la viande :

Faux ! Contrairement à ce qu’on pense, les produits carnés sont aujourd’hui davantage consommés dans les milieux modestes.  Il sont un “marqueur social”. 

Le plus souvent, ces produits sont industriels et de mauvaise qualité. A l’inverse, la consommation de fruits et légumes est largement plus importante chez les cadres que chez les ouvriers (2).

Va-t-on laisser encore longtemps à l’agribusiness le soin de nourrir – et d’éduquer – nos enfants ? Et accessoirement, d’enfumer leurs parents ?

Je n’accuse personne, j’ai moi aussi été de ces mères qui nourrissent leurs enfants de cordons bleus rapides à préparer, appétissants. Je croyais bien faire.

Mais maintenant que je sais ce qu’il y a dans cette nourriture industrielle, maintenant que je connais les méfaits de la viande sur la santé, et particulièrement sur celle de nos enfants, je veux en parler et diffuser le plus possible.

D’autant que les cantines scolaires ne sont pas parties pour respecter la loi EGalim, adoptée en septembre 2018. 

Cette loi qui prévoit que les cantines expérimentent pendant 2 ans des menus végétariens « au moins une fois par semaine », devrait entrer en application le 1er novembre…

“Mais la mesure n’est pas encore assez connue” regrettent les associations (5) qui doutent très fortement de sa mise en œuvre et de la volonté politique de la voir appliquée. (6)

En tant que maman, cet état de fait m’écoeure et je peux vous promettre que je vais m’atteler à enquêter sur le sujet afin de vous informer au mieux dans les semaines à venir. 

Je serai pour cela très intéressée de vous lire dans les commentaires ci-dessous : qu’en pensez-vous ? auriez-vous des témoignages à me transmettre ? Toutes vos réactions ou vos informations m’intéressent ! Cliquez ici.

Vous êtes déjà plus de 25 000 abonnés à ma newsletter (!) : nous commençons à avoir du poids pour faire bouger les choses !

Un grand merci,

Laurence

(1) Source Greenpeace
(2) Résultats d’une étude menée par Greenpeace en mai 2018 sur 3200 communes françaises
(3) D’après les chiffres de cette étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 18,4% des adolescents sont en surcharge pondérale et parmi eux, 5,2% sont obèses. Ces chiffres sont en hausse par rapport à 2009. On dénombrait alors 17% d’adolescents en surcharge pondérale et 3,8% jeunes obèses.
(4) RTL, auteur de Pour une révolution délicieuse, ed Fayard
(5) Le Parisien, “Trop de bidoche à la cantoche”, 4 septembre 2019
(6) Actuellement, seule 9% des cantines scolaires proposent un repas végétarien une fois par semaine ou une alternative végétarienne.

Pour le coq, on n’a rien pu faire, mais pour l’Amazonie…

Vous l’avez peut-être vu ce benêt de champion de pelote basque qui, sur les réseaux sociaux, s’est filmé décapitant avec les dents un coq encore vivant ?

On pense que ce genre de chose n’existe pas. Jusqu’à ce qu’on nous la mette sous les yeux. Alors, on s’indigne, on poste, on commente. Et puis, on passe à autre chose. On a fait ce qu’on avait à faire.

Les feux en Amazonie, c’est pareil. On pense que ça n’existe pas. En tous cas, pas à une aussi grande échelle. Et puis les images inondent les réseaux sociaux…

On s’indigne, on poste, on commente. On conchie le président du pays Jair Bolsonaro et les paysans brésiliens. On prie peut-être comme nous le demandent les stars. Et si on est motivés, on va même manifester devant les ambassades du Brésil comme le réclame Greta Thunberg. Et puis on passe à autre chose…

Pour le pauvre coq, on ne pouvait rien faire.

Mais pour l’Amazonie, les premiers responsables, c’est nous.

Sauf que personne n’a intérêt à nous le dire…

Résumons.

L’Amazonie brûle. On est tous d’accord, c’est terrible (selon Greenpeace, les départs de feux – 75 336 feux – ont augmenté de 145% comparé à la même période en 2018). 

Cela signifie des autochtones chassés de chez eux, des animaux brûlés vifs, un dérèglement climatique (les forêts stockent le CO2 présent dans l’atmosphère), un écosystème qu’il faudra des siècles pour reconstruire (1). 

Les dégâts sont irréversibles.

On peut prier…

Mais on peut aussi se poser deux secondes.

Et s’interroger.

Pourquoi l’Amazonie brûle-t-elle ?

Pourquoi les paysans ont-ils volontairement créé des incendies en profitant de la saison sèche ?

Ils veulent construire des routes ? Non.

Ils sont pyromanes ? Non.

Ils sont inconscients ? Non plus.

Ils allument des feux parce qu’ils veulent libérer des terres.

Et pourquoi veulent-ils libérer des terres ?

Pour créer des grands espaces, où vont paître des bovins (2).

Pour produire davantage de soja (transgénique) destiné à nourrir les animaux d’élevage (notamment européens). 

En clair, l’Amazonie est ravagée par les incendies pour satisfaire nos besoins grandissants en viande et en produits laitiers.

Cette folie est une conséquence directe de nos comportements alimentaires.

Alors, certes, certains pourront vous dire :

Nous n’avons pas le choix car ce soja ne peut pas être cultivé ailleurs qu’en Amazonie.

C’est à moitié vrai. Si nous devions cultiver ce soja en France, il nous faudrait trois départements français tels que le Morbihan, les côtes d’Armor et le Finistère. 

La France n’est pas la seule responsable.

Certes mais est-ce une bonne raison ? Le Brésil, à l’origine de 20% des exportations mondiales de viande de bœuf, est le principal pourvoyeur du marché français.  

Selon Greenpeace, la majorité de la viande et des produits laitiers consommés en Europe – et donc en France – proviennent d’élevages industriels où les animaux sont nourris avec du soja issu de la destruction d’écosystèmes en Amérique du sud (3).

Mais cela, on ne vous le dit pas. On préfère montrer du doigt les Brésiliens. Alors qu’il suffirait de s’interroger sur notre façon de nous alimenter. 

La seule façon de faire cesser tout cela est d’arrêter de manger de la viande.

  • Une viande qu’on nous encourage constamment à consommer, nous faisant croire – à tort – que les protéines animales sont meilleures que les protéines végétales et que la viande rend fort. 
  • Une viande ultra subventionnée dont les prix ont très peu augmenté en 30 ans.
  • Une viande dont on sait désormais – de nombreuses études scientifiques le prouvent – que sa consommation augmente le risque de maladies cardiaques, cancers et diabète (comme évoqué ici ).

Prier pour l’Amazonie, pleurer pour l’Amazonie ne sert à rien. La seule façon d’agir, c’est de ne plus consommer de produits animaux.

Et d’adopter un régime vegan.

Je suis très curieuse de savoir ce que vous en pensez, vos réactions quand vous prenez connaissance de ces événements dramatiques qui m’ont, moi, personnellement choquée, et me renforcent encore plus sur la marche à suivre désormais : je serais très intéressée de vous lire dans les commentaires ci-dessous.  

A très vite ! 

Laurence

(1)“En un demi siècle, 20% de la forêt amazonienne a disparu, soit une surface équivalente au territoire français. Il a fallu des millénaires pour construire cet écosystème ” estime Pierre Cannet, co-directeur des programmes au WWF et “il faudra des siècles avant qu’il se reconstruise “.
(2) La production animale nécessite de grands espaces; il faut près de 20 fois plus de superficie pour produire une calorie animale que pour produire une calorie végétale
(3) En Europe de l’ouest, une personne consomme en moyenne 85 kgs de viande et 260 kgs de produits laitiers chaque année . C’est plus du double de la moyenne mondiale

Véganisme et bien-être : les bienfaits immédiats pour votre forme

En plus de prévenir de nombreuses maladies, manger vegan procure également de nombreux bénéfices pour votre forme et votre bien-être quotidiens. En adoptant un régime vegan, votre corps sera plus fort, plus “attrayant” et plus énergique.

Voici une première liste des bienfaits immédiats du véganisme sur votre forme :

1 / Votre indice de masse corporelle (IMC)

Plusieurs études montrent qu’un régime sans viande conduit à des indices de masse corporelle (IMC) plus faibles. Généralement un bon indicateur pour évaluer votre état de santé et de forme.

2 / Votre poids

Une perte de poids saine est le résultat typique d’un régime vegan intelligent. Manger vegan élimine la plupart des aliments malsains qui ont tendance à causer des problèmes de poids.

3 / Votre énergie

En suivant un régime vegan sain, vous constaterez que votre énergie est beaucoup plus élevée. De nombreux sportifs de haut niveau sont d’ailleurs maintenant convaincus du bien fondé d’adopter un régime vegan pour atteindre les meilleures performances. Serena Williams (tennis), Lewis Hamilton (Formule 1)…

4 / Votre peau

Une étude conduite par le Dr JK Fisher sur 10 ans, a conclu que le lait était une des causes principales de l’acné. Lorsque ses patients diminuaient leur consommation de lait, leur acné diminuait proportionnellement. Pour le Dr Fisher, les larges quantités de graisses saturées, ainsi que les hormones produites naturellement dans le lait de vaches aggravent l’acné.

A l’inverse, les noix et les vitamines A et E des légumes jouent un rôle important dans la santé de la peau.

Beaucoup de gens qui passent à un régime vegan remarquent également une réduction très sensible des imperfections de leur peau.

5 / Votre longévité

Plusieurs études indiquent que ceux qui suivent un mode de vie vegan vivent en moyenne 3 à 6 ans de plus que ceux qui ne le font pas.

6 / Votre odeur corporelle

L’élimination du lait et de la viande rouge du régime réduit considérablement les odeurs corporelles. C’est la conclusion des chercheurs de l’Université Charles de Prague, en République tchèque, qui ont montré qu’un régime carné notamment, aurait des incidences sur les “effluves” corporelles. Pendant près de deux semaines, il serait possible de “sentir” que l’on a mangé de la viande.

7 / Votre haleine

La mauvaise haleine est liée à une alimentation trop carnée (viande, poissons, laitages). Les protéines animales ne sont digérées complètement qu’au bout de 3 ou 4 jours…

Pendant ce temps, elles pourrissent dans le système digestif et les odeurs remontent. Certaines combinaisons alimentaires aggravent le problème, comme de manger des laitages, qui gênent la digestion et de la viande. La viande restera alors d’autant plus longtemps dans les intestins.  

De manière logique, les vegan remarquent eux une réduction considérable de la mauvaise haleine. Notamment le matin au réveil suite à une bien meilleure digestion.

8 / Vos cheveux

Beaucoup de personnes qui suivent un régime vegan rapportent que leurs cheveux deviennent très rapidement plus forts, plus denses et plus beaux.

9 / Vos ongles

Des régimes vegan sains contribuent également au renforcement de la solidité des ongles. La santé des ongles est communément considérée comme un indicateur de la santé globale.

10 / Les douleurs menstruelles

Lorsqu’elles adoptent un régime vegan, de nombreuses femmes expliquent comment les symptômes du syndrome prémenstruel deviennent beaucoup moins intenses ou disparaissent complètement. C’est notamment l’élimination des produits laitiers qui aide celles qui souffrent du syndrome prémenstruel.

11 / Vos migraines

Les personnes souffrant de migraines, notamment les migraines ophtalmiques très fréquentes, qui suivent un régime vegan, découvrent souvent que leurs migraines deviennent beaucoup moins intenses qu’auparavant voire disparaissent.

12 / Vos allergies

L’élimination des produits laitiers, de la viande et des œufs permet de réduire logiquement fortement les risques d’allergies.

Le corps humain n’est pas conçu pour digérer le lait de vache, ni les produits laitiers à base de lait de vache. Mais l’idée que le lait de vache serait déterminant dans notre santé et notamment la croissance des enfants est ancrée dans nos sociétés occidentales…

Or, dans le monde, pas moins de 75% des personnes pourraient présenter une intolérance au lactose et nombre d’entre elles souffriraient d’allergies au lait non diagnostiquées !

Notons également qu’un régime vegan va vous permettre d’éviter des véritables “poisons” pour votre corps, qui altèrent fortement votre forme et votre santé :

Le mercure

Le poisson et les fruits de mer consommés contiennent du mercure. Certains poissons en ont moins que d’autres, mais il est presque impossible de ne pas mettre de mercure dans votre corps lorsque vous mangez du poisson, notamment le saumon qui s’avère être un véritable condensé !

Le sucre

Le sucre est aujourd’hui considéré comme un véritable poison pour le corps, facteur d’obésité et de diabète de type 2, au point de devenir un enjeu de santé publique. Les vegan évitent le sucre transformé et lui préfère d’autres édulcorants, ni synthétiques, ni transformés, ni dérivés de produits animaux.

Les hormones

Manger des animaux auxquels des hormones ont été administrées pour accélérer la croissance (pratique courante dans l’industrie de la viande) signifie que ces hormones entrent dans votre corps…

Non seulement cela peut perturber l’équilibre naturel de vos hormones, mais il a été démontré que certaines des hormones administrées aux animaux provoquent la croissance de tumeurs chez l’homme.

Les antibiotiques

Des antibiotiques sont fréquemment administrés aux animaux d’alimentation, ce qui peut entraîner une résistance bactérienne. Bon nombre des antibiotiques utilisés pour traiter les infections humaines sont également utilisés chez les animaux destinés à l’alimentation.

Vous le voyez, les effets d’un régime vegan sur votre forme et votre bien-être sont très nombreux.

Ils le sont également pour votre santé : devenir vegan permet de diminuer significativement – c’est maintenant prouvé scientifiquement par de nombreuses études dans le monde – les risques face aux maladies parmi les plus mortelles et les plus répandues de notre siècle comme vous le verrez dans cet article.

Et pour celles et ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur ces bienfaits et échanger avec des personnes concernées par les mêmes questions, n’hésitez pas à rejoindre notre groupe Facebook privé : ici.

Cuisine vegan: quels laits végétaux choisir ?

Amande, soja, riz, les laits végétaux sont nombreux. Comment bien les choisir en fonction de ce qu’on souhaite en faire ? Que ce soit pour une boisson chaude, un gâteau vegan ou des yaourts maison, à chaque préparation son lait végétal idéal.

Quel lait végétal pour quelle préparation ?

L’offre de laits végétaux (aussi appelés « boissons végétales » ou « jus végétaux ») s’est copieusement développée ces dernières années. Soja, amande, avoine, coco, riz, chanvre, noisette, quinoa, cajou : que ce soit en magasin bio ou en grande surface, de très nombreuses références sont maintenant disponibles. 

Contrairement aux laits animaux, qui sont plutôt uniformes de par leur goût ou leur texture en bouche, les laits végétaux ne se ressemblent pas toujours : un lait de soja pourra être complètement différent d’une marque à l’autre.

Gardez donc en mémoire les marques qui vous plaisent le plus, cela vous évitera le désagrément du lait qui n’a pas le « bon » goût dans votre muesli du matin.

D’un point de vue nutritionnel

Privilégiez les laits végétaux sans sucre ajouté. Les laits enrichis en calcium sont également une bonne option : ils apportent environ 120 mg de calcium pour 100 mL, un coup de pouce non négligeable dans une alimentation 100% vegan. 

Certaines marques, comme Alpro, proposent des laits enrichis en vitamine (D, B12). 

C’est un plus, mais cela ne suffit pas forcément à couvrir les besoins en vitamine D et B12 : la supplémentation reste nécessaire.

En pratique

1 – En boisson

  • À boire « nature » : tous les laits végétaux s’y prêtent, à vous de trouver votre préféré. Pour une consommation régulière, évitez les laits trop sucrés.

2 – Lattes et boissons chaudes

  • Selon votre préférence, de nombreux laits végétaux vous permettront de réaliser vos boissons favorites : chocolat chaud au lait de noisette, chai latte au lait d’avoine, café glacé au lait d’amande
  • L’acidité du café aura tendance à faire cailler le lait de soja, phénomène accentué par la chaleur. Un autre lait au goût neutre (avoine, riz, cajou) sera plus adapté pour le café au lait.
  • Pour une mousse de lait onctueuse et un « latte art » réussi, choisissez les laits « barista » (marques Oatly, Alpro).

3 – Yaourts maison

  • Le lait de soja est le plus adapté pour faire des yaourts maison. Choisir plutôt un lait nature, et riche en protéines (au moins 3 g / 100 mL).
  • Les autres laits végétaux ne donneront pas la texture « yaourt ». Il est tout de même possible de les faire fermenter, mais ils resteront liquides. Pour faire des yaourts avec un lait végétal hors soja, l’utilisation d’une fécule (maïzena, arrow-root, tapioca) ou d’un gélifiant (agar agar) sera nécessaire pour obtenir une texture épaissie.

4 – Pâtisserie et gâteaux

  • Le lait de soja (additionné de vinaigre de cidre) est idéal pour les pâtes qui lèvent à la cuisson.
  • Tous les laits végétaux peuvent être utilisés pour lier les ingrédients secs. Attention, certains laits comme le lait d’amandes, peuvent prendre une saveur âcre désagréable à la cuisson (variable selon les marques et les recettes).
  • Bonus saveur : lait de noisette dans le gâteau au chocolat, lait végétal aromatisé à la vanille pour un gâteau aux pommes, etc.

5 – Préparations salées

Les laits végétaux aux saveurs les plus neutres sont préférables pour la cuisine salée : soja, riz, avoine. Ce sont eux qui donneront les résultats les plus proches des recettes d’origine.

N’hésitez pas à rejoindre dès maintenant notre groupe Facebook privé pour accéder à plus de recettes, vous informer, partager et échanger avec d’autres membres de la communauté d’Alternative Vegan !  

Véganisme et santé : les nombreux bienfaits prouvés par la science

De très nombreuses études viennent prouver et étayer les bienfaits de l’adoption d’un régime vegan sur notre santé. Des résultats malheureusement peu communiqués au grand public, conditionné très souvent par les communications des grands groupes agro-alimentaires et leurs puissants lobbys (le grand mythe du lait de vache par exemple…).

En voici une liste non exhaustive mais déjà très parlante…

1 / Les maladies cardio-vasculaires

Les produits laitiers et les viandes contiennent une grande quantité de graisses saturées. C’est justement en éliminant la quantité de graisses saturées de votre alimentation que vous améliorerez énormément votre santé cardiovasculaire.

Une analyse récente, menée au Canada par l’institut Medline, montre que le risque d’être touché ou de décéder de maladies cardio-vasculaires est d’environ 29% plus faible chez les personnes adoptant un régime vegan.

2 / Le cancer du côlon

Le régime vegan fait la part belle aux fibres et un régime riche en fibres conduit à des selles plus saines, aidant ainsi à lutter contre le cancer du côlon.

Selon la revue Internal Medicine, qui se base sur l’étude menée pendant 7 ans par la Loma Linda University de Californie, supprimer la viande de son assiette permettrait ainsi de diminuer le risque de cancer colorectal de 22%.

3 / Le cancer de la prostate

La suite de la même étude, “Adventist Health Study -2”, soit la plus grande étude sur le mode de consommation vegan (article publié dans American Journal of Clinical Nutrition, 2017), a montré que les hommes, souffrant au stade précoce du cancer de la prostate et passant à un régime vegan, arrêtaient soit l’évolution du cancer, soit avaient même “inversé” la maladie.

Cette étude confirme que les hommes qui suivent un régime vegan ont un tiers de chance en moins de développer le cancer de la prostate.

4 / Le cancer du sein

Les pays où les femmes mangent très peu de viande et de produits d’origine animale ont un taux de cancer du sein beaucoup moins élevé que les femmes des pays qui consomment davantage de produits d’origine animale.

Consommer de la viande de porc une fois ou plus par semaine multiplie chez la femme le risque de cancer du sein par 2 (International Journal of Cancer, 1981).

Une autre étude au Japon a montré que les femmes qui adoptent une alimentation “à l’occidentale” (basée sur la viande et les produits laitiers) augmentent de 8 fois le risque de développer un cancer du sein.

5 / Le stress

Selon une étude de 2012 publiée dans Nutrition Journal, un régime omnivore riche en acides gras, contribue aux sautes d’humeur, stimule même le stress et l’irritabilité.

A l’inverse, un régime vegan qui privilégie les noix, les graines et les légumes à feuilles sombres est une excellente source de magnésium, reconnu comme un anti-stress très efficace.

6 / Les défenses immunitaires

Le régime vegan privilégie particulièrement les antioxydants, soit l’un des meilleurs moyens d’aider votre corps à se protéger des dommages cellulaires. De nombreux chercheurs pensent également que les antioxydants aident à protéger votre corps contre la formation de certains types de cancer.

Le régime vegan favorise aussi la prise de Vitamine C qui, en plus de renforcer votre système immunitaire, contribue également à la santé de vos gencives et à la guérison plus rapide de vos bleus.

7 / La maladie d’Alzheimer

Une étude espagnole récente (menée sur 815 personnes en Catalogne) et publiée par Nutrition Journal, suggère que le fer contenu dans la viande augmente le stress oxydatif, contrairement au fer issu de végétaux. Le stress oxydatif provoque une agression de nos cellules. Il est considéré comme une des principales causes de cancer et jouerait un rôle important dans la maladie d’Alzheimer.   

A l’inverse, une consommation élevée de fer non héminique – issu exclusivement de la consommation des fruits et légumes par opposition au fer héminique issu de la viande – va de pair avec une diminution des dommages oxydatifs et donc des risques d’être atteint par la maladie d’Alzheimer.

8 / Le diabète

En 2018, des chercheurs du comité de médecins pour une médecine responsable, basé à Washington aux Etats-Unis, ont prouvé l’efficacité du régime vegan dans la lutte contre le diabète de type 2.

Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire par un taux trop élevé de glucose (sucre) dans le sang.

Or, ces chercheurs ont montré que, chez des personnes en surpoids ou obèses, le suivi d’un régime vegan – sans aucune restriction calorique – pendant seize semaines a permis d’améliorer la production d’insuline, diminuant ainsi le risque de diabète de type 2.

En 2013, déjà, une étude française établissait un lien entre une consommation importante de viande et de produits laitiers et la hausse du risque de diabète de type 2. La proportion de femmes consommant le plus de viande avait un risque de diabète de type 2 de 56% plus élevé que les autres.

Enfin une  autre étude publiée dans “The American Journal of Nutrition” et portant sur des enfants de plus de 40 pays dans le monde a démontré que l’incidence de diabètes juvéniles est directement corrélée à la consommation de lait et autres produits animaux.

9 / Le cholestérol

Le taux de cholestérol total est généralement plus bas chez les vegan et les sportifs, en particulier le mauvais cholestérol LDL (selon une méta-analyse de 60 essais contrôlés, Am J Clin Nutr en 2003).

Or, les seuls aliments qui contiennent du cholestérol sont les aliments d’origine animale. Même les huiles végétales ne contiennent pas le moindre cholestérol.  Elles peuvent au contraire réduire l’absorption du mauvais cholestérol grâce au phytostérol qu’elles contiennent.

10 / La tension artérielle

Une étude japonaise réalisée en 2014 par le docteur Yoko Yokoyama du National Cerebral and Cardiovascular Center d’Osaka, démontre la corrélation entre un régime alimentaire excluant toute viande et la pression artérielle.

L’explication en est simple. Le régime vegan, basé sur une consommation riche en fruits et légumes frais, en légumineuses et en céréales complètes, augmente les apports en potassium. Dans le même temps, l’exclusion de la viande réduit fortement l’apport en graisses saturées favorisant un taux de cholestérol bas… C’est ce rapport potassium élevé/cholestérol bas qui permet une pression artérielle homogène.

11 / La dégénérescence maculaire (DMLA)

Selon une étude menée par le docteur Przemyslaw Sapieha, co-auteur de travaux publiés par la revue EMBO Molecular Medicine, il ressort que des régimes riches en gras modifient le microbiome intestinal de façon à aggraver la DMLA.

Le fait d’agir sur les types de microbes qui résident dans les intestins, par un régime alimentaire différent, modifie le risque de souffrir de DMLA et la progression de cette maladie.

A l’inverse, il est établi qu’un régime riche en caroténoïdes (contenant de la lutéine et zéaxanthine, deux antioxydants présents en abondance dans les épinards, le chou kale, brocoli, carotte, courge, patate douce…), aide à prévenir l’apparition de la dégénérescence maculaire.

12 / La cataracte

En 2011, des chercheurs finlandais ont mis aussi en évidence l’influence bénéfique de la lutéine et de la zéaxanthine sur la prévention de la cataracte.

Selon une autre étude réalisée en 1988 par des chercheurs du Wisconsin et portant sur 1300 personnes, il ressort que celles ayant consommé le plus de lutéine étaient 2 fois moins atteintes de la cataracte que celles qui en avaient consommé le moins.

Le lien entre consommation de viande et cataracte est très fort : par rapport à de gros consommateurs de viande, le risque de cataracte est de 40% inférieur chez les vegans !

13 / L’arthrite

L’élimination de la consommation de produits laitiers a longtemps été associée à l’atténuation des symptômes de l’arthrite.

A l’inverse, trois études ont démontré qu’un régime vegan diminuait les symptômes de l’arthrite rhumatoïde. Deux autres études ont démontré qu’un jeûne suivi d’un régime vegan apportent des modifications à la flore intestinale des patients atteints d’arthrite rhumatoïde. Et qu’il y avait corrélation entre ces changements et l’amélioration de leur état.

14 / L’ostéoporose

Il s’agit du grand mythe promu par l’industrie laitière. Le lait de vache serait indispensable à la santé de nos os, et permettrait notamment de lutter contre l’ostéoporose… C’est tout simplement faux. La santé des os dépend d’un bon équilibre de protéines, d’un apport suffisant en calcium, potassium et sodium. Avec un régime vegan sain, ces quatre points constituent un scénario parfait pour la prévention de l’ostéoporose.

Après avoir travaillé sur 34 études publiées dans 16 pays, les chercheurs de l’Université de Yale ont conclu que les pays avec le taux le plus élevé d’ostéoporose étaient ceux dans lesquels les gens consomment le plus de viande, de lait et autres produits animaux !

Notons enfin que certaines maladies, particulièrement dévastatrices ces dernières années, sont exclusivement et directement liées à la consommation de viande :

15 / E.coli

Cette infection provient de la consommation de viande rouge contaminée et est la principale cause de diarrhée sanglante. Les jeunes enfants, ceux dont le système immunitaire est compromis et les personnes âgées peuvent devenir extrêmement malades ou mourir d’E. Coli. Manger vegan signifie éviter complètement le risque d’infection.

16 / La salmonelle

Une autre maladie gastro-intestinale liée à des produits d’origine animale, l’intoxication alimentaire à la salmonelle est étroitement liée à E. coli. L’intoxication alimentaire causée par la salmonelle se produit le plus souvent par contact avec des œufs ou de la viande de poulet crue provenant de poulets infectés par la salmonelle. Encore une fois, devenir vegan signifie éliminer ce risque.

17 / La maladie de la vache folle

Là aussi la seule façon de pas attraper la maladie de Creutzfeldt-Jakob est de ne pas manger d’animaux infectés par la maladie.

Comme vous le voyez, les effets sont très nombreux. L’adoption du régime vegan permet de lutter contre la plupart des “grandes maladies” de notre siècle. Mais ce n’est pas tout, devenir vegan vous permettra également de vous sentir mieux à bien d’autres égards. Cliquez ici pour découvrir aussi les effets immédiats sur votre bien-être et votre forme.

Et pour celles et ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur ces bienfaits et échanger avec des personnes concernées par les mêmes questions, n’hésitez pas à rejoindre notre groupe Facebook privé : ici.

Cuisine vegan : comment remplacer les oeufs ?

Comment faire une meringue, un gâteau moelleux, une quiche sans œufs ? Quelle que soit l’utilité de l’œuf dans la recette, une alternative vegan existe ! Des ingrédients du placard aux épices précieuses, les alternatives sont nombreuses, et savoureuses.

Quand on adopte un mode de vie vegan, on a parfois l’impression de devoir renoncer à tous les petits plats réconfortants de notre enfance. Mais pas du tout ! Que ce soit en pâtisserie ou cuisine, beaucoup de plats qui contiennent traditionnellement des œufs peuvent être « véganisés ». Et les bonnes recettes de nos grand-mères continuent de se transmettre aux générations suivantes, avec quelques adaptations.

À retenir : un œuf de taille moyenne pèse environ 60 grammes. Pour préserver au mieux l’équilibre entre les ingrédients secs et les ingrédients humides d’une recette, les substituts ont généralement un volume équivalent.

Lier et apporter du moelleux

Un seul œuf dans une recette sucrée (gâteau, cake, biscuit) sert le plus souvent à lier les ingrédients secs entre eux et apporte la part humide qui donne du moelleux à la préparation.

Dans ce cas, on peut remplacer l’œuf de différentes manières :

·     15 g de fécule (maïs, tapioca, arrowroot, etc) mélangés à 30 mL d’eau.

·     60 g de compote de pomme ou d’autres fruits : la saveur du fruit est plus ou moins perceptible en fonction de la recette, il s’agira donc d’accorder le type de compote judicieusement. Par exemple dans un gâteau de type gâteau au yaourt, la compote de pomme fonctionne très bien.

·     60 g de banane écrasée : la saveur de la banane reste très présente.

·     60 g de purée de légumes comme la courge butternut : très douce, elle s’accorde sans problème aux préparations salées comme sucrées.

·     60 g de tofu soyeux, mixé bien lisse : très neutre en goût, le tofu a l’avantage d’apporter une grande quantité de protéines (pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur les meilleures sources de protéines végétales, cliquez ici pour un article complet sur le sujet, comme l’œuf. C’est donc un substitut intéressant, tant sur le plan technique, que sur le plan nutritionnel.

·     60 g de yaourt de soja.

·     20 g de graines de lin moulues ou de graines de chia, mélangées à 45 mL d’eau tiède. Les graines vont former un gel (mucilage) qui apporte liaison et moelleux aux préparations.

Faire lever la pâte

Deux ou trois œufs dans une recette servent le plus souvent à faire lever la pâte lors de la cuisson. C’est le cas par exemple pour les gâteaux moelleux, les cakes, les muffins, etc.

On peut alors remplacer les œufs par une combinaison des options précédentes : par exemple, 60 g de compote, et un mélange de graines de lin et d’eau.

Dans les recettes qui utilisent également de la levure chimique ou du bicarbonate de soude, un mélange de lait de soja (235 mL) et de vinaigre de cidre (15 mL) remplacera avantageusement trois œufs.

Blanc d’œuf

Pour les meringues et les pâtes qui nécessitent des blancs d’œufs montés en neige, l’aquafaba est une extraordinaire alternative végétale. Il s’agit de l’eau de cuisson des pois chiches (et non l’eau de trempage, qui doit être jetée). On peut aussi récupérer le liquide d’une conserve de pois chiches du commerce.

Préparations salées

·     Boulettes et galettes : l’œuf sert ici de liant. La farine de sarrasin et la fécule de tapioca peuvent assurer ce rôle. Ajuster les ingrédients humides en conséquence.

·     Œufs brouillés, quiches et autres appareils : le tofu sera ici l’allié de choix, additionné d’épices et de condiments (ail, oignon, curcuma, cumin, moutarde, etc).

·     Pour retrouver la saveur particulière de l’œuf, on peut utiliser du sel de Kala namak, un sel noir de l’Himalaya, à la saveur soufrée caractéristique (chez Official Vegan Shop, Greenweez), ou encore du sel fumé des Salish (chez Terres Exotiques). Vous pourrez vous procurer ces ingrédients dans les épiceries fines et les épiceries spécialisées.

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Qu’est-ce que la vitamine B12 et où la trouver ?

Ça va commencer par des fourmillements aux extrémités, une diminution de la force motrice, des pertes de mémoire, une modification de l’humeur, peut-être une dépression…

Quand vous vous en rendrez compte, si la carence en B12 n’est pas comblée rapidement, il est probable que votre système nerveux sera attaqué.

Et en ce qui concerne les enfants, les dommages sont irréversibles…

Disons et redisons-le clairement : la vitamine B12 est absolument indispensable si vous ne mangez pas de viande, de poisson, de lait (et dans une moindre mesure d’œufs).

Ça vous va comme intro ? Un peu plombant, non ?

On ne va pas se mentir : découvrir les effets d’un manque de vitamine B12 dissuaderait à peu près n’importe qui de devenir vegan. Car entre une alimentation vegan où l’on doit se supplémenter et une alimentation non vegan où on ne doit prendre aucun complément, le choix semble être vite fait.

Laissez-moi vous dire que ce n’est pas si simple…

Tout d’abord, qu’est-ce que la vitamine B12 ?

Découverte le 12 décembre 1947, la vitamine B12 est d’origine bactérienne et ne se trouve pour l’instant en quantité suffisante dans aucun végétal (1) ni aucune algue. 

Cette vitamine est produite par des micro-organismes qu’on trouve soit dans le sol et dans les plantes, soit dans le tube digestif de certains animaux (les mammifères herbivores en particulier).

Elle doit aujourd’hui être produite industriellement, cultivée à base de cellules souches. Car il est loin le temps où parmi nos ancêtres, ceux qui ne mangeaient pas de viande trouvaient la B12 dans les souillures, par exemple l’eau des rivières qu’ils buvaient et qui étaient polluées par les déjections des troupeaux.

Ou dans les bactéries présentes sur la peau de légumes cultivés dans un sol exempt de tout engrais et dégustés sans même les laver. 

La B12 nous est indispensable car :

  • Elle participe à la fabrication des globules rouges, des globules blancs (nos défenses immunitaires) et des plaquettes (qui permettent la cicatrisation).
  • Elle participe à l’entretien du cerveau et du système nerveux.

Elle s’achète en pharmacie, sans ordonnance, en magasins bio, sur les boutiques en ligne.

On peut aussi en trouver dans des produits alimentaires enrichis, céréales de petits-déjeuners, laits végétaux, yaourts au soja (même si ce n’est pas l’idéal, ces produits étant des produits transformés).

Des millions de gens en prennent depuis des années, moi compris pour un faible coût (3 € par mois pour un adulte).

Les enfants, les bébés peuvent – et doivent – être également supplémentés. 

Les posologies varient selon les pays. Les recommandations françaises sont indiquées ici.

OK, je vous entends déjà, même planquée derrière l’écran de mon ordi : comment un vegan, qui est censé adhérer au fait que toutes les ressources nécessaires à l’alimentation existent dans le règne végétal, comment un vegan donc, peut-il accepter de se supplémenter ?

C’est une question fondamentale, dérangeante que je me suis moi aussi beaucoup posée. Et qu’il ne faut ni éluder, ni brandir comme un épouvantail comme le font les adversaires du véganisme.

On peut certes suppléer » a dit un médecin hostile mais est-il raisonnable de faire la promotion d’une alimentation qui ne se suffit pas ? “    

C’est un peu plus compliqué que ça.

Tout dépend ce qu’on entend par une alimentation “qui se suffit”(2).

Car les animaux eux-mêmes sont supplémentés. Ils ne produisent pas naturellement de la B12.

La majorité de la vitamine B12 produite dans le monde va en effet… non pas aux vegans mais aux animaux d’élevage. En 2008, quatre entreprises – une française, Sanofi, et trois chinoises – fournissaient la totalité de la B12 fabriquée industriellement sur terre, soit 35 tonnes. Ces 35 tonnes représentaient environ 6 fois les besoins nutritionnels de l’humanité tout entière (3). 

S’ils étaient élevés dans la nature, cochons et bovins trouveraient naturellement de la B12 dans le sol. Mais ils grandissent aujourd’hui au sein d’élevages intensifs, loin d’un milieu naturel et doivent donc, eux aussi, être supplémentés.

La B12, que les mangeurs de viande trouvent donc « tout naturellement » dans la chair animale est en réalité une vitamine produite à l’aide de bactéries génétiquement modifiées qui n’a fait que transiter dans les organismes des animaux qu’ils consomment…

On résume : les vegan prennent de la B12 en comprimé, les non vegans prennent de la B12 “emballée”, “stockée” dans des animaux (4).

L’animal ne sert que de transmetteur.

En réalité, ce sont les non vegans les principaux consommateurs de B12.

Et puis, poussons le raisonnement encore plus loin.

Est-il plus grave d’être dépendant d’une seule chose, en l’occurrence un comprimé de B12 plutôt que d’être dépendant de la quantité de produits qui sont utilisés dans l’élevage intensif ? Fongicides, insecticides, antibiotiques, suppléments de calcium, de zinc, de cobalt…

Dites-moi quel est le plus dérangeant ? Se supplémenter naturellement ou se supplémenter sans trop savoir avec quoi on se supplémente?

J’espère vous avoir convaincu(e) ou déstressé(e). J’espère avoir dédramatisé. 

Pour ceux qui voudraient aller plus loin, vous pouvez lire ce document qui fait référence, adoubé par les principales associations véganes dans le monde

Pour ceux qui voudraient vérifier leur taux de B12, faites une analyse. 

L’examen le plus fiable est celui qui recense la concentration en acide méthylmalonique (AMM) dans les urines. Il est réalisable sur ordonnance et coûte une cinquantaine d’euros. Attention : il reste peu connu des généralistes qui prescrivent plus souvent un dosage sanguin. Insistez pour vous voir prescrire l’AMM.

Pour continuer la discussion et échanger sur la B12, vous pouvez rejoindre notre groupe Facebook privé ici


(1) Bio Frères, un labo français a toutefois réussi à cultiver de la B12 à partir de cellules souches de champignons.
(2) Docteur Franck Senninger, auteur de L’enfant végétarien, livre contre le végétarisme des enfants., cité par les cahiers antispécistes.
(3) Chiffre tiré des cahiers antispecistes.
(4) Lire à ce sujet les « animaux emballages » D. Olivier, Les animaux emballages (2012), cité dans les cahiers antispécistes.

Régimes vegan, végétalien, végétarien, flexitarien, pescétarien : quelles différences ?

Les régimes alimentaires spéciaux se multiplient et se popularisent. Voici la liste des principaux avec leurs différences.  

1/ Vegan

Seul régime de la liste qui corresponde à un véritable mode de vie qui touche tous les aspects de la vie courante et l’ensemble de la consommation, et pas uniquement l’alimentation. Plus largement, le véganisme représente une véritable position morale et philosophique pour le respect de la vie animale sur la planète.  

Le vegan refuse toute exploitation animale : il ne consomme aucun produit d’origine animale que ce soit pour son alimentation ou tout autre usage. 

A ce titre, les vegan ne consomme ni viande, ni produits laitiers, ni oeufs.

Ils ne portent pas non plus de vêtements en laine, cuir, fourrure, soie, cachemire ou à base de graisse animale. Pas d’accessoire de mode type perle, nacre ou plumes…

Ils ne consomment pas de cosmétiques d’origine animale (collagène animal, kératine…) ou testés sur les animaux et se tournent vers des produits exclusivement dits “cruelty free” soit sans cruauté. 

Ils appliquent cette règle à tous les produits de consommation possibles : produits ménagers (cire d’abeille), accessoires de maison… 

Ils s’opposent également à l’exploitation des animaux dans l’univers des loisirs exhibant des animaux : corrida, parc d’attraction, cirques.

Petit point historique : le mot vegan, contraction du mot “vegetarian” en anglais a été créé en 1944 par le britannique Donald Watson, co-fondateur de la Vegan Society et premier adepte du véganisme. 

2/ Végétalien

Un végétalien suit le régime alimentaire adopté par les vegan : il refuse tout consommation dans son alimentation de produits d’origine animale, qu’ils soient issus de l’abattage ou d’une exploitation. 

En revanche, il consomme des produits d’origine animale pour tous ses autres biens de consommation, sans restriction à la différence des vegan.  

3/ Végétarien

Un végétarien ne consomme, pour son alimentation, aucun produit animal issu de l’abattage. Il ne consomme donc pas de viande. 

En revanche, il consomme les produits issus de l’exploitation animale : les produits laitiers, les oeufs.

A noter : les végétariens les plus stricts ne consomment pas les fromages qui contiennent de la présure, aussi appelée “caillette”, substance extraite de l’estomac des jeunes ruminants abattus.  

Comme le végétalien, il consomme également des produits d’origine animal dans sa vie courante (vêtements, cosmétiques.), ce qui le différencie du vegan.

4/ Flexitarien 

Un flexitarien est un omnivore (consomme tous les types de produits) mais qui limite sensiblement sa consommation de viande

Suite aux nombreux scandales alimentaires, beaucoup de consommateurs se déclarent aujourd’hui flexitariens sans que l’on sache déterminer dans quelle proportion ils ont réduit leur consommation de viande pour se définir comme flexitarien. 

Ce qui les définit, c’est leur baisse de consommation suite à une prise de conscience.

5/ Pescétarien

Un pescétarien ne mange pas d’animaux à l’exception des poissons et des fruits de mer. 

Pour celles et ceux qui souhaitent s’orienter vers un régime et un mode de vie vegan, vous pouvez aussi consulter ces articles : Top 8 des questions sur le véganisme et “Je suis vegan mais ce n’est pas ce que vous croyez“.

Pour échanger et partager, poser vos questions, n’hésitez pas rejoindre notre groupe Facebook privé : ici.

Recette vidéo: des boulettes 100% végétales.

Une bonne idée de recette facile à faire et qui en jette, des boulettes végé réalisées en 15/20 minutes maxi.

Les boulettes végétales : un plat facile, délicieux, et qui fait son petit effet, notamment si vous invitez des fans de viande. 

La recette est simple, les ingrédients ne sont pas difficiles à trouver, y compris en supermarché, et elle ne nécessite pas de matériel particulier.

Accompagnée d’une garniture, c’est un repas complet.

Et nutritionnellement parlant, c’est une excellente recette.

Il y a des céréales (la farine de blé, à choisir de préférence complète pour sa richesse en fibres), des protéines végétales (champignons, chapelure), des fibres et des vitamines (les champignons toujours), du fer et des antioxydants (les herbes et les épices).

Voici donc les ingrédients pour 2 personnes :

  • 350 g de champignons
  • 2 gousses d’ail
  • 2 oignons
  • 1 cuillère à soupe de coriandre, de préférence fraîche
  • 1/2 cuillère à café de muscade
  • 1 cuillère à café de paprika 
  • 1/2 cuillère à café de piment en poudre
  • 1/2 cuillère à café de gingembre
  • 150 g de chapelure 
  • 2 cuillères à soupe de farine complète (ou semi complète).
  • 3 cuillères à soupe de sauce soja (pour corser) 
  • Huile d’olive 

Pour la garniture
500 grammes de tomates cerise ou 2 portions de quinoa.

 Et voilà la recette en vidéo 

Vous pouvez accompagner ces boulettes avec de la ratatouille, des nouilles, du riz , y jeter quelques pois chiches (toujours bien d’ajouter des légumineuses pour leurs apports en fibres et éléments minéraux, notamment le fer et le calcium). 

Vous pouvez aussi faire jouer votre imagination et remplacer la base de la recette – les champignons – par d’autres légumes, patates douces, courgettes, poivrons, potimarron… 

Si vous voulez d’autres savoureuses et simples recettes vegan, vous pouvez aussi retrouver sur alternative-vegan une recette de croque-monsieur veggie et rejoindre le groupe privé d’Alternative vegan sur Facebook, le lien est ici.

D’où vient le mot viande ? Retour sur le « sexisme alimentaire ».

En France, la viande est toujours associée à la masculinité. En clair, c’est une affaire d’homme. Alternative-vegan vous explique pourquoi…

On appelle cela le « sexisme alimentaire » et il se manifeste tous les jours…

Avez-vous remarqué que ce sont toujours les hommes qui font griller la viande sur le barbecue ? Pendant ce temps, les femmes sont cantonnées à préparer les salades …

Aux hommes les steaks et les merguez !

Aux femmes les tomates cerises et les carottes !

C’est cela le « sexisme alimentaire ».

En France tout particulièrement, la viande symbolise la puissance. Dans l’inconscient collectif, celui qui l’ingère est censé acquérir les caractéristiques physiques de l’animal qui a été tué pour le nourrir.

C’est comme ça depuis toujours.

Et c’est particulièrement vrai en France où la viande a étymologiquement une signification particulière.

Le mot viande vient en effet du latin « vivenda », qui signifie « ce qui sert à la vie, ce qui est nécessaire à la vie ». [1]

A l’origine, le terme « vivenda » recouvrait la nourriture dans sa globalité, pain, légumes, riz… Mais au 14ème siècle, et sans que l’on sache vraiment pourquoi, le terme « viande » n’a plus désigné que la chair des animaux terrestres. Et est devenue synonyme de vie….[2]

Il s’agit là d’une spécificité française…

Voilà pourquoi il est beaucoup plus difficile en France ou dans un pays francophone de se priver de viande. Supprimer les aliments carnés, c’est se priver de « ce qui est nécessaire à la vie » . Rien de moins ! Etonnez-vous après, que la plupart d’entre nous aient grandi avec cette certitude qu’on ne peut s’en passer !

Devenir vegan, c’est s’échapper de cette « prison mentale ».

Voici justement une vidéo que j’ai réalisée avec le coach nutrition santé et docteur en recherche environnementale, Jérémie Mercier, qui explique l’étymologie du mot « viande » :  

Si vous voulez accéder à la version longue de cette vidéo où il démonte aussi les impacts santé des produits laitiers rejoignez ici notre groupe Facebook privé.


[1] https://fr.wiktionary.org/wiki/viande
[2] Lire à ce sujet NoSteak d’Aymeric Caron (ed Fayard)

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